Chapitre 33: L'avenir du Soleil Levant.

 
 
Chapitre 33: L'avenir du Soleil levant. 


"Yukiii"


Une douce caresse de chaleur s'était répandue sur le haut de mon visage et se mélangeait parfaitement avec l'océan de couleurs des fleurs qui se dressaient en face de moi. J'adorais celle qui avait une couronne blanche avec un coussin coloré en son centre, même si les autres disent qu'elle est nulle parce qu'on la trouve partout, c'est la plus simple et la plus délicate du jardin. 


Je me cachais derrière l'arbre en face des fleurs et à côtés des buissons piquants. L'énorme planète jaune m'aveuglait presque complètement dorénavant, cette chose qu'on appelle le "soleil". Le "soleil", c'est pas juste comme nom, pour ce truc qui illumine toute la terre en brillant de milles feux, on ne sourit pas quand on le prononce, alors qu'il m'a toujours répété que c'était sa principale raison de sourire, et que tant que cet astre scintillera, il n'arrêterai jamais de le faire. 


J'aimerai que quand il apparaît à travers les méchants brouillards, on dise "oh! C'est le...!" et que les lèvres aillent directement rejoindre leurs amies les oreilles.


"Yukiii, je vais te trouver"


J'entendais ses petits pas frôlant l'herbe aussi bronzée que lui qui se rapprochaient de plus en plus, alors je me mit à quatre pattes pour tenter de rejoindre les buissons sur le côté. Maman m'a dit que je ne devais pas y aller car des couteaux me feraient très mal, mais je n'ai pas encore envie de perdre. Petit à petit, je tourne en tentant d'être aussi discrète qu'un espion. 


Mais ma technique ne marcha pas, à ma grande surprise, il me prit par la taille en riant "Trouvéééée" avant que nous ne basculions en arrière et que je ne vois pendant une minuscule seconde la grande nappe azure qui accueille notre grande lumière. Amortie par son ventre tout fin, je ne ressens pas de douleur, et à son grand sourire, je devine que lui non plus ne s'est pas fait mal.


"je suis nulle à ce jeu.." répétais-je pour la centième fois de l'après-midi.


"Si tu changeais un peu de cachette aussi!"


Il me fit en prononçant ces mots un de ses croissants que j'appréciais tant, et je le lui rendit, ce qui élargit davantage le sien.


"Tu vas revenir hein?" m'assurais-je.


"Oui promis, papa me l'a dit!" 


"C'est nul que tu habites si loin maintenant" lui lançais-je d'une mine boudeuse.


" Ouais. " son sourire se rapetissa. "Mais je me débrouillerais toujours pour te voir, tu le sais!"


"Ouii!" je lui pris la main et frottait mon nez contre son oreille, il fit un gémissement de chatouille. Nous étions allongés dans l'herbe brûlée face au monde, à nous faire dorer la peau. Mes yeux étaient fermés, mais j'étais sûre que les siens l'étaient aussi. 


"Dis Yuki.." commença-t-il.


"Oui?" 


"Tu penses pas que "soleil", c'est nul comme mot?"




                                                   ~~
 

Ce sont par de fébriles frissons désagréables dans la nuque que ma conscience remonte tout doucement à la surface. 
De faibles rayons de chaleurs contrastent étrangement avec cette sensation sur le sommet de mon visage, mais ils sont ensuite rapidement détournés par la douleur que j'éprouve sur les extrémités de mes lèvres. 


Un bandeau. 


Quelqu'un veut m'empêcher de prendre la parole.
Ma tête semble lourde, comme si je venais d'émerger d'une bonne douzaine d'heure où je m'étais assoupie.
Mon cerveau a beau être actif, ma mémoire tarde à reconstituer les éléments qui ont pu me mener à cette situation. Quelques instants après, je réalise, par la brûlure d'un frottement après un geste trop brusque, que mes chevilles et mes poignets sont ligotés également avec je ne saurais dire quoi exactement. 


C'est lorsque que petit à petit je relève mes paupière que le visage de Kyoya basculant sur le sol après avoir subit un grand coup sur le crâne me revint, ainsi que celui du garçon qui me poursuit depuis quelques temps.


Qu'est-ce qui m'a pris? 



Le rêve qui vient de défiler dans ma tête s'évanouit de part et d'autre, et je ne parviens pas à distinguer le visage du garçon à qui je m'adressais, mais je décidais de m'en préoccuper plus tard.


J'observe les alentours de la pièce où je me trouve. Anormalement chaleureuse, la première impression de mes yeux encore faibles est celle d'un dojo. Cette idée se renforce par les fenêtres en papier de riz qui se dressent de chaque côté, jusqu'à une hauteur que je ne peux atteindre, par les couleurs qui ne varient pas davantage que le beige et le marron du bois au par terre, et le grand tapis qui le recouvre presque entièrement. Quelques manuscrits sont inscrits ici et là, mais mes pupilles sont encore trop embuées pour que je parvienne à les déchiffrer. Je ne réussis pas à déterminer d'où provient exactement le soleil qui me caresse la peau, mais si mémoire est correcte, cela signifie qu'un bon nombre d'heures sont passées depuis le moment où ce garçon nous a trouvé, Kyoya et moi, puisque la nuit nous enveloppait lors de nos "retrouvailles".


Oui, ce garçon. Je m'étais préparée sans vraiment comprendre pourquoi à le nommer de cette manière dès les premiers instants où il est apparu, peut-être est-ce à cause de sa voix qui n'était en rien celle d'un homme mûr, cette voix qui semblait chanter plus qu'elle ne parlait lorsque je me la remémore, cette voix qui ne correspond absolument pas à celle d'un psychopathe qui me veut du mal. 
Quoi qu'il pouvait en être, ses traits m'étaient tout à fait inconnus, je n'avais pas la connaissance de son prénom, et je n'avais toujours pas la moindre idée de ce qui pouvait l'amener à me conduire ici et à me ligoter de cette manière. 


Je remarquai peu de temps après que je ne portais absolument plus mes vêtements de la veille. Un semblant de tunique rouge me recouvre le corps, et je devine que sans le peu de soleil présent dans la pièce, je tremblerais de froid.
L'idée que ce cinglé m'ai vu nue me terrifie. Un liquide amer rempli de dégoût tente de s'échapper de ma gorge, mais je le ravale afin de ne pas en sentir l'odeur sur ma poitrine.
Je pu apercevoir mes habits personnels un peu plus loin, entassés dans un coin. Je les pensais être simplement des draps avant de récupérer toute les capacités de ma vision. 
 
Si je ne faisais guère attention au c½ur qui tambourinait dans ma poitrine depuis mon réveil, il était désormais trop violent pour que je tente d'échapper à son bruit sourd résonnant dans mes oreilles beaucoup trop fortement. Après tout, c'est moi qui avait décidé de me rendre afin qu'il fiche enfin la paix aux autres et que ce stress permanent de se faire attraper en pleine rue ou uniquement lorsque le téléphone sonne cesse. Alors je devais immédiatement accepter cette panique qui me rongeait le ventre.
La question qui me brûlait la gorge à l'envie de la hurler était très simple. Je souhaite tout bonnement connaître l'origine de cette haine envers moi qui est totalement inexpliquée, incompréhensive et complètement sortie de nul part il y a moins d'une semaine. 
Mais d'autres questions rattrapait pratiquement l'autre: Où est Kyoya? Qu'est-ce qu'il a bien pu lui faire subir après l'avoir assommé jusqu'à l'évanouissement? 


Des bruit de pas qui vinrent briser le silence extrême me confirmèrent que mes interrogations étaient proches de se compléter de leurs réponses.


Ils provenaient de ma gauche, et je pu rapidement distinguer une silhouette qui désormais m'était familière étant donné ma rencontre avec cette dernière hier soir à travers les fenêtres en papier de riz. 
Il s'arrêta une seconde ou deux devant, immobile. Cette fois-ci, il ne s'était pas donné la peine de transformer sa marche en souffle. Cette fois-ci, il devait se sentir en parfaite sécurité. 
Contrairement à moi, pétrifiée à l'idée de me confronter à lui, je garde le silence tandis que mes yeux se brouillent d'effrois. 


Lorsqu'il fait enfin coulisser la fenêtre, la première chose qui me vient à l'esprit est que ce Dojo doit être plus grand que je ne l'imaginait, car derrière lui les couloirs semblent se multiplier au fur et à mesure que j'observe le décor. 
Doucement, il s'avance à pas lents vers moi, et si je tente de ne pas trahir l'épouvante qui se lirait jusqu'au bout de mes doigts et la sensation désagréable qui se propage dans ma colonne vertébrale lorsqu'il est dans les parages qui semble s'être développée à cause de notre proximité, j'ai l'impression que c'est tout à fait inutile dès que son regard croise le mien. 
Un regard pire que celui que Dashan, un regard qui s'était métamorphosé en parfait analyseur, un regard qui avait l'air d'approfondir chaque détail de chaque pensée qui pouvait me traverser l'esprit, un regard qui me déshabillait complètement sans que je puisse y faire quoi que ce soit. 
Ses cheveux, noirs de jais, se répandaient en pointes multiples sur les côtés de sa tête, ils avaient l'air affreusement épais, mais cela lui donnait un côté élégant qui s'accordait parfaitement avec ce qui me paraissait être un genre de kimono magnifique dont il s'était vêtu. Sa ceinture noire tombante laissait apparaître un matériel de Beyblade, mais ça ne m'étonnait pas du tout.
Sa démarche était gracieuse, et il me fixait toujours avec une extrême intensité. Ses yeux océans était d'une grande beauté eux aussi et étaient assurément assortit à sa tenue. Au fur et à mesure qu'il se rapprochait et que partie par partie j'étudiais le moindre détail qu'il m'était permit de distinguer, l'incompréhension s'emparait de ma personne, plus encore qu'auparavant. 
Il n'avait absolument pas l'air de quelqu'un de malsain, de pervers, de mauvais. Non, il avait l'allure d'une personne tout à fait charmante qui souriait aux gens dans la rue quand il les croisait. Comment était-ce possible? Est-ce réellement lui, ce garçon à l'air adorable et mature, qui veut.. Qui me veut du mal? 


Lorsqu'il ne se trouve plus qu'à quelques mètres de moi, il se rapproche encore davantage, cette fois plus rapidement, tandis que je me sens de plus en plus mal. Maintenant, il est droit comme une flèche devant moi, les jambes croisés, ses yeux dans les miens, avec un éventail dans les mains. 
Je retiens mon souffle. 
Me tête me lance. 


Nous restons ainsi peut-être une minute, une minute où seul le bruit de mon c½ur, de ma respiration et de la sienne sont perceptibles, face à face.


Soudain, il défait son éventail d'un geste vif que dont je n'ai vu que l'ombre, et affolée, à ma grande surprise, il l'approche de son visage peint légèrement, et il me sourit. 


Le garçon: Je vois qu'on est réveillé. 



Chapitre 33: L'avenir du Soleil Levant.



Point de vue de Utau: 


Le ciel commençait à se peindre d'une lueur de crépuscule tandis que nous vagabondions encore et toujours dans ces rues. 


Il ne nous avait pas fallu une éternité pour réaliser pour quelle raison Kyoya s'était levé de sa chaise de cette manière pour se précipiter à l'extérieur. Quelques secondes après, Gingka avait déboulé non moins rapidement de la même manière dans toutes les pièces du studio, et nous avait hurlé que notre chère Yuki manquait à l'appel. 
Quel euphémisme. 


Nous venions tout bonnement de mettre un nom sur celui qui s'amusait à terroriser notre amie quand ceci est arrivé, et je dois avouer que pas un seul d'entre nous n'a de certitude quand à ce qui s'est réellement produit. Est-ce que ce type était entré et ressortit avec Yuki dans les bras? Ou est-ce que cette idiote s'était bel et bien jeté dans la gueule du loup en se prenant pour une héroïne qui veut tenter de sauver la vie de ses très chers amis? Personnellement, je penche pour la deuxième, et ce n'est que la colère d'envisager l'idée que c'est réellement cette raison qui l'a motivé à partir que je tiens debout à l'heure qu'il est, aux côtés de Gingka.


Nous étions à notre tour partit à sa recherche sans vraiment avoir une idée d'où elle avait pu se rendre, et Kyoya ne daignait répondre à aucun de nos message. 
Je pense réellement que le mot "colère" est bien trop faible pour exprimer ce qui bouillonne dans mon thorax. J'ai envie de hurler de fureur contre cette idiote. 


Mes muscles me tirent et ma tête me lance, pas seulement à cause de la fatigue. Je ne suis pas encore remise de la séquestration de l'autre type, je n'ai pas énormément mangé, et cette nuit blanche n'est en rien positive à ma santé, mais malgré les protestations de Madoka, rien n'était envisageable d'autre pour moi que de me lancer à sa recherche. Mes pieds me brûlent, je me suis munie de baskets bien trop petites pour sortir dans la précipitation, et si la pluie s'étant stoppée pour le plus grand plaisir du soleil levant, mes fringues dégoulinaient toujours et me collaient avec dérangement à la peau, tandis que mes cheveux transportaient des fleuves entiers.  


Quand je dévie mes yeux de la lumière perçant le brouillard pour les conduire sur Gingka, je constate sans difficulté qu'il n'est pas dans un meilleur état que moi, mais que sa motivation pour la retrouver est telle qu'il questionne chaque passant dans la rue qui doit émerger du sommeil à peine. C'est plutôt original de se faire attaquer par une touffe rousse paniquée dès que vous sortez de chez vous. Si je lui ai déjà affirmé en hurlant que cela était inutile car ces personnes la veille au soir sont rentrés chez eux, ça ne l'empêche en aucun cas de vérifier, tant qu'il y a un semblant de chance, il y aura toujours de l'espoir. 


Dans une rue qui sort peu à peu de sa torpeur, Gingka se rend toujours en courant dans une boulangerie dont le propriétaire vient d'y insérer la clé. Pendant ce temps, je m'accroupie, je suffoque, je souffle, je respire. J'essaie de ne pas m'écrouler sous l'insupportable image de ce qui pourrait être déjà arrivé, mais c'est comme si elle se glissait dans le bas de mon dos pour remonter petit à petit sur le haut de celui-ci et ainsi ne plus parvenir à la soutenir. Si je n'ai pas la moindre intention de m'effondrer devant Gingka, toutes les émotions possibles et inimaginables ont dansé toute la nuit en mon for intérieur. 


Cette obscurité avait été éternelle. Comme si jamais elle ne s'élèverait du sol, elle s'est avérée tenace et angoissante, mais malgré cela j'avais l'impression que tant qu'elle restait collée au paysage, la chance de retrouver Yuki saine et sauve était grande. Gingka et moi avons parcouru tous les quartiers où nous avions l'habitude de nous rendre avec elle, il s'était rendu à leur parc, j'avais vérifié notre café, un peu plus tard il s'était aventuré vers les fast-food où il avait eu la joie de se rendre en sa compagnie, quant à moi la grande bibliothèque où elle s'était évanouie, et bien d'autres lieux encore. Nous ne nous sommes adressé presque aucun mot durant cette visite nocturne de la ville, si ce n'est pour nous confirmer nos destinations.
Maintenant, cette obscurité avait envahie presque tout mon espoir. 


Je vérifiai mon téléphone pour vérifier si Madoka n'avait pas trouvé quelque chose, mais la boîte de réception affichait un vide depuis hier soir. La caresse de la chaleur me parcourait le front, et j'eu l'envie d'appeler Tsubasa. 


J'étais certaine qu'il n'avait aucun rapport avec tout ceci désormais, mais ses absences répétitives cachaient évidemment quelque chose. Pas une fois nous n'avions eu de ses nouvelles depuis ma dernière "conversation" avec lui, et il ne répondait pas lorsqu'on lui téléphonait la veille, quand on se questionnait sur "est-il fautif?", avec ses disparitions qui apparaissaient beaucoup trop en coïncidence. Allons, voyons, qu'est-ce qu'un garçon qui se donne un air de mystère en permanence pourrait-il préserver, si ce n'est tout sa vie? 


Je me rend sur son contact puis sans vraiment prendre conscience de ce qui va se passer s'il décroche, je l'appelle. 


Je ne suis même pas stressée lorsque les "bips" retentissent, la candeur habituelle qui se met entre lui et moi lorsque nous communiquons est le cadet de mes soucis, et je suis persuadée qu'elle n'apparaîtra même pas si monsieur se donne la peine de refaire surface. 


Evidemment, cela n'arrive pas. Dans les films, c'est lorsque la fille qu'il est censé aimer l'appelle, elle, qu'il est censé se précipiter pour lui répondre, alors qu'il a soigneusement ignoré tous les autres. Le pire, ce sont ces "bips". Ces "bips", c'est une sorte de traduction informatique de " Je distingue bel et bien les lettres de ton prénom qui s'affichent sur mon téléphone,(et d'ailleurs le bruit du vibreur m'enquiquine depuis hier soir, bande d'harceleurs) mais je n'ai aucune envie de t'adresser la parole, je t'emmerde". 


Bon d'accord, il ne prononcerait certainement pas la dernière réplique, mais c'est exactement ce que j'ai envie de rugir à son répondeur manuel. 


Je raccroche et observe les alentours pour distinguer où Gingka se trouve. On a assez perdu de monde pour aujourd'hui. Lorsque sa touffe rousse m'apparaît sortant d'une sorte d'épicerie, je me redresse et le rejoins avec les réserves de forces qu'il me reste. 


Moi: Ca donne quoi tes interrogatoires? 


Il met quelques secondes à me donner une réponse entre deux souffles courts. 


Gingka: Rien pour l'instant. 


Avant que je ne puisse réagir à cette phrase, il fait volte-face pour reprendre là où il en était et se jette presque sur une vielle dame qui doit bien faire 40 centimètres de loin que lui, cheveux compris. 


Moi: Gingkaaa..


Je trottine faiblement jusqu'à lui pour interrompre son entretient avec elle qui a l'air apeurée comme jamais. Lorsque je parviens à leurs côtés, il est en train de décrire le profil physique de Yuki, et la dame tourne inlassablement sa tête de gauche à droite à chacun de ses mots, probablement pour qu'il la laisse en paix, avant même qu'il n'ait terminé. 


Moi: C'est bon madame, excusez-nous du dérangement.


Gingka: Mais qu'est-ce que tu fais?!


La vielle dame s'éloigne à petits pas, inquiète et vérifiant sans cesse derrière elle.


Moi: Ce n'est pas en effrayant les gens que tu vas parvenir à quoi que ce soit imbécile. 


Il fronce les sourcils.


Gingka: De quoi je me mêle? ça fait 20 minutes que tu es assise par terre!


Moi: Je suis certaine que tu es capable de comprendre la raison de mon épuisement! Moi aussi j'ai envie plus que tout au monde de la retrouver, mais ce n'est pas en perdant du temps que..


Gingka: Moi au moins j'essaie, Utau! 


Arborant une expression de fureur que je ne lui ai jamais aperçue et haussant le ton, je reste sans voix quelques instants, avant de répliquer avec la même colère:


Moi: Est-ce que tu insinues que je ne tentes rien?! On a tous les deux passé la nuit à arborer chaque coin de rue Gingka! 


Gingka: Peut-être mais ce n'est pas une raison pour la laisser partir, elle aurait très bien pu la croiser!


Moi: Tu sais pertinemment que c'est impossible, abruti, elle vient de sortir de chez elle! 


Gingka: Tu n'en sais rien, tu était trop fatiguée pour t'en soucier!


Moi: Mais enfin regardes-toi! Tu es dans le même état que moi, tu trembles de tout ton corps! On ne va jamais pouvoir la rejoindre si on y va à l'aveuglette!


Gingka: Qu'est-ce que ça veut dire? Qu'on doit aller dormir en patientant paisiblement que les choses se règlent?!


Moi: Mais on ne peut plus rien faire pour le moment Gingka! Et arrête de hurler!



Gingka: Non je n'arrêterai pas! Je n'arrêterai pas de hurler et je n'arrêterai pas de la chercher ! Je n'arrêterai pas tant qu'elle ne sera pas sous mes yeux, là, devant moi! Et si tu ne comprend même pas ça, c'est juste que t'es complètement conne, ou alors que tu ne tiens pas autant à elle que tu le prétends!


Bouche bée par ses paroles, je me rend compte pour la toute première fois depuis que nous nous sommes rencontré à quel point il est imposant par sa taille. Depuis toujours je l'ai observé de haut, et ici, dans cette petite rue à 5heure du matin, c'est lui qui est dressé devant moi, les yeux remplis de hargne, à deux doigts d'exploser, et pour la toute première fois, je n'ose pas riposter. 


Chapitre 33: L'avenir du Soleil Levant.



Avant que notre discussion ne parte en vrille, mon téléphone se met subitement à sonner, et quand je reconnais les lettres qui forment le prénom de Madoka, je le lance avec précipitation à Gingka, dont la colère s'évanouie en un instant pour me demander de mettre en haut parleur. 


Madoka: "Utau?"


Moi: Oui Madoka! Alors? Est-ce que tu sais où elle est?!


Madoka était restée chez moi pour effectuer des recherches qui pourraient nous être utiles pour parvenir à retrouver la disparue.


Madoka: "Non malheureusement, je n'ai pas pu trouver la moindre trace de Yuki.."


Sa voix, fébrile, reflétait sa tristesse. Je jetais un regard à Gingka, qui ne laissait rien paraître. Je serrais les dents.


Madoka: "Sa toupie et son téléphone sont toujours chez toi Utau, je n'ai aucun moyen de la localiser. J'ai essayé de pirater les diverses caméras de surveillances qui se trouvaient en ville, mais la seule chose que j'ai pu obtenir, c'est quelques mètres où Kyoya détalait à toute vitesse, environ une heure après qu'il ait déguerpit de chez toi."


Moi: Où est-ce que c'était?


Madoka: "Attends, je te dis ça.. C'est vers le carrefour ****, au centre ville. "


Le nom ne m'évoquait rien, et de toute manière cela ne mènerait pas à grand chose. 


Gingka: Ah.. Mais si..


Gingka semblait se creuser la cervelle pour tenter de se remémorer quelque chose, les yeux dans le vide.


Gingka: C'est là-bas qu'elle avait faillit se faire écraser par l'autre. 


Moi: ça n'amène à rien..


Après quelques secondes où aucun de nous trois ne prononce un mot, je les interpelle sur l'identité de celui qui détenait probablement notre Yuki.


Gingka: Ce serait donc Ryutaro hein?..


Ryutaro était vraisemblablement assez réputé au Japon. Les seules fois où j'avais entendu parler de ce type, c'était pour ses dons de voyance et au Beyblade, bien qu'il n'ait pas réalisé de grands exploits non plus. 


Moi: Pourquoi il en aurait après elle? C'est vrai ces dons de voyances? 


Madoka: " Je n'ai pas la moindre idée de pourquoi il pourrait lui en vouloir, car même nous, nous ne sommes absolument pas en mauvais termes avec lui. Gingka et lui se sont rencontrés pour la toute première fois aux sélections du championnat national il y a trois ans environ, et si au commencement il n'avait rien de malsain, il a pendant un petit moment participé à l'organisation qui entretenait la noirceur de la toupie de Ryuga, avant de se rendre compte que ce n'était pas la meilleure chose à faire. Ses dons de voyance sont souvent justes, mais j'ai l'impression qu'ils sont également très flous pour certaines choses, et que ses visions peuvent changer si quelqu'un modifie le destin. Peut-être qu'il a vu quelque chose à propos d'elle."

 
Je me remémore ce que ce type m'avait susurré à l'oreille. "Cette fille va tous vous tuer" 
Or quiconque la connaissait de près se rendait compte qu'elle était même effrayée à l'idée de blesser quelqu'un d'autre. 


C'est ce moment là que choisit le téléphone de Gingka cette fois pour sonner. Il le récupère de sa poche et observe le nom, surpris, me le montre, et décroche sans mettre le haut parleur. C'était Kyoya. Cet appel sonnait comme la dernière chance , j'avais une énorme boule de stress et de panique à l'idée que lui non-plus ne sache pas du tout où elle était. Mes dents claquaient et je tremblais toujours, sûrement étais-je au delà de mes limites. 


Après une longue minute où Gingka écoutait simplement ce que son interlocuteur lui exprimait en faisant quelques pas, il baissa son téléphone d'un air déterminé et lança une description d'un lieu à Madoka.


Moi: Qu'est-ce qui se passe Gingka?! Où est Kyoya?!


Gingka: Il ne le sait pas, mais c'est bien Ryutaro qui est derrière tout ça. Il était avec elle hier soir et il s'est ramené. Celui-ci a complètement négligé de lui retirer son téléphone, il ne voulait pas se faire repérer alors je ne lui ai pas parlé mais il m'a décrit l'endroit autour de lui.


Pour la première fois depuis longtemps, ma poitrine se gonflait d'espoir. Certes, ça ne voulait pas signifier qu'ils étaient au même endroit, mais c'était déjà un début. 
Cet endroit ressemblait fortement à un dojo, mais Madoka n'eu nul besoin de se baser sur ceci. 


Madoka: "J'ai pu localiser le téléphone de Kyoya. J'ai l'adresse." 


Gingka m'attrapa le téléphone des mains et demanda à Madoka d'un ton autoritaire:


Gingka: Envoie nous l'itinéraire, on s'y rend tout de suite.


Madoka: "Ça marche." 




 Une fois celui-ci intercepté par nos smartphones, Gingka se mit en route le premier avec la force et la détermination du début de la nuit dernière, et même si quant à moi je sentais mes forces m'abandonner de plus en plus, je les mettais de côté, repensant aux paroles de Gingka de tout à l'heure. Il n'était pas le moment d'écouter son corps, mais de retrouver notre amie. 


Un seul détail me dérangeait néanmoins. Laisser le téléphone à Kyoya? Si ce type était réellement capable de distinguer l'avenir, j'étais persuadée que rien n'avait été effectué au hasard, et que soit la position de Kyoya était opposée à l'endroit où Ryutaro maintenait Yuki en otage, soit il nous attendait de pieds ferme.



 

Tags : Chapitre 33 ♥ - #Manga#beyblade - Love Youu. ♥

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Comments :

  • Visiteur

    06/05/2018

    J'attends la suite avec impatience Beyblade étant mon anime préféré je suis totalement excité ma théorie se serrait que Ryutaro aurait ''vue l'avenir'' il aurait vue la fille glauque qui ressemble à Yuki tué tout le monde il aurait croiser Yuki par hasard dans la rue et il c'est persuadé que c'était elle même si au dépars je pensais que ce type c'était Doji, enfin voila c’était une théorie continue comme ça c'est génial.

  • Elisa

    16/04/2018

    Waou ! J'adore cette fan-fic ! J'ai hâte de voir la suite !

  • dren-zoey78

    01/04/2018

    oki pas grave, les études c'est plus important après tout! ^^

  • Fan-FictionBeyblade

    31/03/2018

    steanne wrote: "Woaw... Alors, pour le coup, je n'aurais jamais pensé à Ruytaro. Vraiment, je suis tombée de haut et ce n'est qu'en voyant l'image que j'ai vraiment compris que c'était lui (accessoirement, j'avais un peu oublié son existence...).

    Sinon, l'ambiance me plaît toujours. Elle devient de plus en plus angoissante mais c'est assez normale vu la situation. On commence vraiment à en savoir plus sans pour autant avoir toutes les informations nécessaires pour résoudre tous les mystères. L'intrigue est super bien dosée sur ce point-là, je veux toujours en lire plus et essayer de trouver des pistes et hypothèses.

    Après, la situation des personnages, enfin surtout leurs réactions, sont réalistes. Pour Yuki, elle est perdue et essaie de comprendre. Quant à Utau et Gingka, ils paniquent complètement. Ils stressent, font des choses inutiles et se disputent jusqu'à trouver une échappatoire. Je pense que beaucoup auraient réagi comme eux. Ça aussi c'est bien fait, tu ne leur donnes pas tout tout de suite et tout bien préparé. Ils ne peuvent pas s'installer, croiser les jambes et attendre que tout s'arrange sans effort.

    Sinon, moi, je me demande si tout ça n'aurait pas un lien avec cette autre fille qui ressemble (enfin, d'après Gingka, hein...) à Yuki. On n'a pas entendu parler d'elle dans ce chapitre alors on ne sait jamais.

    J'ai hâte de voir la suite ★
    "

    Je promet de la poster dès que j'ai du temps libre, merci pour tous tes compliments ^^

  • Fan-FictionBeyblade

    31/03/2018

    Visiteur wrote: "Enfin j'ai trouvé une histoire avec kyoya qui tombe amoureux d'une fille parce que sur les autres soit c'est en anglais et je comprend rien ou soit il sort avec un garçon et j'aime pas bref sinon j'adore et c'est pour quand la suite parce que j'ai trop hâte de la lire "

    Merci beaucoup ça me fait plaisir ^^ Et pour la suite je suis un peu occupée en ce moment, mais elle ne saurai tarder !

  • Fan-FictionBeyblade

    31/03/2018

    Yuki-chan03 wrote: "J'ai vraiment hâte de voir pourquoi Ryutaro à laissé son téléphone à Kyoya. Parce que c'est évident qu'on ne laisse pas son téléphone à un captif. Sinon, j'ai hâte de lire la suite ! :D (Et de voir Kyoya se jeter à l'eau :p)"

    Héhé mystère :D Je poste la suite dès que je peux, promis ^^

  • Fan-FictionBeyblade

    31/03/2018

    dren-zoey78 wrote: "quand posteras-tu la suite? ^^"

    J'ai des examens très important à préparer, je risque d'être absente un moment, gomen..

  • dren-zoey78

    31/03/2018

    quand posteras-tu la suite? ^^

  • Yuki-chan03

    18/03/2018

    J'ai vraiment hâte de voir pourquoi Ryutaro à laissé son téléphone à Kyoya. Parce que c'est évident qu'on ne laisse pas son téléphone à un captif. Sinon, j'ai hâte de lire la suite ! :D (Et de voir Kyoya se jeter à l'eau :p)

  • Visiteur

    27/02/2018

    Enfin j'ai trouvé une histoire avec kyoya qui tombe amoureux d'une fille parce que sur les autres soit c'est en anglais et je comprend rien ou soit il sort avec un garçon et j'aime pas bref sinon j'adore et c'est pour quand la suite parce que j'ai trop hâte de la lire

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