Chapitre 32: Où es-tu?

 
Chapitre 32:


Point de vue de Utau:


Mes cheveux me chatouillent.


Gingka a ouvert la fenêtre tout en me jetant un petit regard discret pour en avoir l'autorisation, estimant qu'on "étouffait sans cette pièce". Je lui avait répondu par un clignement de paupière, accompagné par un petit geste de la tête qui lui donnait raison. 
Je ne saurai affirmer si c'était à cause de l'humeur massacrante de Kyoya, qui semblait vouloir refuser de se calmer après sa ridicule querelle avec Yuki, ou tout simplement parce que mes lèvres restaient closes et que cela surprenait tout le monde, que l'air venant de dehors semblait transporter dans la pièce une ambiance silencieuse et assez lourde. 
Nous étions tous les quatre dans ma chambre. L'idée qu'autant de monde découvre la pièce où mon intimité est le plus dévoilée me dérange, et j'avoue fixer les posters qui ornent mon mur blanc avec un soupçon de honte. Tous proviennent de magazine people féminins, différentes stars, de diverses nationalités, je n'en connais pas la plupart, mais j'ai le souvenir du moment où je les ai accrochés. J'avais ressentis une satisfaction en recouvrant le mur bien trop blanc, bien trop parfait, bien trop lisse, de toutes ces bêtises qui apportaient de la couleur à la pièce. J'avais emménagé dans ce petit studio l'année dernière, et si c'est la perfection et la propreté de l'appartement qui m'avait séduite, je me suis rapidement retrouvée avec un semblant de vide lorsque j'étais entre les murs de cette pièce, tout particulièrement. Dorénavant, tout cela me semble bien ridicule, mais je pense qu'à cette époque, j'associai la beauté de l'impeccable à Dashan. Mes avis et mes impressions ont parcouru les montagnes russes à son sujet, mais maintenant, ce n'est plus qu'une personne qui a rempli une partie de ma vie de bonheur et qui m'a rendu plus forte par les épreuves que j'ai traversé par sa faute. En bien, en mal, cela ne m'importe pas du tout, mais j'ai changé, et c'est tout ce qui est à retenir. 


Le monde réel m'arrache à ces souvenirs lorsqu'une voix parvint à mes oreilles. Elle intervint comme si l'on me sortait d'une rêverie pour me questionner sur le même sujet qui fait des allers et retours sans s'arrêter depuis quelques temps:


Gingka: Utau.. Est-ce que tu es certaine de l'innocence de Tsubasa?




Je soupire, et lentement, je bascule sur le côté de mon lit, de façon à ne posséder la vision que de l'autre partie de ma chambre, celle opposée à lui et Madoka, avant de lui répéter ce que je me récite tel une devise depuis mon réveil: 


Moi: C'est possible qu'il soit ce.. "mec". Gingka. 


Je ne parviens pas à donner un nom à ce type, maintenant. Parce qu'il est improbable que le mot "psychopathe" sorte de ma bouche dans l'idée que son identité pourrait m'être si chère. Evidemment, pas un individu dans cette pièce ne serait capable de soupçonner cette affection que j'éprouve pour le suspect. 
Mes muscles sont engourdis et mes poignets brûlent comme si l'on m'enfonçait des vis à l'intérieur, tout autour, sans répit. J'ai l'impression de toujours sentir le tissu qui se frottait à ma bouche lorsque j'étais réduite au silence. Pas une seconde je n'ai cru que j'y échapperai, qu'il me laisserait rentrer, que je reverrai les autres. 


Gingka: Quelqu'un a essayé de le joindre?


Madoka lui assure du tac au tac qu'il est actuellement indisponible, étant donné qu'elle tombe sans cesse immédiatement sur son répondeur depuis quelques jours. 


Gingka: Les coïncidences sont tout de même bien grandes.. Dire que j'étais persuadé que son côté sombre avait été totalement exterminé.


Une liqueur de colère me traverse amèrement la poitrine pour remonter jusque dans ma gorge. 


Moi: Tu abandonnes rapidement les autres possibilités pour une personne qui prétend être son ami. 


Quelques secondes de silences suivent ma remarque. Je suis toujours allongée sur le côté opposé de façon à ne pas le voir, mes paupières, lourdes, sont fermées, avant qu'il ne réplique:


Gingka: Tu es la sienne, peut-être?


Je rouvre mes yeux. La luminosité me provoque une vive douleur avant de s'en aller l'instant suivant. Mon regard tombe sur Kyoya, visiblement un peu plus calme et qui a récupéré un semblant de sa sérénité habituelle. 
Heureusement pour Gingka, je n'ai nullement le c½ur de continuer le débat.


Un bruit d'orage retentit, et je me contente de me dire qu'il se suffira de ce bruit comme réponse. Nous savons tous les deux que ce n'est ni le moment ni l'endroit pour s'engueuler, et j'en ai plus qu'assez de débattre sur celui qui me rassurait sur mes anciens démons il y a moins de 48 heures, et sur celui qui est probablement le meilleur ami que chacun dans cette pièce puisse avoir.  C'est assez fou comme le temps qui se déchaîne à l'extérieur correspond parfaitement, à mon avis, à l'état d'esprit de chacun. Le tonnerre semble être la peur qui nous accroche inlassablement au ventre, et toutes ces gouttes de pluies sont les idées qui se mélangent dans nos têtes pour résoudre le problème qui s'oppose à nous. 


Quelques minutes passent sans que rien ne dérange la tranquillité des lieux si ce n'est le bruit des gouttes furieuses qui se jettent sur les fenêtres, et tandis que soudain Madoka et Gingka reprennent le débat de leur propre côté, je remarque un détail, en enroulant mes cheveux emmêlés autour de mon index droit, qui ne m'étais pas apparu auparavant. Un petit dessin. Je passe quelques secondes à analyser les petits traits qui se sont légèrement effacés, avant de conclure sur sa nature:
Un éventail.
Tout à coup, j'observe avec stupeur Kyoya qui se lève subitement de sa chaise de bureau comme une flèche, et qui sort de ma chambre à toute vitesse, sans que quiconque ne saisisse pourquoi et n'ai le temps de le lui demander.
Et durant ces quelques instants de stupeurs, un visage se dresse comme une évidence dans mon esprit, associant chaque détail et liant les éléments entre eux, avec ce petit gribouillis dessiné qui m'apporte une conclusion sur l'identité de tout ce désordre.


                                                     ~~


Point de vue de Kyoya:


Je n'ai pas pris la peine de vérifier si cette idiote était encore dans une quelconque pièce de l'appartement. 
Non.
J'ai pas besoin. 
J'enfile mes chaussures avec précipitation, mon corps agit seul, comme automatiquement. 


Dans quoi est-ce qu'elle veut aller se fourrer cette fois? 


J'ai envie de me convaincre que ce n'est pas possible. Qu'elle n'a à aucune parcelle de seconde, à aucun moment de sa vie, envisagé de commettre une telle bêtise. Lorsque je claque la porte pour me rendre à l'extérieur, je me retrouve rapidement trempé jusqu'aux os, n'ayant même pas pris la temps de me couvrir d'une veste. Je me met à courir le plus rapidement que mes capacités me le permettent, mais le problème, c'est que j'ignore complètement si je suis en train de me gourer de chemin ou si je marche réellement dans sa direction. 


Les autres n'ont peut-être pas réalisé probabilité qu'elle sorte de la maison, mais j'ai immédiatement su que plus personne à part ceux qui se trouvaient dans la même pièce que moi n'était présent dans ce studio. Malheureusement pour Yuki, j'ai l'oreille plus attentive que les autres, ma conscience fait attention à chaque détail, surtout dans la situation où nous sommes. Mais elle a tout de même réussit à ne pas émettre le moindre bruit durant le trajet de la salle de bain à la porte d'entrée, et ça me met terriblement en rogne, bien plus qu'à l'apogée de notre dispute. 


Je me dirige vers le centre ville tout en me questionnant sur l'endroit où elle aurait bien pu se rendre. Ce n'est que lorsque le son de ses pas sur le sol mouillé de dehors a résonné comme une révélation sur ce qui était en train de se produire que j'ai immédiatement foutu le camp de chez la blonde. Et me voilà trempé, à courir comme un fou à travers la ville alors qu'elle pourrait être où bon lui semble.


Est-ce qu'elle a réellement l'intention de se jeter dans la gueule du loup, ce soir, maintenant? J'aurai dû immédiatement deviner qu'elle envisagerait de faire ça à un moment ou à un autre, cette fille est trop gentille, elle est beaucoup trop attentive aux personnes qui l'entourent et ce pourrait être sa perte. Je ne suis pas sensible au froid de la pluie glaciale, le bruit du tonnerre qui gronde au dessus de ma tête n'est qu'un fond sonore insupportable. Je hurle son prénom, peu importe les endroits que je traverse, peu importe si les gens autour de moi me prennent pour un taré, peu importe si les chances pour que ma voix se projette jusqu'à elle sont ridicules. Cela doit bien faire une dizaine de minutes que je m'élance sans réfléchir dans chaque ruelle qui m'apparaît, et je songe aux lieux qu'elle apprécie. Le premier qui me vient à l'esprit est l'hôpital, là où je l'ai croisé une des premières fois, alors que je rendais visite à Ryuga, il y un bon moment déjà. Cela me ramène à notre dispute. 


"Moi: Et alors? T'as une explication à ses absences qui tombent comme par hasard sur la semaine où ce type qui veut ta peau apparaît? Tsubasa a déjà eu des problèmes de noirceur dans sa vie, le monde entier est au courant! Encore une fois, on remercie Ryuga. 

Yuki: Pourquoi tu le cites? "

 
La noirceur qui s'était propagée à l'annonce du prénom de ce type dans le marron de ses yeux m'avait enragé. Jamais auparavant elle n'avait posé sur moi un tel regard, et la douleur dans mon thorax qui s'était enfoncée sans crier gare semblait s'être installée pour un bon moment. Je courrai encore plus vite, comme si cela pouvait me permettre de tout évacuer, toute cette colère contre elle, contre cette fille stupide qui ne se rend pas compte du danger qu'elle court en pleine nuit dans les rues, seule, quand les rues sont presque vides de monde, cette fille stupide qui est ridicule à tenter de protéger ses proches alors qu'elle n'a pas à prendre la responsabilité de la folie de ce type qui la poursuit et qui semble posséder un certain penchant pour l'enfermement et la torture morale qui a poussé sa meilleure amie à perdre le don de la parole alors que c'est la pipelette la plus insupportable de la planète.


Bordel!


Mais où elle est?
Où est-ce que, dans son esprit, elle pourrait rencontrer de nouveau ce type?


Je passe en revue tous les endroits probables pour qu'un nouvel affrontement entre ces deux là puisse se créer. Ça ne mérite même pas qu'on lui attribue ce nom d'ailleurs, car elle n'est nullement capable de l'affronter toute seule, personne n'est capable d'affronter un fantôme qui se cache dans l'ombre et qui hante vos faits et gestes sans arrêt.


Les rues défilent, peu de personnes, mais pas elle. Pas une ne possède sa silhouette, pas une ne possède sa maladresse légendaire. Je jette, lorsque je passe devant, un coup d'½il dans les vitrines des boutiques, des restaurants, des bars, des cafés, un rapide coup d'½il analyseur sans aucun succès. 


Où est-elle..


Je m'apprête à traverser un passage piéton lorsqu'une voiture surgit pour me couper la route. Je recule de quelques pas quand je me rend compte que c'est elle qui a la priorité et que c'est effectivement moi qui surgit de nul part. C'est pas possible.. 
Je profite du passage des voitures pour reprendre un semblant de souffle.
Et évidemment, c'est avec ça que la plus grande probabilité de sa cachette qui doit la révéler aux yeux de son agresseur surgit en gros caractère dans mon esprit.


Le carrefour de la dernière fois, juste à côté du fast food où je les avais rejoins, avec Gingka.
Celui où elle a manqué de se faire écraser. 


Mais quelle idiote.


Je repars en sens inverse, avec encore plus de rapidité que je ne m'en serais cru capable, puisant dans des ressources que je ne soupçonnais même pas, manquant de glisser à plusieurs reprises à cause de la route glissante, bousculant toutes les masses noires qui se mettent en travers de mon chemin. Je suis persuadé qu'elle s'est rendue là-bas, mais y sera-t-elle encore? 
C'est uniquement à cet instant que je réalise de ma bêtise d'être partit sans avertir les autres de ce qui se passait. On aurait pu la retrouver bien plus rapidement. Mais après tout, ils ont bien remarqué que j'avais déguerpis parce que quelque chose n'allait pas, alors peut-être qu'ils sont également à sa recherche. 
J'ai de plus en plus de difficultés à distinguer les éléments autour de moi, au fur et à mesure de ma course, je croise de moins en moins de personne, probablement parce qu'à cette heure-ci les gens ont hâte de rentrer chez eux afin de se réchauffer et de retrouver leur famille devant un bon repas et la télévision. 


Je t'en prie, ne te fais pas prendre.. ne fais pas cette erreur, on va trouver une autre solution. Bordel, est-ce que c'est si difficile d'accepter la possibilité de rester en vie pour toi? 


Le souffle me manque et des tâches noires se forment dans ma vision, rajoutant à l'obscurité de la nuit. Je m'en moque, c'est la dernière de mes préoccupation. 


J'y suis enfin.




Chapitre 32: Où es-tu?







Je la cherche désespérément du regard, je l'appelle, je crie, je hurle son nom, espérant qu'il n'est pas trop tard, je passe au peigne fin chaque personne aux alentours qui me regardent avec de gros yeux. Aucune n'a les siens. Où sont ces foutus yeux marrons que je croise sans cesse par hasard? Pourquoi c'est toujours lorsque la situation n'est pas désastreuse que l'on rencontre la personne qu'on cherche? 


J'observe attentivement malgré les troubles de ma vision chaque personne qui traverse ce maudit passage piéton, et me surprend à vérifier qu'aucun corps n'a été renversé, alors que c'est ridicule et impossible quand l'endroit est aussi calme. 


Durant un temps que je ne saurais déterminer, je fais le tour des environs, je continue de l'appeler, sans aucun résultat. 


J'ai terriblement envie de frapper quelque chose, et lorsqu'un homme me somme de stopper mes hurlements incessants, je manque de lui sauter dessus, mais il s'éloigne avec prudence à reculons lorsque nos regards se croisent. 
J'ai du mal à respirer, je manque de souffle, mais je tente tout de même de rassembler mes esprits. Elle n'est pas vers ce carrefour. Si elle n'est pas vers ce carrefour, je dois renoncer à l'idée d'être arrivé à temps. C'est la dernière chose que j'ai envie de faire, et la rage qui m'envahie est inimaginable. Le tonnerre retentit et crée durant quelques fractions de seconde une vive luminosité qui me permet de découvrir un bâtiment qu'il ne m'était pas venu à l'idée d'explorer. Au total manque d'hygiène des lieux et des dégâts visibles lorsque je rentre, je réalise rapidement qu'il est abandonné. Cela semble être un hôtel, à en juger par l'énorme meuble fracassé qui subsiste devant un mur où sont encore fixés des crochets, probablement pour y poser les clés des chambres, autrefois. Je ne tarde pas à découvrir l'étage, et monte avec une extrême précaution les marches qui semblent sur le point de se briser sous mes pieds à tout moment et qui émettent des bruits de craquement insupportables. Le papier-peint est totalement pourrit par l'humidité et je retrouve ma main qui se tenait à celui-ci pour monter pleine de poussière et avec de légers morceaux qui se décollent en même temps. 


Une fois arrivé à l'étage, je vérifie qu'il n'y en a pas d'autre, et je parcours des yeux rapidement la grande pièce qui sert de sortie à 5 chambres différentes. Le seul bruit qui se fait entendre sont mes pas sur le sol horriblement sale, et peut-être celui de quelques rongeurs qui semblent faire leurs affaires. J'ouvre la première chambre qui s'offre à moi en poussant délicatement la poignée de la porte de celle-ci. Il n'y a rien à observer dans la pièce, si ce n'est une minuscule table de nuit et ce qui semble être le reste d'un sommier de matelas. 
La seconde chambre ne donne guère plus de résultat, avec pour seule différence un couple de rongeur qui dès que j'ouvre la porte s'enfuit entre mes jambes. J'ai de plus en plus de mal à retenir mon souffle, mais je tente de faire le moins de bruit, malgré mon terrible besoin de le reprendre après avoir tant couru. L'espoir reste au creux de ma gorge, mais diminue à la découverte de la troisième chambre, vide également,encore similaire, avec une fenêtre qui donne sur la rue et cette fichue table de nuit abandonnée. 
Combien de temps tout cela va-t-il durer encore? Merde à la fin..


Je m'approche de la fenêtre, en jetant un coup d'½il sur la rue pour vérifier si elle ne s'y trouve toujours pas. Toujours personne. Pas la moindre trace d'une grande brune au visage inquiet. 
Elle n'a pas le droit de nous infliger ça. Non. Elle n'a pas ce droit, pas le droit de décider de tout foutre en l'air au détriment de ce que peuvent ressentir les autres. Je ne peux pas l'accepter. Cette idiote va revenir chez elle, chez Madoka, à l'hôpital, chez la blonde, où elle voudra, quand je la retrouverai. 
Mais mes chances que cela se réalise se réduisent considérablement lorsque j'explore la quatrième, puis la cinquième chambre. Un grand vide m'accueille. Je serre les poings tellement fort que la faible lumière de la pièce me permet d'observer le sang sur le bout de mes doigts. 


Mais ce n'est pas la seule chose que je découvre.


Un son. Il parvient à peine à mes oreilles.


Un son rempli de douceur et de timidité. 


C'est elle. J'en suis persuadé. 


Et elle vient d'en bas. 


Je descend à toute vitesse, ne me méfiant guère cette fois du bruit assourdissant des marches grinçantes de l'escalier, je manque de me ramasser sur le sol dans les deux dernières marches car mes pieds s'emmêlent, et c'est lorsque je suis nez à nez avec le mur qui longe l'escalier, en bas, sur le côté, que je réalise l'existence d'une porte. 
Sa voix chantonne doucement quelque chose. 
J'ai la poitrine lourde. Ce son fait vibrer les cordes de mon c½ur.


J'ouvre la porte brusquement et son ombre est directement captée par mon regard, devant la fenêtre, assise, elle a les cheveux attachés et des écouteurs dans les oreilles.


Quelle fille stupide!


Je reste là quelques secondes à la regarder sans qu'elle ne me remarque, me demandant si je dois me réjouir de la retrouver ou lui attribuer un flot d'insultes dont elle ne connaîtra même pas le sens, jusqu'à ce que sa tête se tourne, qu'elle émet un grand sursaut de terreur, et que ses yeux se remplissent de culpabilité. 


Yuki: Kyoya?


Elle retire ses écouteurs avec précipitation, paniquée. 


Moi: Qui d'autre? Idiote.


Yuki: Mais comment..


Moi: Idiote.


Je m'approche d'elle à pas lent, le regard baissé.


Moi: t'es vraiment stupide.


Yuki: Écoutes, je.. 


Moi: La ferme, t'as compris? 


J'ai la sensation de respirer à nouveau, mais mes forces m'abandonnent lorsque je suis près d'elle, et je m'accroupis. Toute la fatigue accumulée depuis le début semble se déverser sur mon corps entier, et je sens le poids de ma poitrine qui était trop lourd à porter s'envoler trop rapidement pour que je contrôle mes gestes.


Yuki: Je dois absolument faire quelque chose pour arrêter ce type, il faut que tu t'e..


Kyoya: Je t'ai dit de te taire. Compris?


Je lui attrape la tête et la pose dans le creux de mon cou. Je descend mes mains sur le haut de son dos, et je la serre fort comme jamais je n'ai tenu quelqu'un dans mes bras.


Chapitre 32: Où es-tu?





Plus un mot n'est prononcé. Je ne manque pas de constater qu'elle retient son souffle, tandis que je récupère le mien avec son odeur. On dirait de la fraise, en tout cas quelque chose de sucré, de rouge. 
Je n'ai pas l'intention de me dégager de sitôt. 


Nous restons ainsi durant de longues minutes, sans qu'aucun de nous deux ne bouge. Nos respirations remplissent le silence. 


Je finis par me dégager, pour la laisser respirer. Je ne suis pas gêné le moins du monde, mais je remarque sur ses joues la même couleur à laquelle son parfum m'a fait pensé, et je souris doucement à l'idée de l'avoir embarrassé. 


Ce moment est interrompu par une soudaine douleur que je ressens sur l'arrière de ma tête. Elle est trop forte, trop brusque. Rapidement, ma vision de brouille presque totalement, et la dernière chose qu'il m'est permit de voir à travers une vue floue et avec un mal de tête insupportable, c'est le sourire de ce type. Un cri de Yuki retentit.


Un type que je connais très bien.


Tags : #Manga#beyblade - Love Youu. ♥ - #Chapitre 32 ♥

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Comments :

  • Fan-FictionBeyblade

    27/01/2018

    OuterYuna wrote: "J'ai hâte de voir la suite ^^"

    Pour bientôt ^^

  • Fan-FictionBeyblade

    27/01/2018

    Visiteur wrote: "Parfait ! Vraiment parfait ! Je trouve que c'est dommage que Tsubasa et Ryuga ne soient pas rapprochés car je pense que lui et Kenta sont les deux personnes qui le connaissent le mieux vu leurs passés dans la série.
    Cependant tous tes personnages sont supers, tu écris très bien, vraiment bravo !
    "

    Merci beaucoup pour tous tes compliments, c'est très gentil ! En revanche je ne suis pas certaine de te comprendre pour la relation Tsubasa-Ryuga, étant donné que ce dernier est dans le coma, ces deux-là n'auraient pas pu se rapprocher davantage qu'ils le sont dans la série originale ^^

  • Visiteur

    21/01/2018

    Parfait ! Vraiment parfait ! Je trouve que c'est dommage que Tsubasa et Ryuga ne soient pas rapprochés car je pense que lui et Kenta sont les deux personnes qui le connaissent le mieux vu leurs passés dans la série.
    Cependant tous tes personnages sont supers, tu écris très bien, vraiment bravo !

  • OuterYuna

    21/01/2018

    J'ai hâte de voir la suite ^^

  • Fan-FictionBeyblade

    23/12/2017

    steanne wrote: "Pourquoi tu finis systématiquement par un suspense de ce genre !! C'est pas vrai, il fallait que le chapitre se termine là-dessus, c'étais vraiment nécessaire ?!

    Hum... à part ça, j'ai vraiment beaucoup aimé ce chapitre ! Le fait qu'on ne sache pas où Yuki soit parti à travers son point de vue 'a un peu surprise mais j'ai trouvé que c'était plus intéressant de cette manière. C'était tellement adorable et mignon les pensées et les actions de Kyoya. Il semblait au bord du désespoir mais ça rendait la scène encore plus touchante. Et bien sûr, c'est le moment que je choisis le potentiel psychopathe pour arriver !

    Sinon, pour en revenir au début du chapitre, je trouve vraiment qu' Utau est restée fidèle à elle-même. En dehors du fait qu'elle parle moins, elle se tourne, évite de dire ce qui pourrait la blesser et garde une attitude assez fière et à l'apparence forte. Elle est vraiment l'un des personnages que j'adore le plus (déjà que je l'aimais bien dans sa série originale mais là, c'est vraiment un coup de c½ur). Bon à coté, il y a eu Gingka qui a vraiment été dur avec elle, j'ai vraiment été surprise de ce qu'il lui a dit...

    J'ai vraiment hâte de voir la suite en tout cas !
    "

    Je suis désolée j'adore les fins comme ça :D

    Contente que tu ai aimé! C'était écrit avec le point de vue 'de Yuki à la base, mais je n'aimais pas et j'ai tout réécris ^^ Oui c'est vrai que notre Kyoya pourrait devenir un joli coeur... Ma spécialité, c'est de gâcher les moments agréables je crois haha !

    Oh ça me fait plaisir, c'est toujours un vrai bonheur de l'utiliser de toute manière :) Quand à Gingka, je pense qu'avec la situation plutôt tendue + le fait qu'il n'aime pas beaucoup Utau + la pique de cette dernière, il perd un peu de son calme ;)

    J'espère pour bientôt..

  • Fan-FictionBeyblade

    23/12/2017

    jesuismoiiiiii wrote: "ouaiiiiiiiiiis! on VA ENFIN connaitre qui sait le malade qui les suit comme ça!!! j'espère que Kyoya pourra le défoncer!! je me répète mais g trop hate pour la chapitre suivant!!! enfin bref TRES TRES BON CHAPITRE!"

    Haha oui c'est vrai que ça traîne un peu ^^ Merci beaucouuuuuup !

  • Fan-FictionBeyblade

    23/12/2017

    Yuki-chan03 wrote: "C'est vraiment formidable comme chapitre !😀 Et Kyoya qui est tellement mignon à s'inquiéter pour Yuki. Et il l'a pris dans ses bras ! 😍C'est chou. Attends un peu que je sache qui a frappé Kyoya et a interrompu ce moment si parfait. Il va passer un mauvais quart d'heure !😡
    Je crois que le message est passé: j'ai adoré ce chapitre.😊
    "

    Contente qu'il t'ai plû! Haha oui :)
    Mdrrrr j'imagine que tu aimerai bien !

  • Fan-FictionBeyblade

    23/12/2017

    Nicori wrote: "Hein? Quoi? Ryutaro? Ce serait lui? C'est ça que tu veux dire avec l'éventail? Mais et Tsubasa dans tout ça? Bon, remarque, Ryutaro a des pouvoirs multi-dimensionnels et c'est surement pour ça que tu l'as choisi: pour que Yuki aie accès à Ryuga dasn une dimension parallèle. il fallait y penser!

    Sinon c'est un bon chapitre. Le point de vue de Kyoya était vraiment génial! Encore un tout petit peu rapide pour les description mais les sentiments sont justes. Pour moi, c'était un bon chapitre!

    Juste un petit bémol: le terme "gourer" m'a dérangé. Il n'était pas necessaire d'être aussi familier à ce moment là. Mais les "bordel" étaient bien placés et de circonstances. Le tout est de faire attention aux registres et à leurs enchaînements.
    "

    Je sais pas ^^

    Merci beaucoup, j’appréhendais que tu le valide ou non, étant donné que je ne le maîtrise pas très bien ^^

    Pas de problème, je ferai plus attention!

  • Fan-FictionBeyblade

    23/12/2017

    Ouran-highSchoolFic wrote: "Un très bon chapitre que j'attendais avec impatience ! Un éventail? Si c'est pour les connaisseurs de Beyblade que ce détail a été donné, je pense comprendre l'identité, mais j'ai des gros doutes.. Tu vas me tuer avec tes fins sérieusement, c'est pas possible!! On ne touche pas à Kyoya!!"

    Merci ! Peut-être, peut-être pas :) Haha désoléééé :D

  • steanne

    23/12/2017

    Pourquoi tu finis systématiquement par un suspense de ce genre !! C'est pas vrai, il fallait que le chapitre se termine là-dessus, c'étais vraiment nécessaire ?!

    Hum... à part ça, j'ai vraiment beaucoup aimé ce chapitre ! Le fait qu'on ne sache pas où Yuki soit parti à travers son point de vue 'a un peu surprise mais j'ai trouvé que c'était plus intéressant de cette manière. C'était tellement adorable et mignon les pensées et les actions de Kyoya. Il semblait au bord du désespoir mais ça rendait la scène encore plus touchante. Et bien sûr, c'est le moment que je choisis le potentiel psychopathe pour arriver !

    Sinon, pour en revenir au début du chapitre, je trouve vraiment qu' Utau est restée fidèle à elle-même. En dehors du fait qu'elle parle moins, elle se tourne, évite de dire ce qui pourrait la blesser et garde une attitude assez fière et à l'apparence forte. Elle est vraiment l'un des personnages que j'adore le plus (déjà que je l'aimais bien dans sa série originale mais là, c'est vraiment un coup de c½ur). Bon à coté, il y a eu Gingka qui a vraiment été dur avec elle, j'ai vraiment été surprise de ce qu'il lui a dit...

    J'ai vraiment hâte de voir la suite en tout cas !

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