Chapitre 30: Près de vous.

Chapitre 30: Près de vous. 




Kyoya: Je peux savoir ce qui vient de se passer à l'instant? 


Kyoya me tourne le dos. les mains dans les poches et montre clairement sa désapprobation à me surveiller pour le reste de la journée, alors qu'il devait certainement être libre et avoir des choses bien plus importantes à faire. En tout cas, c'est ce que son expression que je vois d'un quart affiche. 


Moi: Je ne sais pas. 


En réalité, je sais exactement ce qui vient de se passer. Gingka vient de m'arranger un espèce de rendez-vous avec Kyoya, malgré le fait que ses sentiments sont totalement contraires à cette idée. J'aurais évidemment dû le voir venir. Tous les petits gestes qu'il a répété du studio d'Utau jusqu'ici me donnaient clairement des indices sur ce qu'il prévoyait de faire. Mais une fois de plus je suis restée bloquée dans mon petit monde et je n'ai absolument rien capté, même au fur et à mesure. Je suis persuadée que Utau se moquera de moi quand je le lui expliquerai, et elle aura raison, je n'ai pas du tout été maligne sur ce point. Même moi à cet instant précis, j'ai juste envie de me moquer de ma personne. 


Moi: Que t'as-t-il raconté pour que tu viennes ici, si tu n'étais pas au courant? 


Il dégage la terre beige qui se trouve sous ses pieds en lançant de faibles petits coups de pieds. J'ai le c½ur qui bat beaucoup trop vite, et je ne sais si je dois me réjouir de cette rencontre ou bien le contraire. 


Kyoya: Qu'il voulait un combat. 


Evidemment, cela l'avait fait se déplacer immédiatement. Gingka connaît, non, on connaît tous cette faiblesse d'esprit chez Kyoya. Quand il s'agit de Beyblade, surtout contre notre ami le rouquin, il ne répond plus de lui-même. 


Moi: Et ça ne t'as pas étonné que le lieu de rendez-vous soit ici? 


Kyoya: La ferme.. Qu'importe l'endroit, je refuse jamais de me battre. Alors j'ai pas réfléchis. 


J'ai horriblement envie de profiter de la situation et de me moquer de lui pour détendre l'atmosphère, mais le souvenir de notre dernière rencontre me revient en mémoire, ce qui me stoppe tout envie de rire. Il m'a sauvé la vie, pour ensuite me hurler que j'étais une incapable. A vrai dire, je ne suis pas certaine d'avoir la légitimité de me permettre d'être fâchée contre lui. Après tout, c'est normal, n'importe qui observant une personne qui reste immobile face à une voiture qui lui fonce dessus s'énerverait que la personne ne bouge pas d'un poil. Mais comprendrait-il que j'étais complètement paralysée par la peur, la surprise? 


Kyoya: Une course.. Et puis quoi encore? 


Je dois admettre que l'excuse de Gingka est loin d'être crédible, mais j'imagine qu'avec tout ce qu'il avait prévu de faire à l'avance, c'est la seule idée qui lui soit sortie de la tête. Je suis encore touchée par le discours qu'il m'a donné, à la fois si similaire et si différent des autres. 


Je crois que je rêve d'un amour qui n'existe pas.


Te doutes-tu Gingka, que tu es loin d'être le seul à te répéter cela?


Pourtant, cela clos totalement le semblant de romance qu'il avait pu espérer ou s'imaginer. Je suis persuadée qu'un jour il trouvera une personne qui sache chérir toutes ces qualités que ce garçon possède et qui rendent heureux les gens qui l'entourent, avec amour, et d'une bien meilleure manière que la mienne. Quelqu'un qui pourra partager ces sentiments si forts qu'il est capable d'éprouver pour la fille qu'il aime. Cela me rend triste qu'il soit forcé de partir pour réussir à tourner la page, mais c'est obligatoire. Je m'en rend complètement compte, car même si cet élan de générosité qu'il nous a montré aujourd'hui était un geste admirable de sa part, je le connais, et je l'ai vu. Elle était à peine visible, mais cette tristesse qu'il cache désormais au plus profond de lui pour nous donner une "chance" était bel et bien présente.


Moi: Tu peux partir si ça te gène. Je veux pas être un poids. 


Je suis consciente qu'avec cela je désobéis carrément à ce système de garde du corps qu'on installé Madoka Gingka et Utau, mais la sensation de le déranger est bien plus désagréable qu'auparavant, et je crois que je ne suis pas capable de supporter ça toute une journée.


Kyoya: C'est bon. J'ai pas vraiment le choix de toute façon, et puis t'es quand même dans une sacrée galère. 


Moi: Tu en es sûr? 
 
Sa façon de formuler sa phrase était un peu maladroite, mais elle me rassure, et lui fait preuve de compréhension. Ce qui est assez rare après tout, de sa part.


Kyoya: Oui, mais je tiens à clarifier les choses. 


Pendant un instant, j'ai peur de ce qu'il va m'annoncer. Mais il me lance:


Kyoya: Je n'ai aucune, mais alors aucune intention de m'excuser pour la dernière fois. 


Il parle de la voiture.


Moi: Kyoya, je n'ai pas réalisé ce qui m'arrivais, personne n'aurait été capable de bouger à ma place!


Kyoya: Détrompes-toi. Tout le monde n'a pas un sens de réaction aussi lent que le tient.
 
 
Il m'énerve.


Moi: Oui, et tout le monde n'a pas un psychopathe à ses trousses!


Kyoya: Raison de plus, t'aurais dû te méfier davantage. Tu n'as aucune excuse Yuki, si j'avais pas été présent, tu serais morte. 


Je serre les poings, toujours assise sur mon banc. D'un côté, il n'a pas tort. Mais je ne contrôlais plus rien à ce moment précis. Et ça me rend dingue qu'il n'ait pas la capacité de se mettre à ma place. 


Moi: J'en suis consciente et je t'en remercie, mais..


Kyoya: Je vais être clair, tu n'es pas assez attentive, et ça a faillit te coûter la vie. Voilà, fin de l'histoire. Je n'ai aucun tort.


Moi: Pourquoi est-ce que tu n'essaie pas de te placer de mon point de vue?! Ok tu as peut-être des réflexes plus grands que ceux des autres, mais vous étiez chargés de me protéger, si tu n'avais pas distrait Gingka, rien ne serait arrivé!


Quand ces mots sortent de ma bouche, j'ai conscience que je suis allée un peu trop loin. Je place mes mains sur mon visage, et avec les ombres, même si je ne le distingue pas clairement, je devine qu'il s'est retourné. Il exécute quelques pas pour se rapprocher, et de toute évidence, je m'attend à un "Sale ingrate" "le monde ne tourne pas autour de toi", ou quelque chose du genre. 
Sans que je comprenne ce qui se passe, il jette un coup de pied violent dans le banc, et j'ai peur quelques secondes qu'il ne le brise. Quand je dégage mon visage de mes mains, il est à nouveau de trois quart dos à moi, le regard abaissé vers le sol. Dis moi quelque chose, cries-moi dessus, fais-moi la morale, mais je t'en prie, ne garde pas le silence comme ça. C'est encore pire que toutes les disputes que nous avons eus. 


Nous restons ainsi quelques secondes, peut-être même quelques minutes, je n'ai aucune notion du temps, il me paraît tout simplement extrêmement long, en silence. J'ai désormais du mal à le distinguer à cause du soleil qui crée un contre jour avec sa silhouette, mais lorsqu'il se retourne pour enfin me faire face, je peux facilement trouver dans cette ombre le bleu de ses yeux agressifs. Les mains dans ses poches, il referme ses paupières, soupire, puis me tend la main. 


Kyoya: Je suis désolé. Tu as raison. 


Ma surprise est comparable à la vitesse de mon coeur qui augmente considérablement. 


Moi: Non... Là c'est moi qui suis désolée, je suis allée trop loin..


Kyoya: C'est bon. Allez viens. 


Cette scène me rappelle la toute première fois où j'ai tenu sa main, au fastfood, lorsque je me suis rendue compte que je n'avais aucun problème de contact physique avec lui contrairement à tous les autres que j'ai pu toucher une seule fois dans ma vie. 
Doucement, j'attrape sa main,qui me soulève de toute sa force encore une fois, pour me dégager de ce banc. J'entend tellement mon coeur dans mes oreilles, je le sens battre de partout, que pendant quelques instants, j'ai la sensation qu'il peut le sentir lorsque nos mains sont en contact. Nos yeux sont dirigés l'un vers l'autres, et nos mains ne se lâchent pas immédiatement, comme la dernière fois. Ce n'est que lorsqu'il se retourne de nouveau qu'il dessert son emprise, doigt par doigt, lentement. Pourquoi ce moment m'as-t-il parût si long, et à la fois si court?


Chapitre 30: Près de vous.





Lorsque nous n'avons plus aucun contact, mon corps semble ne plus répondre de soi-même. J'ai les joues en feu, et mes jambes tremblent. 


Moi: Kyoya?


Pourquoi se met-il dos à moi? 


Moi: Je..


Es-t-il dans le même état que moi? Je veux savoir. Je veux tout savoir de lui. Comment me perçoit-il? Suis-je juste une amie de Gingka, une connaissance qu'il est obligé de croiser, comme si semble vouloir me le faire croire? Est-ce qu'il a ressentis un tant sois peu la même chose que moi lorsque nos mains sont entrées en contact aujourd'hui? Qu'aime-t-il? Quelles sont ses passions, à part le Beyblade? Pourquoi ses yeux sont-ils sans cesses remplis de haine ou de tristesse? Me laisserait-il un jour découvrir d'autres facettes de lui, qu'il n'a jamais dévoilé à qui que ce soit? 


Malheureusement, le charme de ces dernière minutes se romps. Quelques fois, je maudis la technologie de permettre à n'importe qui à n'importe quel moment de pouvoir nous joindre avec cette chose que le monde surnomme "téléphone". Je n'ai pas l'intention de répondre, mais Kyoya se décide enfin à se retourner, pour me jeter :"Bah alors? C'est peut-être important, idiote". Sa réplique était à mon goût bien trop agressive sur le coup, mais ne trouvant rien d'intelligent à répliquer ou une bonne raison qui m'empêcherait de décrocher, je soupire et farfouille mon sac à la recherche de ce fichu engin. De toute manière, tout le courage qui m'étais parvenu d'un seul coup pour faire part de mes sentiments à son égard s'est évaporé de la même façon qu'il est arrivé. 
Une fois la main dessus, j'observe attentivement le numéro qui s'affiche sur mon écran. Il n'est pas masqué, ce qui veut peut-être signifier que ce n'est pas mon harceleur, mais en décrochant, j'ai tout de même la boule au ventre en lançant mon "allô?". 


- : Yuki. Ça fait bien longtemps.


Cette voix ne m'est absolument pas inconnue, et je suis certaine que ce n'est pas celle du psychopathe, pourtant elle semble si lointaine dans mes souvenirs que je ne suis pas capable de la reconnaître immédiatement.


Moi: Qui est à l'appareil? 


- : Je vais finir par me vexer Yuki.. Ça fait même pas une semaine que nous ne sommes plus parmi vous, et tu as déjà oublié ma voix?

 
Une semaine?
Soudain, un visage se superpose avec la voix de mon interlocuteur. 


Moi: Dashan?!


Kyoya: Hein?


Dashan: Eh bien, ce n'est pas trop tôt.


Kyoya: Pourquoi est-ce que ce type t'appelle?


Dashan: C'est Kyoya que j'entend derrière? Je dérange peut-être? 


J'ai beau être certainement à des centaines de kilomètres de lui, je suis prête à parier qu'il est en train de sourire contre le combiné. 


Moi: Non c'est bon.. Qu'est-ce que tu veux Dashan? Tu devais couper tout contact avec nous..


Je m'éloigne de Kyoya, qui s'est assis sur le banc où j'étais il y a encore quelques minutes. 


Moi: Si c'est pour parler à Utau, tu peux rêv..


Dashan: Yuki, je tiens ma promesse, je ne la contacterai plus. Et si j'ai tenté de me racheter auprès d'Utau pour ce que je lui ai fait subir en effectuant des recherches sur ce qui lui restait comme famille afin qu'elle ne soit plus une orpheline, je n'ai absolument rien fait pour m'excuser auprès de toi.


Moi: C'est bon, c'est du passé et je n'y pense plus. 


Dashan: Tu es certaines? Sais-tu qu'avec notre réseau de communication vieux de plus de 4000 ans, nous avons accès à des informations uniques en leurs genre?



Moi: J'ai cru comprendre, mais je ne vois pas où tu veux en venir.


Dashan: C'est pourtant simple. J'ai organisé des recherches sur toi.


Je suis ahurie.


Moi: Pardon?


Dashan: Quoi? Il y a des problèmes de réseau au Japon, tu ne m'entends pas clairement? 


Moi: Je t'entend parfaitement Dashan. Mais.. Euh.. Tu n'étais pas obligé de faire ça.. Enfin, je veux dire.. Qu'as-tu découvert?!


Décidément aujourd'hui, les surprises s'enchaînent, et chacun semble exécuter sa bonne action de la journée. Mais celle-ci me surprend bien plus que toutes celles qu'on a pu me faire au cours de ma (courte) vie, et je n'ai jamais stressé autant lors d'un appel. A-t-il découvert d'où je venais? l'origine de ma mission? Je suis tellement stressée que lorsqu'il marque une pause, certainement pour m'agacer en créant un semblant de suspens, j'ai la fâcheuse envie de hurler dans le téléphone pour qu'il me révèle tout ce dont il est au courant à mon propos que je ne sais pas encore.  


Moi: Dashan, s'il te plaît..


Dashan: C'est bon, c'est bon..


Je jette un coup d'oeil à Kyoya, qui lui semble totalement se ficher de la conversation que j'entretiens, les yeux fermés, les bras croisés. 


Dashan: En fait, je me suis donné la tâche de déceler d'où provenait ton trouble de la mémoire. Et c'est ainsi que j'ai constaté de multiples problèmes qui aurait pu mener à ce trou noir qui t'empêche de te remémorer quoi que ce soit sur ton identité, mis à part ton nom. D'ailleurs, parlons-en de ton nom. L'as-tu inventé ou le connaissais tu en t'éveillant de cette "météorite".


Moi: Ni l'un ni l'autre. Une.. voix, me l'a indiqué, ainsi que ce que je devais accomplir. 


Quelques instants, il miroite, avant de reprendre:


Dashan: Je n'ai pas encore d'explication à cette mystérieuse voix, mais pour ton cas, je me suis récemment dégoté un vieux manuscrit assez rare, et plutôt bizarre en son genre.
 
Moi: En quoi me concerne-t-il?


Dashan: J'y viens. C'est horriblement mal écrit, à peine déchiffrable, mais on a réussit à traduire quelques mots de ces pages certainement plus vielles que notre temple. En réalité, seulement deux. "Mémoire", "Sacrifice", "Feu", "libre". Alors tu dois certainement te demander de quelle manière je suis arrivé sur ce bouquin, et bien c'est tout simplement le plus vieux livre d'histoire de malédiction que le Japon ait écrit. Il n'en existe que très peu d'exemplaires, et dès que j'ai été informé de son existence, je me le suis procuré par un de mes amis japonais, dont le père possédait une librairie de vieux livres. Le mot "sacrifice" fait office de titre, les autres mots étaient brouillés, comme si on avait voulu effacer tout risque que quelqu'un lise cette page là, seuls les mots "mémoire", "libre" et "feu" sont visibles. 


Moi: Cela ne prouve pas grand chose. Rien ne montre que ce bouquin a un quelconque rapport avec moi.


Dashan: C'est là que tu te trompes et que cela devient intéressant. La liste des personnes qui ont emprunté de livre au cours des cinq dernières années comporte le nom de famille "Cherry".


Je m'écroule au sol sur mes genoux, de surprise. J'ai peut-être mal, je n'en sais strictement rien. Je suis simplement sous le choc. 
Cherry? 
J'ai une famille?
Mémoire. Sacrifice. Libre. Feu. 
Mais qu'est-ce que ça veut dire? 
Pourquoi ma famille aurait emprunté ce livre sur les malédictions? 


Dashan: Evidemment, il est fort possible que ce soit une autre famille du nom de Cherry. Je n'ai trouvé aucune information sur ce nom qui prouverait un rapport avec toi dans aucune données qui m'est permise, mais le hasard me paraissait très gros. Je pensais au départ que ton trouble de mémoire était dû à une maladie, mais dans ce cas je ne comprend pas ce que tu aurais fichu dans un cratère de météorite. Je me suis donc rapidement intéressé à des causes qui sortaient du vraisemblable.


Une ombre me cache du soleil.


Kyoya: Hé? Qu'est-ce que tu fous? Tout va bien?


Sans lâcher Kyoya qui quitte son banc pour se diriger à nouveau vers moi des yeux, je continue ma conversation avec Dashan d'une voix molle.


Moi: Sacrifice.. Est-ce que j'ai tué ma famille? 


J'ai prononcé ces mots d'une sans aucune émotion. D'ailleurs, c'est exactement comme cela que je me sens. Vide de chaleur. Pourtant, j'ai l'impression de sombrer dans un gouffre. 


Kyoya ouvre de grands yeux, sans pour autant reculer. Je suis consciente qu'il ne saisis pas un mot de ce que je raconte. Il s'accroupis, et reste à mes côtés lorsque Dashan continue.


Dashan: Tout cela ne veut rien dire Yuki. (D'une voix hésitante) Je suis désolé de te faire part de cette information, mais je devais te mettre au courant de..


Moi: Merci Dashan. Tu as bien fait.


Le silence rempli désormais le combiné, malgré la respiration très nette de Dashan que je perçois parfaitement. Kyoya me fixe, avec de grands points d'interrogations dans les yeux. 


Dashan: Yuki?


Moi: Oui.


Dashan: Est-ce qu'elle est heureuse?


Il me parle d'Utau, et je repense au mot qu'elle a écrit soigneusement ce matin, comme quoi elle allait passer la journée avec celui qu'elle aimait désormais. 


Moi: Oui Dashan. Elle est heureuse. Fais en autant.


Il soupire, puis m'avertis qu'il me tiendra au courant de sa petite enquête. 


Moi: Oui, merci encore. Au revoir Dashan.


Je raccroche. 



Chapitre 30: Près de vous.




Kyoya: Yuki?


Moi: C'est bon, tout va bien. 


Kyoya: Si tu dis ça alors que j'ai même pas posé la question, c'est que ça signifie le contraire. Qu'est-ce que ce type t'as raconté? C'est quoi cette histoire? 


Honnêtement, j'ai juste envie de m'écrouler et de pleurer. Mais malgré ma mâchoire tremblante, je lui explique doucement ce qu'a découvert Dashan.


Moi: Sacrifice. Qu'est-ce que ma famille a fait pour moi?


Je sens les larmes monter mais je ne veux pas qu'il me voit dans un état pitoyable comme celui-là.


Kyoya: Comme Dashan l'a dit, ça ne veut absolument rien signifier. Arrête de te morfondre pour des infos que ce type te sert bizarrement sur un plateau d'argent qui ne sont même pas vérifiées. 


Moi: Mais..


Kyoya: Le nom de famille ne prouve rien, et ce n'est pas parce que le mot "mémoire" est inscrit sur un putain de morceau de papier que ça te concerne forcément. Ses infos sont bidons. 


Il tente de me consoler, et ça me touche autant que ça me surprend. Il a beau avoir peut-être raison, je ne peux m'empêcher de penser au pire. Après tout, Dashan a été capable de retrouver la famille d'Utau, et c'est un type intelligent. 


Kyoya: Yuki..


Moi: Tu n'as pas peur de moi?


J'ai conscience que ma question pourrait paraître absurde, mais dans la situation qui se présente devant mes yeux, n'importe qui serait un tant soit peu effrayé. 


Kyoya: Tu te moques de moi hein? Tu ne vas pas croire tout ce qu'il te raconte? 


Moi: Mais..


Kyoya: Eh puis, j'aurais jamais peur d'une poule mouillée dans ton genre. 


Je ris doucement, et il m'accompagne. Finalement, peut-être que c'est ça l'amour. Peut-être que c'est le fait que malgré le son insupportable de son rire, je souhaite l'entendre chaque minute, chaque jour.


Kyoya: Bon allez relèves-toi, tu vas être crade.. 


Si un air moqueur était affiché sur son visage au début de sa phrase, il l'a termine avec un air choqué. Tout à coup, il se lève, me soulève les bras également pour me soulever avec lui, et me retourne, telle une marionnette..


Moi: Qu'est-ce que tu f..


De loin, j'aperçois de longs cheveux blonds qui pour la première fois sont détachés, des vêtements similaires à ceux que ma meilleure amie et ma colocataire portait la veille. Mal en point, elle avance difficilement, parcourant le parc du regard, à la recherche très certainement d'une quelconque personne capable de lui venir en aide. Lorsque je réalise que cette fille ne m'est pas inconnue, mon corps réagit automatiquement et je m'élance à tout de vitesse vers cette fille.


Moi: Utau!


Elle entend ma voix, et soulagée, elle se laisse glisser sur le sol.






                                                 ~~




Point de vue d'Utau:


(Quelques temps auparavant)


Mon dernier souvenir de ce type est le message qu'il m'a fait promettre de transmettre à Yuki, en guise de liberté. J'ai tout d'abord trouvé cela louche, un brin facile, mais je me suis tut. Je n'ai pas de nouveau tenté de gesticuler ou de de lui faire mal d'une façon ou d'une autre. J'ignorais encore son identité, mais j'en savais plus sur sa personnalité ayant passé quelques heures sombres en sa compagnie. Ce type semblait être au courant de tout. Je crois qu'il a placé des caméras dans la plupart de la ville, car il est impossible de connaître autant de chose à notre sujet. Je n'ai évidemment pas cru à sa petite "prédiction" comme quoi Yuki allait tous nous tuer, je n'avais jamais entendu quelque chose d'aussi stupide. Cette fille culpabilise pour tout et n'importe quoi, contrairement à la plupart des personnes que j'ai rencontré au cours de ma vie. Il m'a détaché les cheveux. J'ai horreur de ça. Un instant quand il m'a ôté les élastiques qui les maintenaient, j'ai cru qu'il allait me les couper, mais non, il n'a rien fait d'autre. Toute cette petite mise en scène était une mascarade pour me faire peur, et ainsi pousser Yuki à se rendre auprès de lui. Je ne l'ai pas inventé, c'est lui même qui me l'a avoué. Il n'est pas aussi sombre et taré que je l'avait imaginé. sa voix, après l'avoir longuement analysé au cours des paroles qu'il me lançait, ressemble étrangement avec réflexion à celle d'un adolescent. Qui? Qui pourrait en vouloir à Yuki? Quelqu'un de son passé? Quelqu'un qui cherche à se venger de Gingka en touchant celle qu'il aime? Je ne comprend rien. ma tête me fait mal, je n'ai rien mangé, ni bu depuis la veille à midi. Je suis faible, et il n'a pas eu de mal à m'assommer une nouvelle fois après m'avoir transmis le message pour Yuki. Je me suis réveillée dans le parc où tous ces crétins de romantiques vont, sans savoir pourquoi encore une fois, les mains, les chevilles libérées, la bouche et les yeux à découvert. J'ai tout d'abord eu du mal à ouvrir ces dernier après avoir passé toutes ces heures interminables dans le noir, mais le soleil brûlant me rassura plus qu'autre chose. Je me suis levée, j'ai marché, douloureusement, mais sûrement. pourquoi m'avait-il déposé ici? Personne n'avait donc remarqué qu'il me transportait, endormie, jusqu'ici? Mes cheveux traînent par terre et je manque plusieurs fois de marcher et de trébucher dessus. J'ignore exactement combien de temps ma "promenade" a duré, mais lorsque je reconnais la voix de mon amie hurlant mon nom, je me laisse tombé à terre, désormais certaine que je ne vais pas périr, mal en point, ici. Elle court, elle arrive, je l'entend. Et la seule chose que ma bouche est capable d'articuler quand une multitude de mots incompréhensibles venant de sa part m'assassinent les oreilles, c'est cette dernière phrase que ce type m'a fait promettre de transmettre en guise de ma liberté:


Moi: A ton tour.
 
 
 

Tags : #Manga#beyblade - Love Youu. ♥ - #Chapitre 30 ♥ ~

Leave a comment

We need to verify that you are not a robot generating spam.

See legal mentions

Don't forget that insults, racism, etc. are forbidden by Skyrock's 'General Terms of Use' and that you can be identified by your IP address (54.162.164.86) if someone makes a complaint.

Comments :

  • Fan-FictionBeyblade

    30/10/2017

    Cameby wrote: "Wooow tout les secret revelés!!!0.0"

    Hé oui!

  • Cameby

    30/10/2017

    Wooow tout les secret revelés!!!0.0

  • steanne

    11/09/2017

    C'est exactement le genre de logique qui m'énerve parfois x)

    De rien c'est sincère :)

    Pas de soucis, ne t'en fais pas, je patienterai bien sagement en attendant !

  • Fan-FictionBeyblade

    11/09/2017

    Yuki-chan03 wrote: "Encore et toujours j'adore ce chapitre. ^^ Ah oui... j'adore mon téléphone, mais quand il sonne au mauvais moment (quand on est avec notre copain) c'est chiant. (Ça m'est déjà arrivé... ToT)"

    Contente que tu l'aimes alors ^^ Haha triste anecdote :D

  • Fan-FictionBeyblade

    11/09/2017

    Yuki-chan03 wrote: "Kyoya qui s'excuse... O_O
    Bon ok. Je commence à m'habituer. Drôle de coïncidence quand même ce truc avec le livre des sacrifices. Et ce mec qui a enlevé Utau si je le vois je le pends par les bijoux ! Sinon, il y a de l'amour dans l'air ! (Ou presque 😒) Notre bad boy est un tsundere.
    "

    Yuki l'influence beaucoup :D Héhé il ne vaut mieux pas pour lui qu'il croise ta route alors :D Héhé je n'y avais pas pensé, mais tant qu'il ne crie pas ça me va!

  • Fan-FictionBeyblade

    11/09/2017

    Arianna-demonica wrote: "J'adoooreeee J'AIME TROP c trop cute la scène ou kyoya et Yuki se prennent la main et tout, sa sent le couple arrivé ** par contre, foutu téléphone ! Il pouvait pas sonné plus tard xD meme si dashan à dit quelque chose d'important, ce psychopathe je le déteste! Pauvre utau"

    haha merci beaucoup ^^ peut-être bien, peut-être pas.. Tout peut arriver !
    Débarrassons nous de la technologie afin que Yuki et Kyoya finissent leur conversation alors :D
    Et oui.. personne ne l'aime beaucoup celui là je pense..

  • Fan-FictionBeyblade

    11/09/2017

    steanne wrote: "J'ai adoré ce chapitre ! Comme le précédent, il est divisé en plusieurs parties ayant chacune leurs atmosphères. Au début, on a quelques choses de très romantiques (qui se termine par un coup de téléphone... Toujours aux mauvais moment ceux-là -_-" ). Après, il a celle avec Dashan qui casse complètement la première. La scène est un peu plus pressante, en fait j'avais super envie de savoir ce qu'il avait découvert et puis,pour moi, le fait que Yuki réagisse et doute de cette manière montre qu'il n'a pas entièrement tort et qu'il a sûrement un lien entre elle et ce livre. Enfin, il y a le retour d'Utau (mais où est Tsubasa ?! >< ) que j'ai trouvé très oppressant puisqu'on apprend la raison de sa libération seulement après l'avoir vu.

    Honnêtement, j'ai beaucoup de mal à choisir le moment que j'ai préféré de ce chapitre. Il était tellement bien prenant et intéressant que je ne pas vu le texte passer. Je lisais et voulait toujours continuer en faisant défiler les phrases les unes après les autres.

    En tout cas, à la fin de chaque partie il y a énormément de suspense ! Même s'ils sont différents à chaque fois, ils n'arrêtent pas de me tirailler ! Surtout le message du psychopathe... Je me demande vraiment ce qu'il va se passer de ce côté. J'ai hâte de voir la suite ^^
    "

    Je suis contente que tu ai aimé alors :) haha, foutue technologie hein?

    C'est super gentil, merci beaucoup!

    J'écrirai la suite dans un petit moment, je suis désolée de devoir te faire patienter ^^

  • Yuki-chan03

    11/09/2017

    Encore et toujours j'adore ce chapitre. ^^ Ah oui... j'adore mon téléphone, mais quand il sonne au mauvais moment (quand on est avec notre copain) c'est chiant. (Ça m'est déjà arrivé... ToT)

  • Yuki-chan03

    11/09/2017

    Kyoya qui s'excuse... O_O
    Bon ok. Je commence à m'habituer. Drôle de coïncidence quand même ce truc avec le livre des sacrifices. Et ce mec qui a enlevé Utau si je le vois je le pends par les bijoux ! Sinon, il y a de l'amour dans l'air ! (Ou presque 😒) Notre bad boy est un tsundere.

  • Arianna-demonica

    10/09/2017

    J'adoooreeee J'AIME TROP c trop cute la scène ou kyoya et Yuki se prennent la main et tout, sa sent le couple arrivé ** par contre, foutu téléphone ! Il pouvait pas sonné plus tard xD meme si dashan à dit quelque chose d'important, ce psychopathe je le déteste! Pauvre utau

Report abuse