Chapitre 27: Emotions cachées.

 
Chapitre 27: Emotions cachées.


La douleur disparaît soudainement. Envolée, comme si elle n'avait jamais été présente dans la moindre parcelle de mon corps comme si elle me glaçait la totalité du sang qui coule dans mes veines. Le froid aussi s'est évaporé, la température normale est revenue sans prévenir, ce qui crée un contraste assez déstabilisant; j'ai comme l'impression que la souffrance va revenir d'un moment à l'autre. Mes yeux sont toujours fermés par la peur qui s'est propagé en moi lorsque j'ai croisé le regard de cette fille, mais je sens que ma main n'est plus posée sur son épaule, elle se balance dans le vide, et je suis prête à parier que lorsque mes yeux vont se rouvrir, elle aura elle aussi disparu. 
Gagné. 
Je suis en revanche toujours dans la chambre d'hôpital de Ryuga, et le lit vide de son corps me perturbe plus encore que ce qui vient de se passer. Je n'ose plus bouger, craignant de faire revenir la douleur. Je ne suis pas paralysée, mais juste ébettée. Qu'est-ce qui s'est passé à l'instant? 
Un détail m'interloque quand je pose mes yeux sur la fenêtre qui est en face de l'entrée de la pièce. Le ciel n'est plus bleu, comme lorsque je suis arrivée ici, mais d'un orange de coucher de soleil d'été. Je me demande comment j'ai pu ne pas remarquer la couleur du ciel car à présent de multiples rayons orangés semblent se dessiner sur les murs, le lit, les draps, ma peau et même les fleurs posées sur le chevet. 
Des fleurs?
Depuis que je viens ici, je n'en avais jamais vu. En général, nous sommes peu à lui rendre visite ou même à être au courant que son corps endormit soit ici avant qu'il ne se réveille, je ne comprend donc pas pourquoi aujourd'hui cela change. Est-ce un jour particulier? 
Des fleurs seulement différentes de leur couleur sont amassées en un bouquet dans un vase assez modeste, sans doute l'ont-il trouvé quelque part dans une réserve à objet dans l'hopitâl, bien que je ne sache même pas si cela existe. 


Chapitre 27: Emotions cachées.

 

Avec surprise, le nom de ces fleurs résonne dans ma tête, comme si je le connaissaît par coeur. Des fleurs de pavots. Je n'étais même pas au courant de connaître cette espèce de fleurs, peut-être que j'en étais passionnée dans mon ancienne vie? Dans ce cas, je crois savoir aussi que les fleurs ont un language. Elles ont toutes une signification précise qui est sensée faire passer un message à la personne receveuse, mais ces fleurs, sont elles pour moi, pour Ryuga, ou pour elle?


Je cherche inlassablement ce que veulent signifier ces fleurs quand la réponse me parvient, évidente. Je secoue la tête.


Tandis que j'admire encore et toujours ce bouquet, l'oeil rouge de la petite fille me revient en mémoire, ce qui me provoque un frisson dans la colonne vertébrale, mais pas comme quand je ne me trouve pas très loin de celui qui en veut après ma peau. Mon corps réagit extrêmement mal à la présence de cette fille, je l'ai bien senti, c'est comme s'il ne voulait pas que je m'en approche. Pourtant, le rouge de son oeil tellement similaire aux deux yeux rouges qui m'apparaîssent en rêve ne peuvent être que les mêmes, j'en mettrai ma main à couper. Mais alors pourquoi l'un des siens était recouvert d'un bandage? Et qu'est-ce que cette fille a avoir avec moi? Et c'était quoi toutes ces voix que j'ai entendu hurler en même temps? Et où est Ryuga? Et vais-je un jour sortir de ce monde parallèle? 


Les questions se succèdent tandis que les réponses se font de moins en moins nombreuses, ce qui me décourage, mais je ne compte pas me laisser abattre comme tout à l'heure. J'ai eu un moment terrible de faiblesse où j'ai ressentis le besoin de faire sortir toute la frustration qui s'accumule en moi de ne rien découvrir et d'être en danger constamment, et le monde parallèle, je pense que c'est un peu trop pour moi. 
Je jette un coup d'oeil à l'horloge de la chambre. Les aiguilles de celle-ci ne bougent pas, mais l'heure est différente de celle que donnait la bibliothèque lorsque j'en suis sortie. S'il était un peu plus de midi quand je suis entrée, il est maintenant presque dix-neuf heure. Est-ce que j'ai réellement hurlé pendant tout ce temps? Les voix qui m'accompagnaient me faisaient étrangement penser à celles de mon rêve lors des vacances, celui qui m'a fait ressentir la même souffrance, autremendit j'avais la désagréable impression qu'elles essayaient de me chuchoter quelque chose que je ne comprenais pas, de m'emmener avec elles et de m'attirer parmis elles. 
Je me décide enfin à me lever de lit sur lequel j'étais assise pour sortir de cette chambre blanche et vide. Je laissai les fleurs ici, je me promettai de revenir dés que je serai sortie pour avoir le coeur net sur leur possible réalité. 
Sans surprise, les couloirs de l'hôpital étaient tous vides de présence humaine, le silence était toujours la seule mélodie qui emplissait mes oreilles inlassablement avec pour accompagnement mes pas qui résonnaient dans le bâtiment. Je me méfiais tout de même de la possible présence de cette fille qu'il ne fallait visiblement pas que je croise bien qu'elle soit peut-être une des réponses à mes questions. J'ai toujours cru que dans mes rêves, la personne qui me tenait la main et qui portait ces yeux rouges se trouvait être un garçon, mais je suis aujourd'hui persuadée du contraire. Je pensais être dans la réalité de Ryuga, mais n'étais-je pas en fait tout simplement dans la mienne, dans celle de mes rêves? Si c'était le cas, je pouvais faire ce que bon me semble, ce dont mon imagination me permettait de créer, sauf que j'avais beau penser à n'importe quoi que je voudrais voir surgir devant moi, c'est mon ombre qui se dressait, projetée par la jolie couleur du soleil qui se fondait dans le lac. Qu'est-ce que je donnerai pour le regarder avec une personne, n'importe laquelle, en ma compagnie...  


Le temps est figé, rien ne semble bouger, aucune feuille ne tombe des arbres, pas un souffle de vent ne fait bouger mes longs cheveux noirs, comme si la Terre avait soudain cessé de tourner, sauf que je n'imaginais pas être seule si cela arrivait. Je traversais les rues qui allaient me mener au parc devant le lac, l'endroit où Gingka et moi avions l'habitude d'aller, autrefois, quand les questions étaient moins nombreuses et quans notre relation n'était rien de plus qu'une amitié naissante entre deux adolescents. L'idée de faire un tour de la ville pour me remémorer chaque moment que j'ai passé ici me parcourut l'esprit, mais la fatigue l'emporta et je continuai ma route vers le lac. J'étais curieuse d'observer comment l'eau réagirait au contact de ma main, si elle bougerait, si cela remettrait tout en ordre. Beaucoup d'espoir pour rien en effet, mais je n'ai pas vraiment grand chose à quoi me raccrocher pour le moment, donc bon.
J'arrive donc au parc, toujours seule, où les cris des enfants me manquent pour la première fois. Je me laisse glisser sur l'herbe de la pente pour descendre jursqu'au point d'eau, qui a l'air contrairement à tout le reste, complètement normale. Je glisse mes doigts dans l'eau complètement glacée, ce qui me surprend un peu, et observe la moindre réaction. Malheureusement, l'eau n'émet pas un seul mouvement, c'est comme si je n'étais pas là, ou comme si j'étais un fantôme qui ne pouvait même pas la toucher alors que je la sentais sur ma main.
Fatiguée et encore plus découragée, je me posai sur la pente, allongée et les mains derrière la nuque, à regarder les nuages fixes dans le ciel. 


Je ne sais pas combien de temps je suis restée là à attendre que quelque chose change, je n'ai aucune notion de celui-ci. Certaines personnes seraient en train de péter litérallement un câble face à cette situation, mais pour le moment j'ai juste envie de dormir. Tant pis si je retrouve la douleur dans mes rêve, elle sera toujours plus vivante que cet endroit. Mon esprit divague petit à petit dans les récents évennements et me ramène encore une fois à cette fille à l'oeil rouge. Je me rappelle avec précision de son visage pâle et de ses cheveux courts dont la couleur ne m'était que trop familière. Un nouveau frisson me parcourt le corps. Est-ce normal qu'au plus profond de moi, même si je ne veux pas vraiment l'admettre, je trouve que cette fille me ressemble étrangement, dans une version plus jeune, plus maigre, plus glauque? La couleur de mes yeux ne s'éloigne pas tant que ça du rouge, après tout. Qui est-elle?


Je ferme les yeux et sombre peu à peu dans les bras de Morphée. J'arrête de penser à cette fille pour rediriger mon esprit vers quelqu'un d'autre, sans vraiment en avoir le contrôle. Les yeux bleus de Kyoya m'apparaîssent, et je suis bien plus triste que je ne le montre qu'il ne soit pas à mes côtés pour me sortir de cette galère, une nouvelle fois. La colère qu'il m'a envoyé à la figure lors de notre dernière dispute me semble bien lointaine, et je vous jure que payerai cher pour l'entendre me hurler dessus plutôt que d'entendre hurler le silence. J'ai un pincement au coeur, celui qui se produit à chaque fois que je pense à des moments désagréables passés avec Kyoya. Même les yeux fermés, des larmes de regret semblent vouloir couler sur mes joues. 
Je repense une fois de plus à ce que m'a dit Utau le matin-même, sur l'amour. Est-ce que c'est vraiment ça? Cette douleur que je ressens dans le creux de ma george, c'est ça l'amour? Mon amie a eu beau me dire que c'était la chose la plus unique et la plus merveilleuse du monde, je ne suis pas sûre que ça doit ressembler à ça lorsqu'on se met à penser à la personne qu'on aime. Pourtant, rien que l'idée de ne plus jamais voir sa tête renfrognée, ses yeux qui me fixent sans aucun jugement à l'intérieur, son sourire qui est plus rare qu'une éclipse lunaire me remplit de tristesse. Finalement, peut-être que le seul moyen de mesurer à quel point on aime quelqu'un, c'est de le perdre. Mais est-ce qu'il tient un tant soit peu à moi? 


Je m'apprête à m'endormir quand une fois de plus rien ne se passe comme prévu. 
Un bruit de pas,  pas très loin derrière moi. Lourd, comme si la personne portait quelque chose de pas vraiment léger sur ses épaules. Le silence était tellement total que je les entendais avec précision, même s'il ne semblait pas si proche que ça. Si je n'ai pas régit les premières secondes, il ne m'en faut pas une de plus pour rouvrir les yeux et me retourner à toute vitesse pour voir de qui il s'agit, tellement précipitamment que je glisse en bas de la pente et que je ne peux plus voir malgré l'excitation qui me gagne qui est avec moi. Je m'attend à tout moment revoir la petite fille, mais le bruit de ses pas me donnent l'impression que la personne marche avec une allure déterminée tout en hésitant sûrement à venir dans ma direction, et je doute que je l'entende même marcher tant elle est fine. 


Je suis assise par terre après être tombée sur les fesses maladroitement. Je retiens ma respiration quand le seul bruit aux alentours résonne de plus en plus fort à mes oreilles. 


Je commence par voir ses cheveux. Des cheveux courts, brillants, blancs que je ne connais que trop bien. 
Ses yeux m'apparaîssent ensuite, ce regard que j'ai tant souhaité voir depuis le début, depuis le commencement. Ses yeux jaunes me fixent d'une curiosité sans fin, et les petites rides au dessus de ceux-ci prennent forme et se plissent, comme je me l'avait tant imaginé, avec son air énervé. 
Il porte une chemise blanche qui change totalement de celle dont j'ai l'habitude de le voir porter à l'hôpital, elle est à sa taille, moule les muscles taillés de son torse et ses grands bras, ainsi qu'un pantalon noir qui souligne à la perfection ses jambes. 
Je n'ai même pas besoin de le rejoindre en haut de la pente pour deviner qu'il est bien plus grand que moi, sans doute plus que Kyoya qui restait jusque là imbattable. 


La fleur de pavot signifie le sommeil éternel. 


Mon coeur s'emballe. Je vais enfin pouvoir te rencontrer, Ryuga. 




                                                  ~~




Point de vue d'Utau:


Moi: Merde.. Est-ce qu'elle va bien?


Je sortais à peine du boulot quand mon téléphone a sonné. C'était Gingka. Lui qui ne m'appellait pratiquement jamais, donc seulement en cas d'urgence, je n'avais pas tardé à décrocher. 
Apparemment, Yuki est allée à la bibliothèque pas très loin de chez moi pour y trouver un travail, mais tout ne s'est pas passé comme prévu. Elle en est sortie avec probablement de la fièvre. 


Gingka: Pour le moment, elle est sur son lit, elle dort. Bon, c'est depuis le début de l'après-midi alors je m'inquiétais un peu, et je n'ose pas la réveiller. 


Je soupire. Pour une fois que mon amie parvenait à trouver le sommeil. 


Moi: Laisse-là dormir. Elle doit sûrement être épuisée avec le grand malade à ses trousses, on la réveillera demain matin. 


Gingka: T'es sûre? Parce que ça fait longt...


Je ne lui laisse pas le temps de finir sa phrase et raccroche. J'allais bientôt arriver de toute manière, même si je ne pouvais pas faire grand chose étant donné les circonstances, j'étais un peu inutile. J'ai un petit sourire en coin quand je me rappelle être sûre d'avoir entendu Kyoya grogner lorsque j'étais au téléphone avec Gingka, elle aura une petite surprise en se réveillant. 
Je fredonne l'air de murder song, d'Aurora, une jeune chanteuse que j'aprécie particulièrement en ce moment, quand je m'aventure dans la rue de mon studio. Il n'y a aucun passant et le vent de plus en plus fort commence à me donner froid, je suis prête à parier vu le ciel qu'un orage se prépare, et j'espère pas qu'il sera aussi violent qu'hier. 
A quelques mètres des esacliers qui mennent à la porte d'entrée, je commence à farfouiller dans mon sac à la recherche de mon trousseau de clés, et je ne regarde absolument pas devant moi. Pourtant, lorsque je lève les yeux sur le pallier de la porte alors que je ne suis qu'à quelques pas de celle-ci, la personne qui est assise devant parvient presque à me les faire échapper. 


Abbassourdie et complètement gênée, je demande: 


Moi: Qu'est-ce que tu fais là? 


Il ne prend pas la peine de répondre. L'air serain et heureux qu'e Tsubasa affiche ne s'efface pas de son visage lorsqu'il se lève pour se rapprocher silencieusement de moi. Mécaniquement, je ne peux pas m'empêcher de reculer ensuite. Je lui atteint à peine au niveau des épaules, il est encore plus grand que Dashan. Ma petite taille ne m'a jamais empêché d'avoir confiance en moi devant des personnes qui possédaient l'inverse car la plupart du temp mon caractère faisait souvent que s'il y avait bien quelqu'un de supérieur aux autres, c'était moi. Pourtant, à cet instant précis, je reviens 2 ans en arrière quand je n'avais aucun contrôle sur la situation et me sentiments. Et ce grand jeune homme aux longs cheveux gris qui se tenait toujours devant moi avait entre ses mains le contrôle total de l'instant présent, et je détestais ça au plus au point. Cela faisait à peine plus de trois jours que nous ne nous étions pas croisés, alors pourquoi ça me paraît si long? Je me sens complètement conne. Mes pensées reviennent sur le message incomplet que mes mains capricieuses ont envoyé la veille et je détourne les yeux, de honte. Bien que toute la journée j'ai attendu patiemment, regardant mon téléphone dès que j'en avais l'occasion, aucune réponse de sa part ne s'était jamais manifestée. J'en étais même venue à me promettre d'effacer son numéro de mon répertoire, même si ça peut paraître complètement stupide et légèrement immature, je suis certaine que j'en aurais été soulagée. 


Moi: Qu'est-ce que tu fais là? 


Je répète ma question pour masquer l'immense gêne qui me gagne de plus en plus. Pourquoi continue-t-il à me fixer de cette manière? Mon cerveau bouillone et se remplit de mille et une questions que je désire lui poser mais qui seraient plus qu'innaproprié pour le moment, en plus des insultes que j'ai envie de lui balancer à la figure pour avoir attendu un signe de ma part pour se pointer ici. Malheureusement, face à lui désormais j'en suis incapable, pourtant ça comblerait le silence qui se tient entre nous. Je me rend compte que je désire tout savoir sur lui, de ce garçon mystérieux aux yeux chocolats. Ce mystère m'excite et m'énerve en même temps. 


Je remet mes yeux dans les siens une seconde pour les détourner celle d'après encore une fois. C'est assez ironique quand on pense qu'une fille comme moi avec le mot "peste" gravé sur le front, soit attirée par les garçons comme lui avec une âme profondément gentille. Il a toutes les armes pour me faire tomber avec lui, et ça me fait peur. 


Tsubasa: Gingka, Kyoya et Yuki sont à l'intérieur. Elle a l'air d'aller bien.


Un peu déçue de cette réponse, je continue:


Moi: Je sais, j'ai eu Gingka au téléphone. 


Je ne peux pas croire qu'il soit devant l'entrée juste pour avoir l'honneur de m'annoncer quelque chose dont il devait se douter que j'étais déjà au courant, sinon la déception va une fois de plus se déverser sur moi tout comme la pluie qui menace de retentir vu le ciel. 


Pour la troisième et dernière fois, je répète:


Moi: Que fais-tu ici, Tsu-ba-sa?


J'articule son prénom au ralentit pour insister. Enfin, il lança tout en mettant les mains dans ses poches en fermant les yeux:


Tsubasa: Figures toi qu'hier, j'ai eu la surprise en allant me coucher de découvrir un message même pas finit d'une petite blonde.


Je rougissai. Pour continuer dans son jeu, je feignais l'ignorance:


Moi: Et que racontais ce message?


Tsubasa: Il décrivait un souhait par son "j'ai envie", qui m'était étonnamment adressé avec l'utilisation du "te", mais me voilà bien embêté car le dernier mot n'étais hélas pas complet.


Moi: Si c'est pour te payer ma tête que tu es venu, tu peux repartir dans la seconde. 


Son discours de professeur de langue et son sourire en coin me donnaient soudain l'envie de lui mettre des claques sur sa tête, si j'arrivais seulement à l'atteindre. 


Tsubasa: Je ne suis pas du tout là pour ça. Au contraire, je voulais juste connaître la fin. 


Je lui tournais le dos, comme si je boudais, avec les bras croisés.


Moi: As-tu répondu à ce message? 


Tsubasa: Non.


Moi: Eh bien celle qui te l'a envoyé doit avoir plutôt l'envie de t'envoyer te faire voir plutôt que de dialoguer avec toi alors. 


Mon vocabulaire était cru et sec, comme d'habitude, mais j'en avais pris un énorme coup dans ma fierté, j'avais besoin de libérer ma frustration tout en contrôlant quand même mes mots. 


Je sursautais quand je sentais ses mains se poser sur mes épaules. Son visage semblait si proche que lorsqu'il parlait j'avais l'impression que l'air sortant de sa bouche chatouillait mes oreilles.


Tsubasa: Je suis certain qu'elle comprendra que le téléphone, ce n'est pas la meilleure manière d'avoir une conversation à coeur ouvert. On peut cacher un bon nombre de choses et d'émotions en faisant tout simplement taper ses doigts sur un clavier, alors que face à face, les mots, les gestes, ça ne peut être effacé ou camouflé de quelconque façon qu'il soit. 


Je me degageai de son emprise malgré l'envie de me jeter dans ses bras pour lui faire face. Je n'avais aucunemment l'habitude qu'il soit aussi tactile et ça me perturbais d'autant plus.


Chapitre 27: Emotions cachées.



Moi: Eh bien peut-être qu'elle prendra en compte cette information et qu'elle ne courra plus le risque pour prendre de tes nouvelles après un silence très pénible. 


Tsubasa: "Surprit" Ce silence t'ennuyait-il?


Moi: Je m'en serais volontier passé si monsieur ne jouait pas à cache cache avec le monde extérieur. 


Tsubasa: Tu parles à coeur ouvert aujourd'hui.


Moi: De toute manière, les mots, les gestes et les émotions ne peuvent plus être cachées après ce message.


J'avais pris un air hautain pour l'imiter, il souria légèrement mais ne releva pas ma moquerie.


Tsubsa: Je dois dire que je suis surpris. J'aurais juré que tu crierai à l'erreur en promettant que ce message était destiné à quelqu'un d'autre. 


Je soupirai et relevai la tête pour à nouveau voir le ciel commencer à gronder. C'est vrai que j'aurai agis de cette manière d'habitude, mais j'ai l'impression que ce soir j'ai tout à perdre en niant indéniablement les faits. Qu'il en profite, ce ne sera pas comme ça toute l'année. Je constaterai les effets de l'honnêteté dans la suite de la soirée.


Moi: Tu aurais peut-être préféré que ce soit le cas? 


Tsubasa: Non. Au contraire ça fait plutôt plaisir de découvrir cette partie de toi, je pensais sincèrement recevoir plus d'insultes. On a vachement avancé, tu ne trouves pas?


Moi: Mouais.


Une voiture passa sur la route qui donnait sur la rue de mon appartement. Le conducteur était une de ces personnes qui aiment mettre leur musique de merde à fond pour en faire profiter tout le monde.


Moi: Idiot.


Tsubasa: Moi?


Moi: Tu vois quelqu'un d'autre?


Tsubasa: Je demande une justification. 


Moi: T'en es un, c'est dans ta nature et puis c'est tout.


Idiot d'avoir attendu un signe de ma part pour venir sur ces marches.


Tsubasa: Toujours aussi gentille. 


Moi: Je suis pas là pour ça. Si tu veux avoir affaire au rôle de la fille gentille, c'est à Yuki que tu dois t'adresser. Malheureusement, elle dort profondément. 


Tsubasa: C'est quoi ton rôle alors?


Moi: Je sais pas. Sûrement la méchante qu'on voit dans tous les film de lycéenne qui empêche l'héroïne de parvenir à ses fins et qui est toujours entourée de gens autour d'elle. 


Tsubasa: Tu te vois comme ça?


Moi: J'en sais rien.


Tsubasa: Pour avoir déjà vu des films de ce genre, je commenterai que chaque peste a toujours une raison de l'être à chaque fois. 


Un silence s'installa entre nous. Encore une fois, il abordait le sujet de Dashan sans même le dire de vive voix, seulemrnt avec des yeux accusateurs qui tentent de me percer à jour. L'absence de paroles dura quelques minutes tandis que le vents provoquait les rares sons qui nous entouraient avec les feuilles qui se battaient dans les branches du seul arbres aux alentours et les papiers de je ne sais quel crétin qui les a laissé là qui virevoltaient sur le sol. 
Tsubasa se décida enfin à bouger. Il fit un pas en avant puis pris une grande inspiration avant de me demander doucement dans un demi sourire: 


Tsubasa: Tu ne veux pas qu'on aille ailleurs?


Tout en roulant mes longs cheveux autour de mes doigts, j'hésitais. J'avais peur de cette confrontation.


Moi: Yuki est malade..


Tsubasa: Elle va mieux, et Gingka et Kyoya veillent sur elle. 


Moi: La deuxième partie de ta phrase m'inquiète plus qu'autre chose.


Tsubasa: (Riant) Utau!


Moi: Bah c'est vrai.


Tsubasa: Ce serait tout de même difficile de la rendre encore plus malade par sa simple présence.


Moi: Je m'attend au pire avec eux.


Je rougis de plus belle. Cela faisait longtemps que je ne l'avais pas vu rire.


Il se dirige encore un peu vers moi et cette fois sa demande se fit plus insistante:


Tsubasa: Alors, on y va ou tu préfère tenir la chandelle de ces trois là?


Je m'arrête une seconde, étonnée. Si même Tsubasa s'est rendu compte de ce petit triangle amoureux, c'est que les sentiments de mon amie sont un peu plus visibles qu'elle ne le pense, ça me fait sourire. Quand aux sentiments de Gingka, même un aveugle serait capable de les deviner.


Moi: Si tu y tiens vraiment. Tu n'as pas chaud avec tes cheveux?


Tsubasa: Laisse mes cheveux en paix.


Je ris, moqueuse. 
Nous marchons côte à côte sans aucun contact physique l'un envers l'autre et je guide mes pas selon les siens, n'ayant pas la moindre idée de l'endroit où nous nous rendons.


Moi: Où est-ce qu'on s'envole?


Tsubasa: Si tu fais encore une référence à la constellation de ma toupie, j'irai voler sans toi.


Moi: Tu n'irais pas bien loin, vu tes ailes.


Il fait mine d'être énervé et je continue de rire. L'endroit où nous sommes est assez banal mais j'ai comme l'impression que sa présence le rend charmant. La nuit est en train de tomber, mais au lieu d'un joli couché de soleil romantique dont la couleur orangée se serait reflétée dans les soyeux cheveux d'argent de Tsubasa, c'est l'orage qui menace de s'écrouler sur nos tête à en croire les nuages noirs qui menacent toujours de déverser leur fureur, mais je suis certaine que l'inverse me mettrait mal à l'aise. 


Moi: Bon, soit tu réponds, soit tu m'informes d'une surprise. Je n'aime pas les mystères.


Une petite phrases surgit furtivement dans mon esprit "Sauf toi."


Tsubasa: Je ne vais rien te révéler alors.


Moi: Ne te moque pas de moi.


Tsubasa: Ce n'était pas mon but.


Moi: Menteur.


Tsubasa: Ne joue pas sur ce terrain là.


Moi: Qu'on m'explique tout de suite en quoi je suis une menteuse.


Tsubasa: Mysère.


Comme une enfant, je le bouscule de tout mon poids pour le pousser, mais il bouge à peine. Il rigole, fier de réussir à m'énerver et pendant que je me joins à lui, des images criblées de souvenirs me reviennent en tête. Mon sourire s'efface.


Tsubasa: Tout va bien?


A ce moment précis, la voix de Dashan est en train de se supperposer à la sienne. Veux-tu bien sortir de ma tête? Notre histoire revient depuis le commencement et les souvenirs de nos moments magiques défilent, comme la bande annonce d'un vieux film. Sauf que je connais la fin, et elle n'a rien de beau. Sa voix. Son rire. Son sourire..


Tsubasa: Hého!


L'interpellation de Tsubasa me ramène à la réalité. Je viens de réaliser un saut dans le temps, comme si mon cerveau voulait me rappeler ce qui s'était passé. Ses yeux chocolats me fixent pour tenter, sûrement encore une fois, de comprendre ce qui se passe, sauf que je détourne les miens pour qu'il ne parvienne pas à découvrir toute la peur qui s'y cache.


Tsubasa: Qu'est-ce que tu as?


Cette fois, je tourne complètement la tête pour ne pas avoir à soutenir son regard accusateur. 


Moi: Rien. 


Je l'entend soupirer, visiblement agacé.


Tsubasa: Viens.


Je m'apprête à répliquer méchamment pour son ton autoritaire mais son geste me laisse sans voix: sa main attrape la mienne de façon assez sèche et cette fois, même si je me débattais, je ne incapable de ne pas le suivre. Je ne saurais dire si c'est à cause de sa force physique ou parce que le contact de sa main me rendait complètement fébrile. Je me sens complètement stupide: je suis censée être la plus dur de caractère et pourtant dès qu'il est là j'arrive même plus à me défendre. Qu'est-ce qui a changé? L'orage se mit à gronder un peu plus loin, signe qu'une tempête allait probablement arriver. Mais allait-elle se dérouler dans le ciel ou sur Terre?
Pour la première fois depuis que nous nous connaîssons, je le laisse complètement prendre le contrôle de ces instants que nous passons ensembles. En silence, il m'emmène traverser quelques petites rues désertes où quelques chats saubages rôdent, rien de plus. Je suis persuadée que si Yuki avait été à ma place, elle se serait arrêtée pour les carresser, gentille comme elle est. J'espère qu'elle va bien.


Tsubasa s'arrête d'un seul coup, et étant donné qu'à la vitesse où il marche il m'a presque fai crourir pendant une dizaine de minutes sans s'arrêter, je suis essouflée. Nous sommes sur le côté d'une maison un peu ancienne mais qui a l'air d'avoir du charme, je remarque néanmoins que les fenêtres sont bariquadées à l'aide de planches en bois fixées par des clous qui m'ont tout bonnement l'air d'être à deux doigts de s'échapper et de rouler par terre. La peinture mauve qui devait donner de l'originalité à la maison est légèrement âbimée, et je remarque à quelques mètres de nous une échelle qui emble mener au toit qui lui, a l'air intact. Quand Tsubasa me fait un signe de tête en direction de celle-ci, je comprend immédiatement où il veut m'emmener.


Moi: Le toit va s'écrouler.


Tsubasa: J'y vais tout le temps, ça ne craint rien.


Utau: Oui, mais c'était sans mes 1m65.


Tsubasa: "sourit" Qui te dit que je n'ai pas déjà emmené quelqu'un ici? Allez grimpe.


Je lève les yeux au ciel. 


Moi: Laisse moi deviner: C'est ici qu'avec ton premier amour tu as eu les plus beaux moments de ta vie, tu pensais évidemment comme tout le monde la première fois que vous deux ce serait pour toujours, mais malheureusement il doit y avoir une suite triste à l'histoire, alors? Un déménagement? Une tromperie?


Tsubasa ouvre de grands yeux avant d'éclater de rire: 


Tsubasa: La suite de l'histoire, c'est que tu regardes beaucoup trop de films, Utau.


Moi: Pas vraiment. 


Mon premier baiser avec dashan était au bord de la mer, en pleine nuit. Il m'avait raconté avec émotion l'histoire de sa famille triste qui hantait cet endroit et la compassion avec le chagrin et l'attirance déjà présente m'ont fait complètement succomber. 


Tsubasa: Tu vas te décider à monter ou je te laisse ici? 


Une goutte de pluie me tomba sur le nez. L'orage allait commencer, mais il avait l'air de s'en moquer. 


Moi: Passe devant, je suis en robe. 


 
 
 

Tags : #Manga#beyblade - Love Youu. ♥ - #Chapitre 27 ♥ ~

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Comments :

  • musa-et-master-creations

    09/08/2017

    De rien ^^

  • Fan-FictionBeyblade

    31/07/2017

    Airi-revolution wrote: "Je peux être prévenue? Je suis une grande fan de beyblade et j'adore comment tu as transformé cette série en shojo! Ce n'est pas toujours facile de transformé une série shonen en série shojo! La manière dont tu décris les sentiments, les situations, le décor, etc. est juste incroyable! Quand il y avait de l'amour, mon estomac se tordaient, quand il y avait de la peur, j'avais peur avec le personnage, et même pour la personne et quand il y avait la sensation d'être suivie de yuki, j'avais l'impression de la sentir! Vraiment, j'aime beaucoup! "

    Et bien évidemment que tu sera prévenue, il n'y a pas de soucis ^^

  • Fan-FictionBeyblade

    31/07/2017

    musa-et-master-creations wrote: "Super :)"

    Merci beaucoup :)

  • Fan-FictionBeyblade

    31/07/2017

    Visiteur wrote: "Ho ho.... yuki dans le coma? bon, c'est bien, elle va pouvoir connaître ryuga, mais j'ai pas envie que sont repos soit éternelle. J'ai envie qu'elle se réveille en même temps que lui. Et enfin, elle se rends compte de ses sentiments à l'égard de kyoya. Mais je pense qu'elle se rapprochera aussi de ryuga. Et moi j'ai envie de combat beyblade! ca serait cool qu'elle combatte ryuga dans un combat! J'ai hâte de voir sa réaction quand il verra heart l drago! Et tu la prévoie pour quand la suite?"

    Yuki est plongé dans un espèce de songe (voilà pourquoi en plus elle voit ces yeux rouges ), de là à dire qu'elle est dans le coma je ne dirais pas cela ^^ Comme si elle était momentanément dans l'endroit où Ryuga se trouve lui pendant qu'il est dans ce coma. Navrée de te décevoir il n'y en aura pas, en tout cas je n'en ai pas prévu pour le moment.. Normalement elle sera postée dans la soirée ne t'inquiète pas ^^

  • Fan-FictionBeyblade

    31/07/2017

    Airi-revolution wrote: "Je peux être prévenue? Je suis une grande fan de beyblade et j'adore comment tu as transformé cette série en shojo! Ce n'est pas toujours facile de transformé une série shonen en série shojo! La manière dont tu décris les sentiments, les situations, le décor, etc. est juste incroyable! Quand il y avait de l'amour, mon estomac se tordaient, quand il y avait de la peur, j'avais peur avec le personnage, et même pour la personne et quand il y avait la sensation d'être suivie de yuki, j'avais l'impression de la sentir! Vraiment, j'aime beaucoup! "

    Je te répond dans ce grand commentaire touchant à tous ceux que tu as déjà postés (merci beaucoup <3 ) Haha c'est vraiment super gentil, j'aime tellement ce manga depuis que je suis toute petite que je rêvais d'en faire une fiction, donc tu ne peux pas savoir à quel point ça me fait plaisir que des personnes apprécient la lire ^^ Je te remercie, j'essaie de faire de mon mieux en tout cas, et le prochain chapitre est à venir pour très prochainement ( peut-être dans la soirée si j'ai le temps ) J'espère que ça te plaira !

  • musa-et-master-creations

    31/07/2017

    Super :)

  • Airi-revolution

    30/07/2017

    Je peux être prévenue? Je suis une grande fan de beyblade et j'adore comment tu as transformé cette série en shojo! Ce n'est pas toujours facile de transformé une série shonen en série shojo! La manière dont tu décris les sentiments, les situations, le décor, etc. est juste incroyable! Quand il y avait de l'amour, mon estomac se tordaient, quand il y avait de la peur, j'avais peur avec le personnage, et même pour la personne et quand il y avait la sensation d'être suivie de yuki, j'avais l'impression de la sentir! Vraiment, j'aime beaucoup!

  • Visiteur

    30/07/2017

    Ho ho.... yuki dans le coma? bon, c'est bien, elle va pouvoir connaître ryuga, mais j'ai pas envie que sont repos soit éternelle. J'ai envie qu'elle se réveille en même temps que lui. Et enfin, elle se rends compte de ses sentiments à l'égard de kyoya. Mais je pense qu'elle se rapprochera aussi de ryuga. Et moi j'ai envie de combat beyblade! ca serait cool qu'elle combatte ryuga dans un combat! J'ai hâte de voir sa réaction quand il verra heart l drago! Et tu la prévoie pour quand la suite?

  • Fan-FictionBeyblade

    23/07/2017

    Yuki-chan03 wrote: "T'es une sadique... Bon, c'est pas aussi pire qu'au dernier chapitre. Mais c'est tout de même très bon parce que maintenant on connaît les sentiments de Yuki. *dance de la joie*"

    Haha légèrement ^^ Eh oui, enfin !

  • Yuki-chan03

    23/07/2017

    T'es une sadique... Bon, c'est pas aussi pire qu'au dernier chapitre. Mais c'est tout de même très bon parce que maintenant on connaît les sentiments de Yuki. *dance de la joie*

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