Chapitre 26: Une solitude rouge.

 
Chapitre 26: Une solitude rouge


Moi: Une crise de panique?


Utau: Ouais. J'ai peur du noir et sa voix est flippante.


Moi: Je confirme. Je savais pas que..


Utau: Chacun ses peurs. 


Son ton sec montrait qu'elle voulait changer de sujet. J'étais emplie de culpabilité par rapport au fait que mon harceleur soit venu jusqu'à chez Madoka rien que pour lui faire passer un message, et en plus de cela en la mettant dans un état de stress intense. 
Je regarde ma meilleure amie se recoiffer dans le micro-onde de la cuisine. Moi même je n'étais pas au courant pour la phobie de mon amie, alors que lui le savait et s'en est servit pour lui faire peur. Ou bien c'est un terrible hasard, comme la voiture qui m'a foncé dessus quand j'étais au téléphone avec lui et qu'il a accepté qu'on se "rencontre".
Utau m'avait rassuré sur le fait que j'avais pas à m'en vouloir car ce n'était en aucun cas de ma faute s'il y avait des personnes étranges qui ont des passes temps plus que douteux, mais tout de même..


Moi: Je le trouve bien renseigné sur nous. Il connaît tous nos moindres mouvements et nos craintes. 


Elle hausse les épaules et serre une de ses couettes.


Utau: Peut-être qu'il a des caméras ou des connaissances un peu partout.


Moi: Mouais. 


Envers et contre tout, il commence vraiment à s'avérer dangereux. Il a essayé de me tuer. 


Utau: Heureusement que le chat des forêts est toujours là quelque part. 


Elle me lance un sourire de sous-entendu. 
Utau m'a raconté une discussion qu'elle a eu hier avec Kyoya après qu'il l'ait aidé à gérer sa crise de panique qu'elle vient de mentionner. Comme par hasard, ce n'est non pas son problème qu'elle m'a raconté en premier mais une histoire qui me concerne, mélangeant l'ordre des évennements de la soirée d'hier pour cacher sa honte vis à vis de la peur totalement normale qu'elle a ressentit. Bref, elle a eu beau me raconter tous les détails de leur discussion, les yeux bleus énervés de Kyoya me reviennent en tête sans cesse et j'ai du mal à imaginer que derrière toute cette colère qu'il porte au quotidien contre le monde entier, Kyoya puisse être attaché à moi d'une quelconque façon que ce soit.
Pourtant..
Et si elle avait vraiment raison? Mon amie s'y connaît plus que moi dans ce domaine. Je ne sais pas vraiment ce que cela me fait, mais je ne veux pas que Kyoya me déteste, loin de là. 


Utau: Yuki?


Moi: Hm?


Utau: Qu'est-ce que tu ressens vis à vis de lui?


Moi: Kyoya?


Utau: Non, le père Noël.


Moi: Très drôle. 


Utau: Alors?


Moi: Mais qu'est-ce que j'en sais moi? 


La petite blonde laisse enfin ses cheveux tranquille pour se diriger vers la table où je suis assise pour donner un grand coup dessus avec ses deux mains, comme pour me réveiller. Ses yeux bleus violet me fixent avec agacement. 


Utau: C'est différent de Gingka? 


Moi: Je ne sais pas..
 
 
Utau: Fais un effort à la fin! 


Moi: Pourquoi c'est si important pour toi de savoir ça ? Tu te rends compte? Je connais pas moi tout ça, ce qu'on appelle l'amour, ça m'est inconnu!


Utau: J'ai envie de t'aider s'il y a vraiment quelque chose Yuki. Tu m'as soutenue avec Tsubasa, Dashan, et puis on ne sait jamais ce qui peut arriver. Tu as faillit mourir Yuki! Et tu n'as même pas 16 ans, qui sait ce qui pourrait arriver dans le futur? Chaque seconde que tu passes est précieuse, parce qu'on ne sait pas si à la suivante un horrible psychopathe aimant le sang va venir t'enlever et te déchiqueter pour je ne sais quelle raison morbide. 


Moi: C'est super rassurant..


Utau: Il vaut mieux s'imaginer le pire, on avait même pas mesuré jusqu'où il pouvait aller pour t'effrayer.


Surtout que je n'étais plus la seule qu'on effrayait maintenant, alors n'importe lequel de mes amis peut être mêlé à cette histoire, et j'ai vraiment honte de les emmener avec moi là-dedans, ils n'ont rien demandé. Les mots de mon amie me font réfléchir, car elle n'a vraiment pas tort. J'hésite à lui parler de la sensation bizarre que j'ai dans le ventre depuis ma dispute d'hier avec Kyoya, mais elle repartirait sur le sujet et pour le moment je n'ai pas envie d'avoir cette conversation avec elle, ni avec qui que ce soit. 
Je regarde l'heure. Je n'ai pas la moindre idée de la personne qui va venir aujourd'hui me tenir compagnie, mais elle est un peu en retard. Utau va partir d'une minute à l'autre pour son travail.


Moi: ça va aller au boulot? 


Mon amie regarde son téléphone avec insistance depuis qu'elle s'est levée, comme si elle attendait quelque chose. Je me dis que le silence de Tsubasa doit lui peser encore plus que cette histoire pour en être à ce point là, alors je ne pose pas de question. 


Utau: Ne t'en fais pas. J'ai compris la leçon, je ne me risquerai pas à rester 5 minutes de plus dans cette boutique lorsque j'aurais terminé. Tu as une idée de qui vient aujourd'hui? 


Moi: Non. Benkei, Kyoya ou Tsubasa. 


Utau prend une veste violette qui s'assortit bien avec sa robe noire et la met sur ses épaules. Ses colants me font penser aux filets avec lesquels on attrape les poissons. Je ris intérieurement. 


Utau: Yuki?


Moi: Hum?


Utau: L'amour est quelque chose de compliqué, mais avec le recul tu te dis que ça en vaut vraiment la peine. Avec cette personne qui, à elle seule arrive à te faire ressentir un milliard de choses inexplicables et te change totalement. J'ai pas envie que tu penses que c'est quelque chose qui fait souffrir à la fin quoi qu'il arrive, même si les histoires d'amour finissent rarement bien dans les livres, que ce soit par ma propre expérience ou par celle des autres, la tienne sera forcément unique, quelque soit sa fin. Alors si t'aimes ce type, il faut que tu protèges l'amour que tu as pour lui au péril de tout car le vrai bel amour est si rare et si précieux qu'il te rend véritablement heureux, et on ne sera jamais sûrs de le recroiser si tu laisses passer cette occasion, il restera bloqué dans le passé. Alors réfléchis-y bien, et vois le monde par tes yeux, non par les miens. 


Je ne sais pas quoi répondre. J'allais ouvrir la bouche quand j'ai entendu des coups à la porte, suivit d'une grosse voix grave qui crie mon prénom. Utau et moi échangeons un regard et je vois le sien complètement changer d'humeur quand nous comprenons de qui il s'agit. Mon amie se dirige à pas lourd vers la porte où Benkei est toujours en train de frapper, sûrement est-elle en train de se réjouir de ne pas être à ma place, elle me lance un coup d'oeil avant d'ouvrir.


Benkei: Aaaaah bah c'est pas trop tôt! Tu travailles pas toi?! 
 
 
Chapitre 26: Une solitude rouge.



Je sens que les nerfs d'Utau vont lâcher d'une minute à l'autre et j'ai envie d'éclater de rire quand je la vois se retenir de lui envoyer une insulte à la figure. Elle ne peut pas encadrer Benkei, je croix que c'est à cause de ses hurlements à longeur de temps et du fait que c'est un lèche botte inconditionnel de Kyoya, comme elle le dit si bien, même si j'appellerai plutôt ça une amitié fidèle qui ne cessera probablement jamais vu la témérité de ce gros taureau. Si j'avais un peu de mal avec lui au début, c'est vraiment quelqu'un que désormais j'apprécie pour sa sincérité et ses bavardages incessants qui changent des silences de Kyoya. 


Benkei: Te voilà Yuki! Gingka m'a dit de t'emmener quelque part aujourd'hui, alors si on veut y être pour l'ouverture, on ferait mieux d'partir tout de suite!


Tandis que Benkei est toujours derrière l'embrasure de la porte, Utau elle se retourne, toute tendue, avec un de ses sourcils qui se lève sans cesse. Je croix que c'est un tic chez elle lorsqu'elle se retient d'hurler, et ce petit geste provoque un rire instantané chez moi que je ne peux pas cacher. 
Benkei me regarde un peu bizarrement, l'air de ne pas comprendre pourquoi je rigole, mais Utau l'a bien comprit et elle me sourit très faussement avant de repartir dans sa salle de bain, en nous lançant un "bonne journée" à peine audible. Malgré tout, j'apprécie ses efforts pour ne pas se montrer désagréable.


Benkei: Vous êtes vraiment étranges, toutes les deux. 


Moi: Oui. Alors, où vas-tu m'emmener? 


Il reprend ses esprits et son inlassable sourire revient.


Benkei: C'est une surprise! Gingka m'a dit de ne rien te dire. Allons-y!
 
 
Je lave ma tasse de café, enfile mes bottines et passe mes mains sur ma robe pour la défroisser un peu. J'ai soudainement eu envie de la mettre, je l'ai acheté dans une friperie et je trouve qu'elle ressemble un peu à un uniforme de lycéenne avec le noeud rouge qui se trouve au milieu, et elle est plutôt longue donc pas de problème pour laisser libre court à (presque) tous mes mouvements. Le temps est assez agréable alors je ne prend pas la peine de prendre une veste, et je rejoins Benkei qui m'emmène dans ce lieu mystérieux. 
Nous marchons côte à côté et mon gigantesque ami ne cesse de parler du beau temps qui change d'hier, de son dark bull qui n'aime pas la pluie, du fait qu'il aodrerait m'affronter car on ne me voit pas souvent jouer, des entraînements de Kyoya qui ne cessent pas depuis hier. J'ai un peu de mal à répondre car chacune de ses phrases est directement suivie d'une autre, il n'attend pas mes réponses, comme Gingka, mais ça ne me dérange pas tant que ça. 


Moi: Kyoya s'entraîne toujours aussi dur?


Benkei: Oui! C'est probablement celui qui travaille le plus dur de tous, c'est le meilleur! Un jour, il battera Gingka et personne ne comprendra rien!


Un peu perplexe, je demande:


Moi: Et que fera-t-il après? S'il y arrive? 


Benkei: Bah euh.. Bah il continuera de jouer, je suppose, il aime bien trop le Beyblade pour s'arrêter à ça!


Mais j'imagine déjà le vide qu'il pourrait ressentir si un jour il atteint son but, celui qu'il a depuis trois ans. Honnêtement, je ne supporterai probablement pas ma vie ici si je n'avais pas ces visages, ces rêves, ces indices. Mais une fois que j'aurais tout découvert, qu'adviendra-t-il de moi? 


Benkei: Je crois que c'est ici!


Nous sommes devant un grand bâtiment qui ressemble un peu à une petite tour de pierre. Je devine immédiatement où je me trouve, et je suis heureuse que Gingka s'en soit souvenu. 


Moi: La bibliothèque. 


Benkei: Exact! Dis, c'est grave ennuyeux comme endroit, qu'est-ce que tu veux faire comme petit boulot dans un truc comme ça? 


Moi: Gingka m'a dit qu'il y avait des postes à prendre, sûrement pour ranger les livres ou quelque chose comme ça. 


Benkei: C'est chiant à mourir. 


Je suis sûre que Kyoya aurait dit la même chose. 


Je pousse les portes d'entrée et découvre la salle, qui me fait légèrement penser au dessin animé de La Belle et la Bête, lorsque la Bête offre une bibliothèque à sa bien-aimée. Elle paraît immense car elle est en hauteur principalement, et plusieurs étages mènent à une certaine sorte de livre. Les murs de protection qui sont placés sur les extrémités des étages sont en verre, ce qui me refait penser de nouveau à un conte de fée. 


- : Je peux vous aider?


La voix qui vient de parler était tellement mignonne qu'on aurait dit celle d'un enfant, mais quand je tourne la tête pour voir à qui je m'adresse, c'est une fille à peu près de mon âge qui apparaît, avec de grands yeux effrayés, sûrement à cause de Benkei.



Ses cheveux blonds courts flottaient autour de son visage d'ange, à se demander si elle était réelle. Je croix que je n'avais pas conscience d'à quel point certaines filles peuvent être mignonnes naturellement. Je l'a dépasse d'au moins 20 centimètre, peut-être que c'est juste moi qui lui fait peur, tout compte fait. 


Moi: Oui merci. Je m'appelle Yuki (je souris), et je souhaiterai savoir si un travail ici était disponnible. 


Si Gingka m'avait dit que cette bibliothèque n'avait pas vraiment de personnel, ce n'est pas l'impression que j'avais en voyant toutes ces dames qui faisaient des aller-retour entre les étages. Cette fille était la seule adolescente, toutes les autres étaient adultes. D'ailleurs, je n'ai vu aucun homme pour le moment. La petite blonde me répondit d'une voix timide et pas très assurée:


- : Quel genre de travail voulez-vous?


Moi: Ce que vous avez à me proposer. 


L'ambiance me plaisait assez, je m'y sentais à l'aise. 


- : Ne bougez pas, je reviens. 


Et elle partit en direction d'un bureau qui se trouvait à côté de l'entrée. On pouvait distinguer à travers la porte en verre un homme qui semblait perdu dans ses papiers qui devait approcher la 30aine. 
Benkei était complètement perdu dans un endroit comme celui-ci. S'il avait cessé de parler, il regardait partout à s'en torde le cou pour observer les multitudes d'étages qu'il y avait dans ce bâtiment. 


- : Alors, ça te plaît? 


Je sursautai. Gingka était derrière moi, les mains dans ses poches, souriant et heureux de nous avoir fait peur.


Benkei: Bah ça alors! Qu'est-ce que tu fais là Gingka?!


Gingka: Benkei arrête de crier, on est dans une bibliothèque!


Moi: Gingka, tu cries aussi. 


Gingka: C'est à cause de Benkei!


Moi: Chuuuuut..


Les gens autour commençaient à nous observer d'un mauvais oeil, et je n'étais même pas encore admise ici que je me faisais remarquer. 


Gingka: Oups..


Il ria doucement, gêné d'avoir tous les regards sur lui. Ca m'étonne un peu, il est quand même connu dans le monde entier et a l'habitude d'être au centre de l'attention. 


Moi: Alors, que fais-tu ici? 


Il reprit ses esprits et chuchota : 


Gingka: Je ne pouvais pas manquer ta réaction, et puis je n'avais rien de prévu aujourd'hui. 


Son visage devint un peu rouge par la suite, et il me chuchota à l'oreille cette fois:


Gingka: J'avais surtout envie de te voir. 


Benkei: C'est quoi ces messes basses?!


Moi: Benkei, chut..


Je réprimendai Benkei pour éviter de répondre à Gingka, même si j'étais sûre d'être rouge comme une tomate. Très embarrassant. 


La fille de tout à l'heure revint vers nous en sortant du bureau dans lequel elle était restée quelques minutes à peine, elle s'apprêtait à nous dire quelque chose lorsqu'elle apperçut Gingka, tout souriant. Ses yeux s'agrandirent de surprise et sa bouche s'ouvrit en grand, sans doute était-elle une fan.


- : Vous êtes..



Gingka, qui l'avait à peine remarqué, prêta attention à la jolie fille qui se tenaît devant nous quand il vit la manière dont elle le fixait. 


Gingka: On se connaît? 


Elle sembla déçue quelques secondes avant d'afficher un sourire triste sur son visage. 


- : C'est vrai que ça fait un petit moment, mais tout de même..


Complètement perdue, j'assistai à l'échange entre ces deux-là. Gingka paraissait assez perplexe pendant 10 secondes afreusement gênantes où aucune parole ne fut prononcé avant qu'il ne déclare enfin d'un air de celui qui a trouvé la bonne réponse à une question d'un jeu télévisé stupide:


Gingka: Vanilla! 


Cette dernière souria à l'appel de son prénom. Benkei et moi échangeons un regard, et ce fut lui qui posa la question en premier:


Benkei: C'est qui cette fille, Gingka? 


Qu'on soit clairs, je ne l'aurais jamais demandé de cette façon. 


Gingka: Benkei, Yuki, je vous présente Vanilla, une sorte de cousine éloignée que je n'ai pas revu depuis.. euh..


Vanilla: 6 ans. Quand tu as commencé à voyager, entre autre. 


Benkei: Je pensais que vous étiez tous roux dans cette famille..


Je ris à la remarque de Benkei et à l'énervement qui apparaît sur le visage de Gingka. Il ne faut jamais les ammener ensemble dans une bibliothèque, ces deux-là sont bien trop dangereux pour la tranquilité des lieux. 


Gingka: Depuis quand es-tu ici? Pourquoi tu ne m'as pas prévenu? 


Vanilla: Je n'ai ni ton numéro de téléphone, ni ton adresse, comment voulais-tu que je fasse? Et puis je ne suis pas arrivée depuis très longtemps, seulement depuis un mois. 


Je commence à m'impatienter un peu. Ce n'est pas que cette discussion me dérange, mais j'aimerais vraiment avoir une réponse pour mon possible boulot. 


Gingka: Alors, pour Yuki?


Vanilla semble se rappeller de la raison de ma venue et m'annonce avec un grand sourire qu'ils ont besoin de quelqu'un pour répondre au téléphone et prendre les commandes des clients. Apparemment, c'était son boulot à elle à la base, mais elle est bien trop timide pour répondre normalement à de parfaits inconnus. Je déglutis. Le téléphone, en ce moment, ce n'est pas vraiment mon truc avec un certain numéro masqué qui m'appelle sans cesse.


Vanilla: Si ce job t'intéresse, il faudra que tu signes quelques papiers. (Elle me les tends) Reviens demain les déposer et si tu es acceptée, tu pourras commencer à partir de la semaine prochaine. 


Moi: Je te remercie.


Je ne pensais pas que ce serait aussi facile. 


Vanilla: En attendant, vous pouvez aller visiter les différents étages de la bibliothèque. Gingka, il y a même un rayon sur le Beybl..


A peine avait-elle commencé à prononcé ce dernier mot que Gingka était partit à toute vitesse monter les escaliers, sans même nous attendre. 


Benkei: Gingka!! Reviens icmmhfhf..


Je lui mettait ma main sur la bouche en prenant soin d'agrandir ma manche pour ne pas être en direct contact afin d'éviter davantage de bruit. C'en était finit de l'humiliation et des regards de haine pour aujourd'hui. 


Vanilla: Bon.. Vu que Gingka est partit sans nous, Yuki, tu veux que je te fasses visiter les endroits principaux de la bibliothèque? 


Moi: Oui, merci (Je souris).


                                              
                                                     ~~


Point de vue de Gingka: 


Cette bibliothèque est vraiment immense!
Même si c'est moi qui l'ai conseillé à Yuki, je n'étais jamais rentré à l'intérieur et je n'avais pas idée du nombre de bouquin qu'ils disposaient ici. Revoir Vanilla m'a fait bizarre, elle est beaucoup moins timide qu'avant en tout cas. Je me demande si elle joue toujours au Beyblade.. 
Je me promène dans les différents rayons à la recherche de celui que je cherche et je me rend comptes que certains ont vraiment des noms bizarres comme "Exoscisme", " Paranormal", "Malédictions".. Je croix que je suis au mauvais étage, les gens qui sont ici doivent avoir une curiosité particulière pour s'intérresser à ce genre de choses, car quand j'observe les noms de certains romans, ça fait assez froid dans le dos. 
Je me pose véritablement la question de s'ils ont tous les livres du monde à leur disposition car cet étage n'en finit pas. Pour aller dans un autre étage, il faut refaire un tour complet de ce rayon pour accéder à l'escalier. On a vraiment l'impression d'être dans une espèce de tour, c'est particulier comme bibliothèque. 


J'aurais peut-être dû attendre Yuki et Benkei.. Je les ai laissé en plan sans même dire au revoir à Vanilla, qui ne sera peut-être plus là quand je rejoindrai mes amis. Je me sens mieux depuis la conversation que j'ai eu hier avec Yuki, j'ai l'impression de pouvoir enfin être moi-même sans cacher à longueur de temps une partie de moi pour ne pas la mettre mal à l'aise. Mais je flippe quand même quand je n'ai pas un oeil sur elle, avec ce qui a faillit se passer hier, je tiens encore plus qu'avant à l'avoir dans mon champ de vision pour m'assurer qu'il ne lui arrive rien. J'ai tellement peur pour elle. Je ne sais pas comment je réagirai si elle disparaîssait de nos vies comme lorsqu'elle y est entrée. J'essaye de ne pas y penser, et je préfère ignorer également la manière dont elle dévore des yeux mon plus vieux rival.
 

Je croise peu de personne et je presse le pas. C'est pas que je suis un froussard, mais je n'aime pas l'ambiance, ce n'est certainement pas ici que je trouverai ce que je cherche. 
Je finis par atteindre l'escalier qui te donne l'impression de marcher dans le vide avec ses marches en verre. Quelle idée de créer un truc pareil? J'espère que personne n'a le vertige ici! Parce que moi, même si ce n'est généralement pas le cas, je dois avouer que j'ai pas mal peur et que je m'agrippe fortement aux barrières de protections. Lorsque j'atteins enfin l'étage suivant, je suis tellement soulagé d'être arrivé que je bouscule quelqu'un par maladresse.


Moi: Wouah désolé!


Si je lui ai servit mon plus beau sourire d'excuse, je reste bouche bé quand je remarque le physique de la personne que j'ai bousculé.


Chapitre 26: Une solitude rouge.

 

Son regard est aussi froid que de la glace malgré le feu de ses yeux. Ou devrais-je dire, de SON oeil. L'autre est couvert par un petit masque. Ses vêtements, sa peau pâle, ses cheveux noir corbeaux, ses yeux, son bandage, tout cela la fait ressembler à une poupée en porcelaine qui aurait prit vie, et je dois dire que cela me fait encore plus peur que les noms bizarres des rayons de l'étage d'en dessous. 
Elle reste quelques secondes à me regarder, comme si elle m'analysait. Me connaît-elle? Moi en tout cas, c'est la première fois que je la vois. 


Moi: Tu es nouvelle en ville? 


J'attend sa réponse pendant encore quelques secondes, mais je n'obtiens qu'un faible hochement de tête, pas un mot, pas un souffle. 
Elle se remet à marcher et passe à côté de moi pour descendre les escaliers. Je me retourne pour l'observer. Son corps est aussi fin qu'un coton tige, il donne l'impression de pouvoir se briser si on avait le malheur de la bousculer. Quand je repense à son regard qui ne contenait aucune émotion, j'en ai des frissons désagréables. Qui est cette fille? 


Moi: Attends!


Je cours sans regarder en bas pour ne pas m'arrêter afin de la rattraper. Cette fille m'intrigue, autant pour son physique que pour l'impression bizarre que je ressens quand mes yeux se posent sur elle. C'est comme si des souvenirs se mélangeaient dans ma tête, comme s'ils se superposaient, sans que je parvienne dire lesquels et pourquoi. 
A mon appel, elle s'arrête sans se retourner. Je la contourne pour me mettre face à elle, je suis bien plus grand, je me demande quel âge elle a. 


Moi: Comment t'appelles-tu? 


Toujours sans émotion, elle me regarde sans rien dire. J'ai la sensation de la déranger, mais je ne la reverrai probablement jamais, alors autant cesser mes interrogations tout de suite, même si je paraîs légèrement bizarre. 


- : Meï Misaki.


Sa voix est aussi froide que ses yeux. Mais son nom met fin à mes interrogations. Je m'excuse et pars, il faut que je trouve Yuki. 


                                                 ~~


Point de vue de Yuki:


Il est presque midi quand Vanilla me finit sa visite personnalisée des lieux. La bibliothèque possède beaucoup de petits bureaux un peu en retrait, dans les couloirs interdits au public, et il y a énormément de personnel et étonnament, peu d'hommes. Je ne savais pas que ce genre de métier n'intéressait pas les hommes, au contraire, j'en étais venue à me demander si j'allais réellement croiser des filles et peut-être me faire des amies de boulot, même si mon amitié avec Utau est irremplacable et inégalable. Benkei nous a suivit tout le long, la mine boudeuse. Je me doute bien que cela l'ennuyait profondément, mais lorsqu'il avait voulu rejoindre Gingka qui a complètement disparu de notre champ de vision, je l'ai supplié de rester avec moi, de sorte de ne pas rester seule avec Vanilla. Je n'aime pas les silences et nous avons l'air aussi timides l'une que l'autre, donc la présence de Benkei et de ses commentaires réchauffait un peu l'ambiance. 


Benkei: J'en ai vraiment marre.. 


Moi: C'est terminé t'en fais pas, on ira en ville avec Gingka après si tu veux bien et qu'il a du temps libre. 


Je commence à me sentir bizarre. Comme si j'étais opressée d'un seul coup, et que l'air se réduisait petit à petit, sans m'empêcher de respirer. J'ai également extrêmement chaud, mais c'est normal pour la saison, me direz-vous.


Benkei: Il a bien de la chance Gingka..


Il ronchonne dans son coin mais je sais pertinament que lorsque nous sortirons d'ici, son sourire et sa bonne humeur habituelle reviendrons. Et puis, je ne pense pas que d'ordinaire il considère le fait de chercher des livres le passionne, à moins qu'il ne fasse attention à ceux qui parlent de Beyblade notamment. 


Moi: T'inquiètes pas, on attend que Vanilla revienne avec le plan et on s'en va. 


J'avais l'impression de répéter la même chose depuis 2 heures. Je suis d'accord sur le fait que voir où sont rangés les livres qui ne se vendent pas du tout ou les toilettes privés du peronnal, ce ne soit pas très intéressant, mais je dois absolument tout connaître sur tout si je veux bien m'intégrer ici. C'est un endroit où je serais probablement toujours entourée et où personne ne pourra me faire du mal par quelconque moyen, en tout cas je l'espère. 


Benkei: ça va Yuki? Tu es toute pâle!


Moi: Oui oui ne t'en fais pas. 


Cela n'a rien à voir avec la sensation qui me parcourt lorsque mon agresseur est dans les parages, mais ça n'a rien de très agréable non plus, je dois dire. 
Vanilla finit par revenir quelques minutes plus tard avec de nombreux papiers en mains. Je me demande si je vais devoir porter ces documents toute la journée à la main. Me connaîssant, ils vont sûrement s'envoler quand je vais sortir d'ici, fidèle à ma maladresse légendaire. 
Peut-être qu'ils atteriront sur Kyoya.
Non mais qu'est-ce que je raconte? 


Vanilla: Ramènes-les moi bien lorsque tu auras finis de les étudier, on en a pas vraiment beaucoup et les imprimantes ne sont pas en très bon état. Au plaisir de vous avoir rencontré! Vous direz au revoir à Gingka de ma part, je dois absolument repartir à mon poste, ordre du directeur. Bonne après-midi!


Nous remercions Vanilla et elle part après nous avoir adressé un sourire très poli. Nous nous dirigeons vers l'entrée, j'espère que Gingka n'est pas déjà descendu, il risquerait de penser que nous sommes sortis sans lui, et ce serait bête. 


Benkei: Tu marches même pas droit!


Moi: On arrive bientôt t'inquiète pas. 


Benkei: Bah merci je le sais, on voit la sortie à des kilomètres avec tous ce verre. 


Moi: C'est joli je trouve. 


Benkei: Tu en casses un c'est tout l'immeuble qui s'écroule. 


Moi: C'est pas un immeuble..


Pendant que nous divaguons sur l'architecture de cette bibliothèque, nous arrivons au point de départ, c'est à dire l'endroit où Gingka nous a abandonné, entre autre.


Benkei: S'il est pas là dans 10 minutes on s'en va?


J'observe les personnes aux alentours. Toutes des femmes! Je vais finir par croire que ce métier est sexiste. 


Benkei: AH BAH PAS TROP TOT GINGKA!


Moi: Chuuuut Benkei ne cris pas..


Mais c'est un peu tard pour dire cela. Gingka est en train de descendre les escaliers d'en face, essouflé comme s'il venait de courir des centaines de mètres. J'ai comme l'impression qu'il est préoccupé car en temps normal il aurait répondu à Benkei avec la même puissance de voix, se moquant des regards accusateurs de ceux qu'il dérange, alors que en ce moment son visage est fermé, mais c'est peut-être juste moi. 
Quand il stoppe de courir pour se mettre face à moi, je comprend qu'il y a peut-être vraiment un truc qui cloche vu le sérieux de ses yeux. 


Gingka: Yuki! Comment tu te sens?


Moi: Hein?


C'est un peu étrange comme manière de redire bonjour, non? A moins qu'il ne veuille pas vraiment me dire ça.


Moi: Je vais bien, je te le répète.


Comme si j'étais bizarre, il penche la tête.


Gingka: Yuki?


Moi: Hum? 


Gingka: Tu ne serais pas..


Moi: J'ai la tête qui tourne...


Je coupe la phrase de Gingka car un violent mal de tête surgit sans prévenir. Je manque de tomber à chaque pas que je fais, à plusieurs reprises Gingka tente de me rattraper par les épaules, mais ça ne fais qu'aggraver mon état et rajoute l'envie de vomir aux quelques symptômes que je possède. 


Benkei: Elle aurait pas dû partir sans veste, moi je dis. Y'a beaucoup de vent!
 
 
Malgré que je suis en train de m'agripper aux murs et la voix de Gingka qui m'assaille de "Qu'est-ce qui se passe?!" "Yuki tu m'entends?", je distingue la remarque de Benkei et je note dans un coin de ma tête que désormais même s'il fera 30 degrés dehors, je serais toujours blottie d'une veste quoi qu'il arrive. Je traite mon cerveau d'imbécile de prendre le temps de trouver ça drôle. J'ai horreur d'être en état de faiblesse et pourtant il y a TOUJOURS quelque chose qui ne va pas. Quand ce n'est pas une agression dans la rue, c'est une blessure au pied, quand ce n'est pas une blessure au pied, c'est une voiture qui manque de me renverser, et quand ce n'est pas la voiture, c'est la maladie! Génial! 
Je parvins à me relever après un grand effort et je demande à Gingka de rentrer. Nous ne sommes pas très loin de chez Utau et je pense que c'est la meilleure chose à faire pour le moment.
Dans un soupir, il hoche la tête, et je suis soulagée qu'il ne me traîne pas dans un hôpital. Je pense que tout ceci est simplement une sorte de malaise vagual à cause de la chaleur, car j'étais en pleine forme il y a encore une heure, donc je ne vois que cette explication.


Les garçons marchent avec moi jusqu'aux portes de sortie, et je croix entendre quelques personnes autour nous proposer leur aide et eux la refuser, ce qui me rassure. Comme par miracle, dès que je passe le seuil d'entrée, mon corps prend une grande bouffée d'air en fermant les yeux et je me sens instantément mieux.
 


 
Moi: ça ira, je pense qu'il faisait juste trop chaud à l'intérieur.
 


 
J'attend une réponse, mais elle ne vient pas. Interloquée, je me retourne pour comprendre ce qui les en empêche.
 
Tient?
 
J'ai beau révérifier plusieurs fois, il n'y a personne. 
 


 
J'observe les alentours. Aucune trace d'eux non plus. Je décide de retourner à l'intérieur afin de découvrir où ils sont passé quand ce que je découvre me coupe le souffle une nouvelle fois. Plus un seul bruit ne perturbe les lieux. 
 
La bibliotèque est vide. 
 


 
Il y a une 1 petite minute, elle était pleine à craquer et tout le personnel faisait des allers-retours dans tout les recoins. J'avance avec hésitation et peur, et mes pas résonnent dans la pièce. Ce n'est pas possible qu'ils aient fermés et que tout le monde soit déjà partis? Je pose mes yeux sur la grande horloge, il est à peine midi et demi mais je ne tarde pas à remarquer que les aiguilles ont cessé de tourner et que le tic tac régulier a disparu en même temps que les autres. Mais qu'est-ce qui se passe? Est-ce moi qui devient folle? J'ai l'impression de subir un accumulation d'évennement paranormaux qui ne me font vraiment pas rire, ils me donnent plutôt envie de pleurer, je dois avouer. Le silence est comme un bruit désagréable, je déteste l'entendre. 
 


 
Moi: Il y a quelqu'un?
 


 
Ma voix résonne dans toute la bibliothèque, mais bien évidemment, personne ne répond à mon appel. Je suis complètement effrayée. Ma respiration est saccadée et mon coeur bat beaucoup trop vite, tout ceci me fait presque plus peur que le psychopathe à ma porte ou qui essaye de me renverser, parce que tout ceci n'est pas normal, ce n'est pas la réalité. 
 
Je ferme les yeux en serrant le plus fort possible mes paupières, je me pince, j'essaye par tous les moyens classiques que tout le monde connaît de sortir de cet espèce de monde parallèle. 
 
Malheureusement, lorsque je les rouvre, rien n'a changé. Je suis seule. Complètement seule. Est-ce que dehors c'est la même chose? 
 
Je vérifie toute suite en sortant de cet endroit figé, courant à plein poumon dans n'importe quelle direction avec l'espoir de trouver quelqu'un, juste une seule personne qui me rassurera sur le fait que je ne suis pas en train de devenir complètement dingue. Je manque plusieurs fois de tomber tant je cours vite, et du regard je contemple le paysage vide d'humain, de bruit, d'animaux qui se dresse devant moi. Je suis en plein centre ville, et évidemment, les magasins sont fermés, de même pour les restaurants, les bars et les cafés, et les habituels promeneurs sont absents, toujours personne. Qu'est-ce que je peux bien faire, toute seule? 
 
Je m'arrête, essouflée et tétanisée. J'en ai assez. 
 
En cet instant, j'ai envie que tout s'arrête. Pas seulement ce vide. Je souhaterais ne pas exister, juste pour arrêter de subir des choses que les gens normaux ne subissent pas. Je n'ai pas de passé, je ne sais même pas si le nom que je me donne est bien le mien seulement parce que je l'ai entendu quand je me suis éveillée. "Oh et au fait, tu es née où toi?" "Dans un cratère, là où une météorite a explosé il y a quelques mois!" Sérieusement, qui a déjà donné une réponse comme celle-ci? Personne, parce que tout est oeuvré pour que je ne sois pas comme les autres. Je devrais aller au lycée ou faire des championnats de Beyblade avec mes amis, mais non, je suis là, seule, au millieu d'un centre ville avec pour seul bruit mes sanglots qui ne veulent plus s'arrêter. Seule. Perdue. Sans famille, avec seulement des amis pour me raccrocher à mon but. Si je ne les avais pas rencontré, où serais-je aujourd'hui? Serais-je celle que je suis en ce moment? 


Pendant que les larmes coulent sur mes joues et que la légère touche de maquillage que j'apporte à mes yeux chaque matin s'étale sur mon visage et mes mains, j'ai une pensée pour ce que m'a dit Utau ce matin: "Chaque seconde que tu passes est précieuse, parce qu'on ne sait pas si à la suivante un horrible psychopathe aimant le sang va venir t'enlever et te déchiqueter pour je ne sais quelle raison morbide. "
Je croix qu'en ce moment, je préfèrerai voir arriver mon harceleur avec une scie sauteuse à la main plutôt que d'être ici. Malheureusement, je n'ai pas cette chance, et peut-être que je n'aurais jamais eu le temps de révéler à qui que ce soit ce que je ressens pour Kyoya, même pas à lui. J'aurais dû me douter que de toute manière, quelque chose m'empêcherait de regarder à l'infini ses yeux bleus tristes. Si je finis ici, c'est une dispute qui déclarera la fin de mes conversations avec lui. Je me sens horriblement égoïste de ne penser qu'à lui et à Ryuga. 


Ryuga. 


Je relève la tête de mes mains, qui sont toutes crassées de noir et de mes larmes. Cela faisait un moment que mes pensées ne s'étaient pas redirigées vers lui, et si cela arrive en cet instant présent, je jurerai sur ma vie que c'est pour une raison en particulier. J'essuie mes larmes qui coulaient encore, et je me remet à courir, cette fois en direction del'hopital. Ryuga n'est pas vivant, ni mort, il entre les deux. Que sait-on du coma au juste? Je me souviens avoir vu quelque part que certaines personnes pensaient que l'esprit était toujours présent, dans une autre réalité. Et si j'étais en vérité dans sa réalité à lui, qui fait partit de mes visages? 
J'atteins le centre hospitalier assez rapidement, et cette fois je ne prend même pas la peine d'éviter la petite rue où j'ai croisé Jake, il ne sera certainement pas au rendez-vous cette fois-ci, et elle permet d'y accéder bien plus facilement. Je cours toujours à en perdre haleine et bien évidemment lorsque je franchis les portes, aucune infiermière ne vient m'accueillir, aucun patient ne crie de douleur, aucun médecin ne parle de la petite fille qu'ils viennent d'opérer, aucun pleurs d'un viel homme venant de perdre sa bien aimée, emportée par la viellesse. Rien de tout cela. Mais j'ai l'espoir, et je le garde au plus profond de moi, d'entendre enfin une voix, sa voix, à lui, que j'ai tant souhaité connaître et dont j'aurais avec beaucoup de chance l'opportunité qu'elle parvienne une fois à mes oreilles avant qu'un nouveau malheur n'arrive. 
Je monte les escaliers, et arrivée devant la 67ème, je reprend mon souffle. Je suis épuisée, mais c'est en retenant ma respiration que je pousse la porte en bois qui se tenait devant moi. Ma vue est légèrement brouillée par les larmes qui n'ont pas cessé de couler malgré moi, alors que je voudrais à tout pris les stopper. Mais je ne sais pas si vous avez remarqué, tout ne se passe jamais comme prévu dans ma vie. 


Je longe le petit couloir qui permet d'accéder à la chambre, toujours le coeur battant d'adrénaline mais aussi de peur immense, la peur de me tromper et de ne découvrir personne dans cette chambre. Si c'est le cas, je ne sais pas ce que je pourrais faire de plus, et j'abandonnerai. 
Je n'ai même pas le courage de lever mes yeux du sol lorsque je parviens enfin dans la pièce. Je croix avec désespoir pendant une fraction de seconde que ma crainte va se réaliser quand par je ne sais quel miracle une respiration autre que la mienne retentit à mes oreilles. Folle de joie, je redresse la tête et mon coeur explose de stress et d'excitation à l'idée d'enfin voir ses yeux.
Comme je le faisait remarquer quelques secondes plus tôt, rien ne se passe comme prévu. Ce n'est pas Ryuga qui est assis sur le lit d'hôpital face à moi. La déception s'empare de tout mon être. Mais au moins je ne suis pas seule, c'est mon unique pensée positive. 
Celui qui est tranquillement installé sur le lit de Ryuga n'est autre qu'une petite fille aux cheveux noirs corbeaux avec des habits plutôt tristes. Elle est affreusement maigre. Je me demande pourquoi nous nous retrouvons ensemble. 


Moi: Hé..


Elle ne répond pas à mon salut, mais je remarque son corps qui se redresse, ce qui signifie qu'elle vient peut-être seulement de remarquer ma présence. 


Moi: Tu sais ce qui se passe? Il n'y a personne dehors...


Toujours aucune réponse. Je m'approche d'elle, elle est probablement aussi perdue que moi, et je suis quand même heureuse d'avoir trouvé de la vie quelque part. 


Moi: Héhooo.


Je trouve le fait qu'elle ne se retourne pas de plus en plus étrange. Je finis par atteindre le lit et me décide à lui poser ma main sur l'épaule tout doucement pour lui signifier que je ne lui veux aucun mal, mais quelque chose d'anormal se produit. 
Ma main devient glacée. Et mon corps commence à le devenir petit à petit tandis que je cherche de l'air désespérément car j'ai la bonne impression qu'il diminue dans cette pièce. Une douleur lancinante au niveau de la poitrine me brûle, contrastant avec le froid qui se propage dans mon corps, et je me rappelle avec précision le moment où ces sensations ont déjà parue en moi. 
Lors de mon cauchemar. 
Malgré la douleur, je parviens à regarder le tête de la petite fille à qui je touche encore l'épaule malgré moi se tourner progressivement dans ma direction, elle accomplit ce geste tellement doucement que la peur me gagne le ventre encore plus que la souffrance. 
Quand son visage est face au mien, le froid laisse place à la peur des plus totales. 


Un oeil rouge, l'autre bandé. Et un sourire glacial. 


Si j'ai eu l'impression d'être seule durant cette dernière heure, j'ai cette fois-là l'impression que la terre entière hurle avec moi.







Chapitre 26: Une solitude rouge.


 

Tags : #Manga#beyblade - Love Youu. ♥ - #Chapitre 26 ♥ ~

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Comments :

  • Fan-FictionBeyblade

    30/10/2017

    Cameby wrote: "Wow....ce chapitre est...impressionant! Mais ou est Ryuga?!0.0"

    Merci :)

  • Cameby

    30/10/2017

    Wow....ce chapitre est...impressionant! Mais ou est Ryuga?!0.0

  • Arianna-demonica

    17/07/2017

    oh d'acc' ^^ c pas grave

  • Fan-FictionBeyblade

    17/07/2017

    Arianna-demonica wrote: "oh my god! c trop bien! yuki est encore dans un problème pas possible! la pauvre! et cette fille la mei misaki mais c qui ! >.< sa fait flipper le fait qu'il y'ai d'un coup plus personne! pire qu'un film d'horreur s't'eu plait xD j'adoe!"

    désolée pour l'attente j'ai été privée d'internet quelques temps ^^ hahaaa mystère! Je suis contente que ça te plaise !

  • Arianna-demonica

    30/06/2017

    oh my god! c trop bien! yuki est encore dans un problème pas possible! la pauvre! et cette fille la mei misaki mais c qui ! >.< sa fait flipper le fait qu'il y'ai d'un coup plus personne! pire qu'un film d'horreur s't'eu plait xD j'adoe!

  • musa-et-master-creations

    30/06/2017

    De rien :) j'aime beaucoup :)

  • Fan-FictionBeyblade

    28/06/2017

    musa-et-master-creations wrote: "Super chapitre continue comme sa :)"

    merci beaucoup c'est super gentil :)

  • musa-et-master-creations

    27/06/2017

    Super chapitre continue comme sa :)

  • Fan-FictionBeyblade

    21/06/2017

    LucieDirection wrote: "Vraiment un super chapitre plein d'intrigue, j'ai reconnu Mei Misaki d'Another! C'est très spécial de prendre un personnage d'un manga d'horreur comme celui-ci, je me demande ce que ça nous réserve et quel rôle joue-t-elle dans les cauchemars de Yuki.. Hâte de voir la suite, ce chapitre m'a tenu en haleine tout le long ^_^"

    Oh je suis surprise que quelqu'un l'ai reconnu, ce n'est pas un manga très populaire, moi-même je ne l'ai pas regardé en entier mais j'ai lu les livres, c'est comme ça que j'ai découvert la version dessin animé ^^ Haha je suis en train de l'écrire, je suis contente que ça t'ai plû :)

  • Fan-FictionBeyblade

    21/06/2017

    steanne wrote: "Ok... ça c'est vraiment stressant comme chapitre... jusqu'au bout j'étais complètement paralysée tellement j'étais angoissée!
    Mais malgré ça, j'adore ce chapitre! Le texte reste bien écrit et on entre facilement dedans. Même si de nouveaux personnages se rajoutent et qu'on voit des liens qui se créent qui sont dévoilés, tout reste cohérents que se soit entre eux ou avec ce que l'on sait et ce que l'on ignore.

    En ce qui concerne l'histoire, ça n'a vraiment plus rien à voir avec Beyblade là mais honnêtement, j'aime toujours autant que lorsque j'ai commencé à la lire. C'est vraiment incroyable de voir comment elle a évolué et j'adore l'atmosphère et la tension que tu crées.

    Que dire de plus? Les personnages sont tous mis à l'honneur chacun leur tour même ceux qui viennent d'autres séries. Pour ceux que je connais, je trouve que les caractères sont bien conservés et qu'ils s'intègrent bien dans l'intrigue tout en ajoutant quelque chose, ils ne sont pas là pour rien.

    En tout cas, j'ai hâte de voir la suite!
    "

    Oups, désolé de t'avoir angoissée ^^
    Merci beaucoup, contente qu'il t'ai plû!

    Oui là c'est vraiment dans un tout autre univers, c'est vrai, tant mieux alors Merci ça me touche beaucoup ! :)

    C'est en cours ^^

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