Chapitre 24: Des comptes à régler.

Chapitre 24: Des comptes à régler. 


Gingka: Yuki?...


Moi: Euh, oui?


Gingka: Pourquoi regardes-tu partout autour de toi? Tu cherches quelqu'un?


Moi: Non pas du tout, excuse moi..


Gingka se trouve face à moi, tapotant avec impatience ses doigts sur la table où nous nous trouvons. Lorsqu'il est venu ce matin, je n'avais même plus envie de sortir, étant donné les évènemments bizarres qui se sont passés qui me font encore plus peur désormais.


Il équarquille les yeux, l'air de comprendre, puis secoue avec exagération la tête comme pour se traiter d'idiot lui-même. 


Gingka: T'excuses pas, c'est moi qui suit bête! Mais t'inquiète pas, en ma compagnie rien ne t'arrivera, c'est promis.


Il me sourit franchement avant de se remettre à taper du doigt sur la table. Ce geste me stresse et j'ai envie de dégager sa main pour qu'il arrête, mais je ne peux pas vraiment, déjà parce que ce serait impoli car il s'occupe de moi et en vue de la situation ambigüe dans laquelle je me trouve avec lui je ne me permettrai sûrement plus jamais d'être aussi familière avec lui comme nous l'étions avant, mais aussi bien sûr à cause du contact physique. 
Nous sommes dans un fast food, où Gingka m'avait déjà promit quelques fois qu'il m'y emmènerait. Je devais sûrement m'y attendre de sa part, mais sur le coup ça m'avait un peu fait rire, car c'est une activité que lui seul peut proposer dans l'état où je me trouve. 


Gingka: Ils en mettent du temps! J'ai faaaaim.


Après l'arrivée de Gingka ce matin, j'étais déterminée à rester chez moi toute la journée, enfin plutôt chez Utau. Mais l'idée que désormais il savait que j'avais changé d'habitation pour un moment et qu'il pouvait débarquer d'une minute à l'autre me faisait encore plus peur que de sortir, et puis Gingka essaye de me changer les idées, alors ça va tout de même un peu mieux, enfin si on oublie le fait que mes mains tremblent toujours autant. 
Quand j'ai annoncé à Utau que mon harceleur savait que je logeais chez elle, j'ai pensé que mon amie aurait partagé ma panique. Mais lorsque je lui ai dis, elle m'a juste répondu ceci:


"Utau: Et alors? Tu seras toujours mieux ici que chez toi, seule. C'est une petite ville, s'il connaît l'endroit, il connaîtra toutes les possibilités de logement dont tu as accès. Mais j'avoue que ça me met en rogne qu'il t'ai suivit jusqu'ici, j'ai pas franchement envie de te voir paniquer du matin au soir et que la nuit t'arrives même pas à fermer les yeux." 


Elle m'avait lancé cela d'une voix énervée, et si elle était effrayé, rien ne transparaîssait. Mais après tout, c'est une des facultés de mon amie de cacher ses émotions, alors qui sait. 


Je reprend mes esprits et me reconcentre sur le présent. L'endroit est assez chaleureux, je connais certains visages et quelques jeunes Bladers viennent saluer Gingka de temps en temps, les yeux plein d'admiration. Gingka est comme Kyoya lorsqu'il s'agit de Beyblade, il peuvent en parler pendant des heures et cela avec n'importe qui. J'ai beaucoup délaissé cette activité depuis mon arrivée ici, ma fidèle L Drago ne m'a jamais servit à autre chose que de me défendre. Oui, j'ai un lien avec elle, et ça peut paraître étrange de se sentir connecté à des morceaux de métal, mais c'est le cas, et même si le Beyblade n'est pas ma principale occupation et que je ne participe jamais à des championnats, je ne m'en séparerais pour rien au monde. Gingka est souriant, rit avec ces petits qu'il connaît à peine, et je me dis que c'est vraiment chouette d'avoir quelqu'un comme lui dans son entourage. Avoir rendu triste un être aussi gentil que lui est probablement ma pire honte, même si je ne peut m'en vouloir de ne pas partager ses sentiments à mon égard, je me sens coupable. Rien ne devrait rendre triste Gingka et gâhcer son sourire. 


Gingka: Décidémment, tu n'es pas très présente aujourd'hui! Est-ce que tu as encore peur? Si tu veux on peut aller ailleurs..


Moi: Non t'inquiète pas, je me sens un peu mieux. C'est dingue comme ces enfants t'admirent!


Gingka: "rougit" Baaah quand on a la même passion, tu sais..


Moi: Oui je sais. Tiens, je croix que nos commandes arrivent. 


En effet, la serveuse dépose délicatement les plateaux sur notre table et nous souhaite très poliement un bon appétit. Les yeux de Gingka brillent lorsqu'ils se placent sur le hamburger qu'il a commandé, ce qui me fait rire. Moi, j'ai commandé un hot dog avec une boisson sucré, même si je n'ai pas vraiment le coeur à manger. 


Gingka: Bon appétiiiiiiit! 


Il croque dans son sandwich avec fougue, et je fais de même.


Chapitre 24: Des comptes à régler.



 
Gingka: Vraiment trop bon!


Je ris. Nous sommes de bien beaux enfants. 


Nous parlons de tout et de rien pendant le repas, et je réalise qu'il essaye un maximum de ne pas parler des évennements récents, ce qui me touche. En réalité, c'est à peine si j'ai le temps d'y penser, car dés que j'ai terminé ma phrase et que le sujet dont nous parlons est à peu près clos, il renchaîne tel un moulin à parole sur un autre. Je croix que je n'ai jamais discuté autant en si peu de temps! Tellement que nous finnissons nos sandwichs respectifs au bout d'une heure, alors que d'habitude ses repas sont englouttis en à peine quelques minutes. 


Gingka sirote sa boisson sucré quand il me demande:


Gingka: Tu ne voulais pas faire un petit boulot, au fait? 


Moi: Si bien sûr, mais je ne vois vraiment pas ce dont je pourrais faire, car moi-même je ne sais pour quelle chose je suis douée ou non, je suis un peu perdue. Tu as déjà travaillé, toi?


Gingka: Certainement pas! Je suis bien trop flemmard pour ça.. Ce n'est pas grave tout cela, essaye et tu verras bien! Il n'y a pas une chose que tu aimes faire? On aurait une piste.


Je réfléchis. Une seule chose me vient à l'esprit. 


Moi: J'aime bien lire. 


Gingka me regarde comme si j'avais dis quelque chose d'étrange, ou que je venais subitement de changer d'apparence devant se yeux. 


Gingka: Tu aimes lire, toi? 


Moi: Oui, plutôt, il n'y a rien d'extraordinaire à cela. 


Sans que je comprenne pour quoi, il détourna les yeux et ses joues devinrent roses. J'étais mal à l'aise. Qu'avais-je dis? 


"Tu croix vraiment qu'on oublie son premier amour aussi vite?"


Les mots d'Utau me revenaient en tête. J'étais consciente, encore une fois, des possibles sentiments restants de Gingka à mon égard, mais je ne voulais pas les voir. Je ne voulais pas les accepter. 


Moi: Tout va bien? J'ai dis quelque chose de mal?


Il secoua violemment la tête, pour amplifier le "non". Il garda les yeux fixés sur son hambruger pendant quelques secondes avant de les mettre droit dans les miens, avec un sourire au coin des lèvres. Si triste. 


Gingka: Non, tu n'as rien fait. C'est juste moi, je suis un peu stupide. Tu sais Yuki, je t'aime.


Je faillis m'étouffer avec ma boisson. Je suis certaine d'être complètement couleur écrevisse. Je ne m'attendais pas à cette phrase aussi directe, qui pourtant lui ressemble si bien, mais surtout je pensais vraiment que nous ne parlerions plus jamais de tout cela. Malgrès tout, je ne peux pas échapper à cette discution que nous devons avoir, alors après quelques toussotements, j'affronte son regard avec difficulté. Ses yeux chocolat me fixent d'un air sincère, et ses pleurs sur mon épaules me reviennent en mémoire. 


Gingka: "rit" Je suis désolée de te le dire comme ça. Je t'avais promis de te laisser tranquille, d'arrêter tout cela, de faire comme si nous étions comme avant, juste des amis. Je pensais même qu'on y arrivait, tu vois, ma jalousie stupide n'était plus aussi forte, je parvenais à communiquer avec toi sans avoir le coeur qui se met à battre plus vite que la normale et que mes mains ne tremblent. Et pourtant, je me rend compte que je n'y arrive pas Yuki. 


Je baisse les yeux. Ce sont des paroles tellement fortes que je ne peux pas soutenir son regard, mais contrairement à la dernière fois, il ne me demande pas de le regarder, car il connaît sûrement et déjà le fond de ma pensée.
Je l'entend se radosser contre sa chaise, et même si je ne le vois pas, je sais qu'il sourit quand il continue:


Gingka: Mais en fait, je me rend compte que ça ne sert à rien. Je m'inquiète sans arrêt pour toi, tellement que parfois j'ai envie de te voir même quand il fait nuit pour être sûr que tu vas bien Yuki, et même là, le fait que tu me dévoiles des choses que tu aimes, même si c'est des choses toute bête comme "j'aime lire", je suis heureux de l'apprendre. J'ai l'impression de te connaître par coeur, mais en même temps pas du tout, parce que toi même tu ne te connaîs pas. J'apprend chaque partie de toi en même temps que toi, et c'est ça qui me fascine. Tu ne te connaîs pas encore, alors je voudrais t'aider à découvrir qui tu es. 


Il penche la tête.


Gingka: Je ne sais pas si je suis très clair. ( Il baisse les yeux et tripote son verre de soda, toujours avec son sourire triste collé à son visage) Mais même si tu ne comprends pas, la seule chose que tu dois savoir, c'est que je t'aime, Yuki, et que je ne sais pas si je pourrais un jour t'oublier. 


J'ai honte. Honte de moi. Gingka est vraiment la personne la plus formidable que je connaîsse sur cette planète, et j'étais tellement heureuse de voir qu'il retrouvait le sourire, heureuse de voir qu'on pouvait peut-être être à nouveaux amis. Pourquoi mon coeur ne s'emballe-t-il pas à sa vue? Suis-je une mauvaise fille, pour rejeter un garçon aussi gentil? 
J'ouvre la bouche pour répondre, mais d'une main qu'il pose sur mes lèvres, il m'en empêche. Je me recule légèrement.


Gingka: Ne dis rien! Ce serait beaucoup trop difficile "sourit". Quoi qu'il en soit, je veillerais toujours sur toi, sache-le. Tu peux oublier cette conversation si tu le souhaite, si ça t'aide à ne pas te sentir mal à l'aise avec moi. J'ai conscience que c'est plutôt égoïste de te dire une nouvelle fois tout ça alors que nous en avons déjà parlé. Mais j'ai besoin de te le dire Yuki. J'ai besoin de t'aimer. Sinon, j'ai l'impression de ne pas vivre à fond.


Il baisse sa main et recommence à mâcher son hamburger, comme si de rien n'était. Que dois-je faire? Vais-je vraiment me comporter de façon normale avec lui? Est-ce que ça ne le blesserait pas davantage? 
Je ne sais pas d'où provient sa force pour continuer un amour sans retour. "J'ai besoin de t'aimer". Ces mots, ils étaient pour moi, rien que pour moi, et je n'étais même pas fichue de répondre parce que j'étais terrifiée à l'idée de dire quelque chose de travers. Finalement, le sol mot qui a bien voulu sortir de ma bouche fut:


Moi: Merci. 


Merci de m'aimer, merci de comprendre,merci de vouloir m'aider, merci t'être toi, tout simplement.
Il me sourit tendrement, comme autrefois. 


Gingka: Pour revenir au sujet d'avant, il y a une bibliothèque pas très loin du centre ville qui vient d'ouvrir, et je croix qu'ils manquent de personnel. Pour moi, traîner au milieu de feuilles de papiers et de vielles dames à lunettes, c'est pas vraiment le top, mais si toi tu aimes lire, ça pourraît faire l'affaire.


Il me parlait normalement, alors j'en fis de même, avec une légère hésitation.


Moi: Oui, c'est plutôt une bonne idée. De qui tiens-tu cette information? Je ne pense pas que tu t'intéresses à ce genre de choses..


Il s'apprête à répondre quand son regard se fige en l'air. Je met quelques secondes à réaliser qu'il fixe quelque chose derrière moi, ce qui me paraît plutôt étrange, car je suis dos à une vitre. Lorsque je me tourne pour comprendre ce qu'il vient d'appercevoir, je ne distingue en premier que la pluie qui fait toujours des ravages, on dirait qu'elle ne veut pas cesser depuis ce matin, mais ça ne me dérange pas. La pluie est un temps que j'aime, même en été où il est sensé faire un peu plus chaud qu'à l'instant présent. Mais l'orage donne l'impression qu'il fait encore nuit, alors ça ne me rassure pas du tout.
Je fronce les sourcils pour mieux percer l'obscrité, quand je suis certaine de croiser un regard familier. 
De grands yeux bleus clairs tristes que j'ai l'impression ne n'avoir pas vu depuis trop longtemps croisent les miens. 


Gingka se précipite tellement vite dehors que j'ai à peine de le temps de le voir partir. Le temps d'un instant, j'ai la nette impression qu'il va glisser mais il se rattrape à une personne, cette personne dont les yeux me regardent toujours quand Gingka arrive vers lui. Je me retrourne précipitemment, gênée, et la discution d'hier avec Utau me revient en mémoire. 
"Kyoya n'est comme ça qu'avec toi." 


Je suis prête à parier que mon garde du corps est en train de supplier Kyoya de rester un peu avec nous, car il est comme ça à longueur de temps. J'ai l'impression que Gingka passe sa vie à le supplier depuis les vacances. Je ris silencieusement en me remémorant les yeux de chat botté de mon ami nous priant de venir avec lui pour la fête foraine. Peut-être ne veut-il pas courir le risque d'un silence gênant entre nous deux, même si je doutes que cela arrive. 


Ils finissent par entrer tous les deux, trempés. Kyoya porte un long manteau marron qui recouvre un t-shirt vert foncé et un pantalon noir. Ses cheveux sont touts ébourrifés, sûrement par le vent, mais aussi applatits, cette fois par la pluie. Je suis étonnée qu'il ait accepté de venir, et je ne sais même pas s'il est au courant de la situation dans laquelle je me trouve. Si ce n'est pas le cas, je ne veux pas lui en parler. 


Gingka: "Sourit" Regarde qui j'ai réussis à rammener Yuki!


Kyoya soupire et le devance pour venir s'assoir à notre table. Gingka veut faire de même mais cette fois il se casse littéralement la figure pour de bon sur le sol mouiillé de l'entrée. Je pouffe de rire pendant qu'il essaye de se relever tant bien que mal, mais un groupe d'enfant arrive bientôt pour l'aider, alors je ne bouge pas. Kyoya arrive enfin à la table et me lance un bref "salut". 


Moi: Je suis étonné que tu sois venu. 


Kyoya: J'ai pas vraiment eu le choix.


Il désigne de la tête Gingka, enfin debout. 


Kyoya: "sourit" Il est casse-pied, quand il s'y met.


J'ai une douleur soudaine dans le ventre. Je n'y fais pas attention et me moque de Gingka quand il revient à la table.


Gingka: Je me suis fais mal, c'est pas drôle "sourit"! 


Moi: "sourit aussi" Désolée.


Gingka: Alors Kyoya, qu'est-ce que tu faisais dans le coin? C'est rare que tu restes ici par ce temps! 


Kyoya: Hm, c'est vrai. Mais tu sais, ça me paraît bien petit maintenant. Et puis j'ai accumulé tellement de force ces derniers temps que je pourrais te battre à plâte couture. 


Et c'est repartit pour un tour! 
Tous les deux partent dans leurs histoires, et même si cela est une tactique de Gingka pour ne pas avoir à afronter une discussion seuls à seuls avec moi, ça ne me dérange pas, car je la redoute aussi. Malgrès tout, je suis extrêmement gênée et je vais mettre du temps avant de pouvoir lui parler comme si de rien n'était, si j'en suis seulement capable. Comme je ne veux pas les interrompre, je les observe. 
Je me demande si parfois il arrive à Kyoya de penser à autre chose que de vaincre Gingka dans un duel Beyblade. Je croix bien qu'on m'ait dit que c'est son seul et unique but dans la vie, mais après? Si cela arrive, que va-t-il bien dont faire de sa vie? Une vie sans but est une vie sans couleurs, sans réel intérêt. Ont-ils déjà pensé, une seule fois dans leur vie, à faire autre chose? Un véritable métier, une famille, est-ce que tout ça est trop loin pour eux? Ils ont 16 ans, moi 15. On est encore jeunes, certes, peut-être que je me pose trop de questions. 
Les yeux de Kyoya sont remplis de cette étincelle que je vois rarement. 
Mon ventre se sert à nouveau, sans que je sache pourquoi. C'est peut-être le Hot dog que je digère mal. 
Nous restons là à cette table pendant encore quelques heures, bien que je ne fais principalement que les écouter se lancer des défis et se remémorer des batailles, j'ai passé une bonne après-midi, car Gingka est infatiguablement bavard et que Kyoya semblait au bout d'un moment vouloir partir d'ici plus que tout au monde. Je lui lançais des regards de soutien quand notre ami lui hurlait dessus en citant ses attaques spéciales. Ce n'est pas le genre de Kyoya de se donner en spectacle, mais la pupart du temps, il répondait assez efficacement. 
Il doit être déjà près de quinze heure quand nous décidons enfin de sortir. Je jette un coup d'oeil aux seveurs qui ont l'air soulagés. Je les comprend, ils n'ont pas cessé de crier! Les pauvres.


Kyoya et Gingka sortent en premier, mais je me rend rapidement compte que l'entrée est toujours aussi trempée. Avec ma taille, je ne tarde pas à glisser à mon tour et mes jambes s'emmêlent avant de tomber. Je suis morte de honte car tout le restaurant me regarde et que mon genou me fait légèrement mal, et le fait de voir Gingka en rire me met encore plus mal à l'aise. Je croix que je suis rouge comme Utau quand on lui parle de Tsubasa.


Gingka: La roue tourne!


Je souris, vaincue, et tente de me relever. Mon genou me fait mal, mais je serais obligée de m'appuyer dessus si je veux parvenir à me lever.


Kyoya: Bon, tu viens?



Chapitre 24: Des comptes à régler.


 
 

La seconde d'après, il semble remarquer que je ne parviens pas à me relever. Il soupire, lève les yeux au ciel, puis me tend la main pour m'aider. 
Qui est cet homme en face de moi? 
Je croix que son double gentil est venu nous rendre visite aujourd'hui. Quoi qu'il en soit, j'hésite quelques secondes, la main en l'air et le coeur battant avant de prendre la sienne. Sa force me soulève complètement, moi et mes 1m75, ce qui me surprend un peu. Mais..
Ce n'est pas la seule chose qui me surprend. 
Sa main a prit pleinement la mienne, il ne m'a pas éffleuré, aucun tissus ne les séparaient, et pourtant je n'ai rien ressentis. 
Rien du tout. 


Kyoya: Ca va? 


Je hôche la tête, troublée. 
Mon genou me fait toujours un peu mal, mais je peux marcher au même rythme qu'eux, et de toute manière avec la pluie on ne peut pas aller bien vite. Je sors mon parapluie pour éviter de me mouiller davantage car la pluie bat à torrent. Je suis les garçons, ne sachant même pas où nous nous rendons, préoccupée.
Pourquoi? 
Je me remémore tous les moments passés avec lui. Même celui où nous nous sommes croisés, à l'hôpital, où nos épaules se sont légèrement éffleurées. Lors de notre aventure dans les grottes, quand il m'a aidé pour sortir au tout dernier moment, je n'ai rien ressenti du tout, et de même pour la fois où je me suis perdue dans la ville des vacances et que je me suis réfugiée dans ses bras, sous le coup d'une impulsion, rien. Aucun frisson désagréable, aucune envie de vomir, rien de tout cela. Comment ça se peut? Chaque fois que je suis en contact avec quelqu'un, que ce soit fille ou garçon, ces symptômes sont présents. 
Seraient-ils partis? Non, j'en suis certaine, rien que ce matin quand j'ai bousculé Gingka par accident, j'ai eu une forte nausée.
Ou bien simplement Kyoya est une exeption à la règle?
Mais comment, et pourquoi?


Je n'ai pas le temps de me poser plus de questions. Parce que j'ai des frissons différents et encore plus désagréables qui viennent de me traverser la colonne vertébrale. Mon rythme cardiaque s'accélère et je m'arrête soudainement pour regarder les personnes qui se trouvent autour de moi. Il y en a beaucoup trop. Le vent et la pluie emmêlent mes longs cheveux et pendant quelques instants, j'ai l'impression d'être complètement seule. Où sont donc Gingka et Kyoya? Ont-ils remarqués que je ne les suivais plus?

 
Je regarde autour de moi, malgrès mes muscles engourdis et mon coeur qui tambourinne tellement que je n'entend plus la pluie. Pourquoi savoir cette personne dans les parages met mon corps dans tous ces états? Ce n'était qu'à la base de légers frissons suivis d'un mauvais préssentiment, alors que ça c'est transformé en tout autre chose maintenant. 
L'obscurité envahie complètement les alentours et pour la première fois je rêverais qu'un grand soleil terrasse tous ces nuages noirs. Bon sang, mais où sont-ils? Je me fourre toujours dans les pires situations, j'étais accompagnée et me voilà de nouveau seule alors que j'avais deux gardes du corps au lieu d'un..
Le vent devînt un peu plus fort. J'avais du mal à garder mon parapluie entre mes mains, et je craignais qu'il ne se retourne ou qu'il ne s'envole, comme dans ces dessin animés qui passent le matin à la télévision. 


La peur dans l'âme, je me forçai à mettre un pied devant l'autre, même si c'était difficile, il ne fallait pas que je reste à un endroit fixe, sans bouger. Les garçons ne devaient pas être très loins, et ils ne mettraient sans doutes pas beaucoup de temps à remarquer mon absence et retourner en arrière. Le seul problème, c'est que ma vue se brouillait, alors je ne savais pas vraiment où j'allais. 
Mon téléphone vibra dans ma poche. Soulagée, je me dépêchai de le prendre pour répondre:


Moi: Gingka? Vous êtes où?


J'avais la voix tremblante, s'il me demandait pourquoi, je répondrais que c'est à cause du froid. Mais ce n'est pas ce qui se passa. Personne ne répondit à l'autre bout du fil, et un détail me laissa perplexe. Je n'entendais aucun bruit de pluie en fond sonore. Juste un souffle.
Pas encore.. C'est pas possible..
Je rabaissai mon téléphone pour regarder qui était le numéro qui m'avait appelé. Numéro masqué. Bien sûr. Je remettai le telephone sur mon oreille.


Moi: Ecoute moi bien, qui que tu sois, je ne te connais pas. Alors laisse moi tranquille, tu veux bien?


J'étais énervée, mais la peur pouvait toujours se lire dans ma voix. Tout en gardant le téléphone à l'oreille, je pris la direction de chez Utau. Je n'allais pas rester au beau milieu du centre-ville seule et avec ce temps, et surtout avec le psychopathe qui ne voulait pas me ficher la paix. 
Je ne voyais rien devant moi, et les seules choses qui éclairaient ma routes, c'était les phares des voitures qui passaient. Mais le passage d'une voiture n'est que temporaire, alors j'étais rapidement dans le noir, trempée malgrès mon parapluie, seule, et comme toujours sans défense. 
Consciente que mon parapluie ne me servait plus à rien, je le refermai et le coinçait dans une des grandes poches de ma veste. Mon correspondant respirait toujours aussi fort dans le combiné, mais je n'avais pas l'intention de raccrocher cette fois, même si j'avais peur. 
Ma main libre se dirigea automatiquement sur mon L drago, toujours avec moi où que j'aille. Je devais me préparer à toute éventualité, et même si je n'avais pas combattu depuis longtemps, ma puissance était la même qu'avant.


Moi: Tu veux continuer de jouer longtemps à ce petit jeu? Respirer fort, ce n'est plus très effrayant au bout de la troisième fois. 


J'attendai devant un passage piéton, en prenant garde de me mettre à une bonne distance de la route afin de ne pas être éclaboussée lorsque les voitures passent en attendant que le feu soit vert. Je faisais toujours des tours sur moi-même, même si je ne distinguais pas grand chose. 


Moi: Je ne sais pas qui tu es ou ce que tu veux, mais le meilleur moyen de régler le problème que tu as avec moi, ce serait de te montrer une bonne fois pour toute, tu ne croix pas? 


Toujours la voix tremblante, je ne sais pas d'où m'était sortit ce courage. Ma colonne vertébrale frissonnaît toujours, ma nuque me piquaît et mes muscles ne voulaient pas tous répondre, mais tout cela commençait à m'énerver plus que de me faire peur. 


Moi: Ecoute, si comme j'en ai le pressentiment, tu es en train d'observer tous mes fais et gestes, eh bien viens. Au moins, tous ce cinéma cessera. 


Le feu passa enfin au vert. Je m'avançai pour traverser lentement pour ne pas glisser, quand mon interlocuteur deigna enfin me répondre:


- : Tu es vraiment sûre de vouloir qu'on se rencontre?


Sa voix était terrifiante et je reconnaissai en elle le rire de la veille. Pourtant, elle était semblable à une mélodie intriguante, pas du tout comme je me l'était façonnée grâce au rire. Elle n'était même pas agressive, mais elle avait un petit truc menaçant. 


Moi: Oui. Qu'on en finisse.


Une nouvelle fois, il ria. Méchamment.


- : Avec plaisir, si tu me le demande.


- : YUKI! VAS-T'EN! 


Moi: Hein?


Que se passe-t-il? 


J'ai tout juste le temps de comprendre que c'était Gingka qui m'avait hurlé de m'en aller quand les phares d'une voiture qui fonçait sur moi m'aveuglèrent. Elle devait s'arrêter. Elle allait s'arrêter. Il le fallait, car j'étais incapable de bouger, et elle serait là dans quelques secondes, ci ce n'est moins car elle roulait à toute vitesse.


Gingka: BOUGE DE L...


Le noir. 
Je ne vis plus rien et n'entendis plus rien. 
 

 

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Comments :

  • Fan-FictionBeyblade

    31/07/2017

    Visiteur wrote: "Non... Putain l'enfoiré de merde! je vais le butter!"

    Mdrrrrr nous sommes d'accord ^^

  • Visiteur

    29/07/2017

    Non... Putain l'enfoiré de merde! je vais le butter!

  • musa-et-master-creations

    25/06/2017

    De rien :)

  • Fan-FictionBeyblade

    31/05/2017

    musa-et-master-creations wrote: "Oui sa ma beaucoup plus surtout se côté mystère :)"

    Merciiii!

  • musa-et-master-creations

    31/05/2017

    Oui sa ma beaucoup plus surtout se côté mystère :)

  • OokamyShiroi

    27/05/2017

    Hihi apparemment oui

  • Fan-FictionBeyblade

    27/05/2017

    OokamyShiroi wrote: "Ça c est surtout que j écris vite ^^" mais oui j y ferai attention surtout que ds mes chapitres malgré les relectures y en a pas mal qui passent à la trappe"

    haha on a le même problème alors ^^

  • OokamyShiroi

    26/05/2017

    Ça c est surtout que j écris vite ^^" mais oui j y ferai attention surtout que ds mes chapitres malgré les relectures y en a pas mal qui passent à la trappe

  • Fan-FictionBeyblade

    25/05/2017

    OokamyShiroi wrote: "Tres bon chapitre malgre les fautes de conjugaison assez visible mais j ai vraiment appreciee
    J ai hate de lire la suite vraiment
    "

    très bon chapitre malgré les fautes de conjugaisons assez visibles mais j'ai vraiment apprécié * on a toutes les deux des progrès à faire en conjugaison (J'étais obligée, ne m'en veux pas :) )

  • Fan-FictionBeyblade

    25/05/2017

    musa-et-master-creations wrote: "C'est super :)"

    contente que ça t'ai plû ^^

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