Chapitre 22: Nuit angoissante.

Chapitre 22: Nuit angoissante.



Un silence remplaça la longue tirade d'Utau. J'avais du mal à saisir ce que j'avais entendu.


Moi: Quoi?!


Utau venait de me lire à haute voix au téléphone la longue lettre que Dashan lui a écrit quand il a annoncé dans ses dernières phrases que la mère de Utau était.. en vie.


Moi: Mais je pensais que...


Ca alors..
 

Utau: Oui, je croyais aussi qu'elle était morte. 


Je n'arrive pas bien à réaliser la situation, alors je n'imagine même pas dans quel état doit être mon amie. Elle vient d'apprendre qu'une partie de sa famille est toujours là, quelque part. Elle n'est plus seule désormais.


Moi: Que comptes-tu faire?


Elle ne répond pas, sans doute a-t-elle déjà cojité dessus sans parvenir à se décider. Elle soupire dans le téléphone.


Moi: Utau, tu dois la retrouver.


Je ne suis plus très loin de chez moi à présent. La sensation bizarre de tout à l'heure a totalement disparue, et il faut dire que j'étais aussi totalement ailleurs quand Utau a commencé à me raconter tout cela, ce qui m'a fait un peu oublier le sentiment de solitude qui me faisait si peur et la sensation d'être suivie. 


Utau: Et à quoi ça servirait, Yuki? Renouer des liens avec cette femme ne serait vraiment pas simple.


Moi: Cette femme est ta mère Utau! Evidemment que ce ne sera pas simple, mais tu as encore la chance de la retrouver, ne la gâche surtout pas.


Au fond de moi je me demande si mon amie devine que je l'envie horriblement. Il lui reste quelqu'un, quelqu'un qui a partagé dix ans avec elle, quelqu'un avec qui elle pourra se remémorer des souvenirs d'enfance en riant, malgrès leurs blessures et les années qui ont passé. Que cela doit être bon, le sentiment maternel, et que j'aimerais me souvenir de l'avoir vécu ou non..


Utau: Tu es une gamine, la vie n'est pas aussi facile. J'ai abandonné ma mère, moi aussi Yuki. Je ne sais même pas si elle voudrait encore me voir.


Moi: Je suis peut-être encore une enfant, mais une enfant qui donnerait tout ce qu'elle pourrait pour avoir la chance de parler, de voir et de serrer dans ses bras sa mère. 


Nouveau silence. Je sais qu'elle culpabilise, je la rassure.


Moi: C'est pas ta faute ce qui m'arrive Utau, mais j'aimerais vraiment que tu tente ta chance. Je sais que tu l'as abandonné, mais tu étais jeune, et t'avais pas vraiment le choix. Chaque personne gère sa vie différemment, il y a la personne qui pardonne certes mais tourne le dos à celui qui l'a blessé, et il y a les plus sages, les plus courageux, ceux qui tendent de nouveau la main. 


Utau: Tu en parles comme si c'était un espèce de jeu à gagner, sauf que à la différence de ceci j'ai tout à perdre.. Et je suis persuadée que ma mère fera partit de la première catégorie, elle me tournera le dos, peut-être même sans me pardonner. 


Moi: Vraiment? Que vas-tu perdre alors, si tu la rencontre ?


Utau: Eh bien l'espoir. Cet espoir qui a naquis depuis quelques heures est tellement fort et effrayant, je peux tout perdre en une fraction de seconde et perdre la possibilité de me dire que ce n'étais pas de ma faute si je n'avais plus de mère.


Je comprend la complexité de la situation et l'anxiété de mon amie, mais j'ai plutôt l'impression qu'au travers de toutes ces jolies paroles, c'est la fierté de Utau qui en prendrait un coup si jamais sa mère ne voulait pas la rencontrer, en plus de l'espoir non réalisé. Utau est une fille qui ne va jamais vers les gens ( sauf moi en l'occurence ) car je sais qu'elle aura toujours peur de se faire rejeter ou de déranger, sauf si ça lui semble légitime de le faire. On est assez pareilles, sur ce côté-là.
J'arrive dans ma rue, il fait nuit noire. J'ai toujours Utau au téléphone quand la sensation bizarre revient peu à peu, me poussant à presser le pas pour rejoindre mon studio. Je fais, en même temps, des tours sur moi même pour vérifier qu'on ne me suit pas, mais toute l'allée est vide, que ce soit derrière ou devant moi. Je n'écoute que d'une oreille Utau, qui commence à s'énerver toute seule sur le fait que sa mère et le reste de sa nouvelle famille habite en Italie, autrement dit super loin.


Utau: Bonjour le prix des billets d'avion.. En même temps, ça me donnera l'occasion de visiter un peu ce pays, j'ai pas mal d'argent de côté. Par contre, je ne parle pas un mot d'Italien! J'espère que sa famille sait parler Japonnais, parce que sinon je vais me sentir un peu exclue.. Pff, écoute moi un peu! Ca se trouve, ils ne voudront même pas me parler, donc je n'aurais pas à le savoir...


Moi: Utau.


Utau: Et puis je n'irais peut-être même pas, alors autant ne même pas se poser la question..


Moi: Utau.


Utau: Quoi Yuki?


Moi: Je vais raccrocher, je rentre chez moi.


Elle se pose suffisament de questions et a l'esprit trop occupé. Je ne veux pas l'inquiéter davantage.


Utau: Euh.. Ok.


L'appel prend fin et je regarde à travers les fenêtres de mon appartement. Il y fait noir à l'intérieur, personne ne m'y attend. J'envisage un instant de trouver refuge chez les voisins mais l'idée me paraît stupide, d'autant plus que je ne les connais pas. Ne sachant pas quoi faire d'autre, j'ouvre la porte après avoir passé mes clés dans la serrure et allume les lumières. J'ai beau tenter de me rassurer, j'ai l'estomac noué. Je fais le tour des pièces pour vérifier que chaque fenêtre est fermée. J'inspecte ma petite salle de bain, avec la boule au ventre d'y trouver quelqu'un ou quelque chose. Kyoya a raison, il ne faut pas que je regarde des films d'horeur, je suis bien trop peureuse. Tout à coup, mon téléphone se met à sonner. Je le prend dans ma main en regardant qui m'appelle, mais le numéro est inconnu, alors je préfère l'ignorer. Aucun de mes contacts ne m'appelle en numéro masqué, alors si c'est une mauvaise blague, je préfère de loin l'ignorer.
Tout en regardant constamment derrière moi, j'attrape un rasoir sur une étagère, au cas où. Ce n'est pas vraiment une super arme, mais c'est tout ce que j'ai sous la main pour le moment. Je me maudis de ne pas avoir pris un couteau à la cuisine puis continue l'inspection. 
Soudain, je vois une ombre défiler sur le mur. Malgré la peur qui me paralyse, j'inspecte le couloir. Rien.  Pendant ce temps, mon téléphone continue de sonner, toujours en numéro masqué. On dirait que la personne insiste car elle sait que je suis chez moi. Seule.


Chapitre 22: Nuit angoissante.

 
 

Je ne sais pas si je suis tout simplement devenue folle, mais la sensation bizarre est de plus en plus forte, et je commence à entendre mon coeur battre dans mes oreilles. Elle n'a jamais été aussi forte depis le début de la soirée.


Je vérifie que mon harceleur au numéro masqué n'a pas laissé de message sur mon répondeur. Rien non plus. 
Je suis à présent dans un état de stress avancé. Je pose le rasoir puis décroche le téléphone en espérant qu'il s'agisse d'Utau, Madoka, Gingka, n'importe qui que je connaisse. Je marmonne un "allô" mais personne ne répond. Un silence.  Pourtant, j'ai l'impression qu'il y a quelqu'un au bout du fil.


Moi: (un peu plus fort cette fois) Allô?


Toujours rien. Je raccoche, j'ai la chair de poule.


Je me dirige dans ma chambre tout doucement en continuant à faire des tours sur moi-même. S'il y a quelqu'un chez moi, cette personne est extrêmement discrète. Je n'entend aucun bruit. Je brancherais bien la radio pour combler le silence, mais j'ai beaucoup trop peur de retourner dans la cuisine où le poste est posé sur un meuble à côté de l'entrée. 
Mon studio est assez grand, je ne m'en plains pas, mais actuellement, je désirerais qu'il n'existe aucune autre pièce que ma chambre, pour être sûre qu'il n'y ait aucun intru. 
Je tremble rien que de me tenir devant mon armoire. Ca m'étonnerais que quelqu'un surgisse de mes vêtements lorsque j'ouvrirai les petites portières, mais mon coeur bat la chamade quand je les tire vers moi d'un seul coup. Mes affaires, peu nombreuses, sont pliées et rangées comme quand je les ai laissé, il y a deux semaines. Je me dépêche de me changer et de retirer les fins tissus de ma robe, pour laisser libres court à mes mouvements. Je pense que c'est ça que je ne supporte pas avec les robes ou les jupes, devoir faire attention à tous les gestes que je fais. 


Je me demande comment je vais réussir à dormir après tout ceci. Je n'ai pas le courage de refaire le tour de mon appart, rien que la perspective d'ourvir la porte me fait peur. Pourtant, la fatigue commence à se sentir, et comme par hasard mon insomnie habituelle se fait absente. Mes paupières sont lourdes et je lutte pour les garder ouvertes. A croire que les voyages en voiture me fatiguent plus que la moyenne, à moins que je ne sois tout simplement qu'épuisée par toute cette peur. 
Je regarde l'heure. Il est à peine plus de 22h30. Pourquoi les harceleurs choissisent la nuit pour faire de telles frayeur? C'est déjà flippant cette sensation d'être épiée, alors être épiée quand il fait nuit, je ne vous fais pas dire à quel point ça l'est. 


Je me pose sur mon lit qui donne une vue sur toute la chambre et, en donnant de temps en temps des coups d'oeils dans tous l'espace de celle-ci, je parcours les contacts de mon répertoire. Mon téléphone a enfin cessé de sonner. A qui pourrais-je demander de l'aide? Tout le monde est probablement en train de dormir, je ne veux pas déranger. Je pose mon téléphone à côté de moi et me questionne sur ce que je pourrais faire maintenant. 


Finalement, la fatigue l'emporte et je finis par m'endormir, la lumière allumée. Ce n'est que quelques heures plus tard que je me réveille en sursaut, comme si je me rappelais brusquamment dans mes rêves qu'il y avait peut-être quelqu'un chez moi. Je suis en sueur et je tremble de tout mon corps. Depuis quand n'ai-je pas eu aussi peur? Probablement jamais. 
Il est 1h06 du matin. Si on avait voulu me faire du mal, ça aurait très bien pu se faire pendant mon sommeil, alors je commence à me poser des questions. Pour mettre tout ceci au clair, je décide, toujours tremblante, de refaire le tour pour tout revérifier. La sensation bizarre est beaucoup moins forte que tout à l'heure, si bien que je ne la sens presque plus, mais elle est tojjours là, comme un petit fragment dans mon ventre qui suffit à m'angoisser. 
Quand j'ouvre la porte de ma chambre, je découvre mon couloir, avec la lumière allumée. Je suis persuadée de l'avoir éteinte lorsque je suis sortit de celui-ci. 


Quelqu'un l'a rallumé à ma place.


Je frissonne. Je le traverse de nouveau en vérifiant la salle de bains, et quand j'arrive dans le salon, tout semble normal. Je rallume la lumière principale qui me donne vue sur toute la pièce et m'installe dans mon canapé. Qu'est-ce que je pourrais faire d'autre? Mise à part la lumière du couloir, rien n'est inhabituel. J'allume la télé et m'allonge en hâtant le petit matin. L'émission qui passe est stupide, alors je change de chaîne pour tomber sur un film où une jolie fille joue du violoncelle. Je croix comprendre que c'est un film d'amour où la fille en question est dans le coma, mais je n'ai pas le temps de saisir plus d'information car le sommeil m'emporte à nouveau.


                                                 ~~


-: Yukiiiii...


Les voix de mes rêves sont comme des petits nuages qui flottent au dessus de ma tête. J'ai l'impression de les voir et de pouvoir les toucher, mais dès que je m'approche d'elles, elles disparaîssent, comme si petit à petit elles me poussaient à les rejoindre pour enfin pouvoir sentir leur voix entre mes mains. Certaines chuchotent, d'autres crient, mais je ne comprend rien, elles parlent beaucoup trop, et en même temps. 


-: C'est pas possible, quelle marmotte..


J'essaie de leur dire de se taire, de parler moins fort, car elles commencent à me faire mal à la tête, mais les bruits ne font que redoubler davantage. Que veulent-elle, à la fin? 
Puis d'un seul coup, toute ma vision s'interrompt par une douleur plus réelle. J'ouvre doucement les yeux, et je revois une nouvelle fois mes yeux rouges, qui eux se ferment. 
Je regarde devant moi. Utau se tient, droite comme un pique, avec plusieurs coussins dans les mains et sous les bras qu'elle s'apprête à me lancer encore une fois sur mon nez. 
Je l'en empêche en levant ma main pour lui signaler que je suis bel et bien réveillée. Elle lâche les coussins.


Utau: C'est pas trop tôt! 


Chapitre 22: Nuit angoissante.



Je somnole un peu et me frotte les yeux. 


Moi: Comment es-tu entrée? 


Utau: Tu te moque de moi? 


Moi: Vraiment pas.


Utau: Ta porte était entrouverte, andouille. Tu sais que n'importe qui pourrait entrer et t'agresser. 


Moi: C'est vrai, je viens d'en avoir une démonstration.


Je plaisante, mais mon coeur se met à battre plus fort d'un seul coup. J'ai fermé la porte, à clé, quand je suis rentrée. Me remémorer la soirée d'hier me fait me sentir encore plus mal. 


Utau penche la tête sur le côté, soudainement inquiète.


Utau: Yuki?


Moi: Oui?


Utau: Pourquoi as-tu raccroché hier soir?


La question. Je soupire. 


Utau: Ta sensation bizarre?


Je hoche la tête, prise sur le fait. Elle ferme la porte d'entrée et se retourne, énervée. 


Utau: Je ne veux plus jamais que tu caches tes problèmes sous prétextes que j'ai les miens. C'est bien compris? Merde quoi! Tu te rend compte si quelque chose était réellement arrivé? T'aurais dû venir chez moi directement.


Moi: Je sais mais..


Utau: Y'a pas de mais Yuki! Je te raconte mes soucis à longueur de temps, alors toi aussi, tu as le droit de ne pas avoir une vie parfaite! 


Je baisse les yeux. Elle a raison, mais c'était plus fort que moi. 


Moi: Désolée.


Elle secoue doucement la tête, puis ses traits s'adoucissent. Je suis rassurée. Je me lève et me dirige vers ma cuisine, juste à côté de l'entrée, et lui propose un jus d'orange. Elle accepte et viens s'assoir à ma petite table à peine assez grande pour nous deux. 


Utau: Raconte moi ce qui s'est passé. En détail.


Je le fais à contrecoeur. Quand je lui explique les petits détails, par exemple les ombres ou les lumières qui s'allument toutes seules, ou encore les appels inconnu tard le soir, la peur passe et se lit dans ses yeux. Elle me confirme que ce n'était pas elle car elle dormait à cette heure-ci, ce qui me fait perdre tout espoir d'être folle. Oui, je croix que dans la situation présente, je préfèrerais être folle plutôt que d'avoir un type bizarre qui rode dans ma maison et autour de chez moi. 


Utau: Il y a autre chose que je ne sais pas? Autant tout déballer maintenant. 


Je réfléchis. Ma vie n'est pas tiraillée de mystères du quotidien, mais une petite interrogation me traverse l'esprit depuis quelques jours.


Moi: Oui. Ce n'est pas grand chose, mais la nuit de la veille du départ des vacances, je me suis endormie sur la terrasse, seule, après une toute petite discution avec Kyoya. Quand je me suis réveillée, j'étais dans mon lit. 


Elle semble mitigée.


Utau: Mais, et ta phobie du contact?


Moi: Je ne sais pas. C'est pour ça que ça me paraît bizarre que quelqu'un m'ait ramené dans ses bras sans que je m'en rende compte.


Utau: En tout cas, ce n'étais pas Tsubasa. 


Je souris à la remarque précipitée de mon amie.


Moi: Et pourquoi en es-tu si sûre?


Comme d'habitude, le visage de Utau change de couleur. Je n'ai pas besoin de plus d'informations pour comprendre qu'ils ont passé la nuit ensemble, et j'en suis très heureuse.
Elle change de sujet et commence à me dresser une liste de potentiels suspects.


Utau: Impossible que ce soit quelqu'un des Wang uh zong. A ce que j'ai compris, seul Mei Mei est allée récupéré leurs affaires, et je ne pense pas qu'elle soit assez forte pour te porter. 


Moi: C'est vrai. Elle est encore plus petite que toi.


Elle me tire la langue à ma remarque et je ris doucement.


Utau: On élimine les deux petits, Kenta et Yu, pour les même raisons.. Madoka n'a pas la force non plus.. Wales aurait pu mais je pense qu'il te l'aurait dit, et Sophie est une énorme marmotte, c'est toujours la dernière à se réveiller. 


Moi: Ce qui nous laisse Gingka, Kyoya ou Benkei. 


Je me met à fond dans ce petit jeu de devinette, ça me permet de penser à autre chose. 


Utau: Pas Benkei. Il aurait fait une remarque désagréable devant tout le monde en se vantant de t'avoir porté et en mettant en avantage ses sois-disants muscles. Sans oublier qu'il l'aurait crié haut et fort à Kyoya. 


Moi: Gingka? 


Utau: C'est possible. N'oublions pas qu'il est amoureux de toi.


Moi: Etait.


Elle me fixe, l'air de se demander si je suis vraiment sérieuse.


Utau: Tu croix vraiment qu'on oublie son premier amour en quelques semaines à peine? 


Moi: S'il n'est pas partagé.. C'est différent, non?


Elle boit quelques gorgées de son jus d'orange et me lance:


Utau: C'est encore pire.


Je ne comprend pas vraiment. S'il m'aime encore, comment peut-il se comporter si amicalement avec moi? Toute tendresse a disparu de ses yeux, il ne me complimente plus comme avant et toute jalousie mal placée a cessé. C'est vraiment trop compliqué pour moi, les sentiments. 


Hésitante, je demande:


Moi: Et Kyoya? 


Utau: Je ne sais pas du tout. C'est vrai que c'est la dernière personne à qui t'as parlé ce soir-là, mais même si vous vous êtes rapprochés et avez créé un soupçon de lien d'amitié, il n'empêche que c'est un chat avec un énorme caractère. Si c'est lui, il ne te le dira jamais, ou en tout cas pas de lui-même. Raah zut... 


Un chat? Si Utau le voit de cette manière, moi je le vois plutôt comme un gigantesque Lion plein de fierté qui ne ferait pas ça juste à cause de son image. Je me trompe peut-être. 
Utau vient de se renverser une goutte de jus d'orange sur son haut. Je lui propose de le nettoyer et de lui en prêter un autre, mais elle me regarde en riant et dit qu'elle préfère de loin garder la tâche sur son t-shirt plutôt que de m'emprunter des fringues. Sympas.


Utau: Je vais plutôt mettre un peu de savon dessus. Je vais à la salle de bain, je reviens.


Moi: Fais comme chez toi.


Utau: "Sourit" Evidemment. 


Pendant qu'elle se dirige là-bas, je repense à cette histoire de téléportation. Gingka ou Kyoya? Et pourquoi je n'ai rien ressentis?


Utau: Yuki!


Mon amie vient de hurler mon nom. La soirée d'hier me revient en tête et j'ai un coup de panique, prise de peur que quelqu'un soit caché dans ma salle de bain. Je me lève comme une folle et me précipite vers celle-ci, où de mon point de vue je vois Utau, les yeux grands ouverts, devant mon miroir. 


Rassurée qu'elle n'ait pas été enlevé ou agressée, je lui demande si elle se moque de moi.


Utau: Yuki. Je ne plaisante pas. Regarde. 


Les battements de mon coeur s'accélèrent. Quand j'entre dans la pièce, mes yeux se posent où ceux de Utau sont dirigés. 
J'ai un frisson d'horeur. 


Par dessus nos reflets dans le miroir, une inscription a été tracée avec probablement un rouge à lèvre, rouge.


                       "Je suis plus près que ce que tu penses"

 

Tags : #Manga#beyblade - Love Youu. ♥ - #Chapitre 22 ♥ ~

Leave a comment

We need to verify that you are not a robot generating spam.

See legal mentions

Don't forget that insults, racism, etc. are forbidden by Skyrock's 'General Terms of Use' and that you can be identified by your IP address (54.162.164.86) if someone makes a complaint.

Comments :

  • Fan-FictionBeyblade

    30/10/2017

    Cameby wrote: "J ai trois soupsons..
    -Utau elle a du rouge a levre sirement...
    -inconnu
    -Ryuga....mm si il esr ds le coma..on sait jamais
    "

    Tu mènes ton enquête, c'est bien ^^

  • Cameby

    30/10/2017

    J ai trois soupsons..
    -Utau elle a du rouge a levre sirement...
    -inconnu
    -Ryuga....mm si il esr ds le coma..on sait jamais

  • Fan-FictionBeyblade

    31/07/2017

    Visiteur wrote: "Oléééé,,,, C'est louche, cette histoire. Peut-être est -ce le fameux gars aux yeux rouges des songes de yuki? Mais là, j'avoue que j'ai un peu peur pour elle....o_O"

    Mystère :D

  • Visiteur

    29/07/2017

    Oléééé,,,, C'est louche, cette histoire. Peut-être est -ce le fameux gars aux yeux rouges des songes de yuki? Mais là, j'avoue que j'ai un peu peur pour elle....o_O

  • musa-et-master-creations

    10/05/2017

    De rien je le pense :)

  • Fan-FictionBeyblade

    10/05/2017

    musa-et-master-creations wrote: "Oui sa ma beaucoup plus et je suis sur que sa me plaira encore continue comme sa :#"

    Merci beaucoup, c'est gentil :)

  • musa-et-master-creations

    09/05/2017

    Oui sa ma beaucoup plus et je suis sur que sa me plaira encore continue comme sa :#

  • Fan-FictionBeyblade

    04/05/2017

    jesuismoiiiiii wrote: "WAAAAh c'était intense! t'a vraiment réussi à me faire flipper (ce qui n'est pas donnée à tout le monde)!
    j'aime bcp le suspense et tout! j'attends la suite avec impatience!!
    "

    Je suis contente que ça t'ai plu! :)

  • jesuismoiiiiii

    04/05/2017

    WAAAAh c'était intense! t'a vraiment réussi à me faire flipper (ce qui n'est pas donnée à tout le monde)!
    j'aime bcp le suspense et tout! j'attends la suite avec impatience!!

  • Fan-FictionBeyblade

    29/04/2017

    Arianna-demonica wrote: "Wow j'adore ton chapitre....

    Le suspens me donne envie de voir la suite ! Viiite! La fin m'a trop fait flipper! Et aussi la sensation que yuki est suivi j'était tellement ancré dans ton chapitre que j'me suis imaginée a sa place
    "

    Je suis heureuse que ça te plaise :)
    Haha elle est pour bientôt ! Tant mieux, c'est mon but ^^

Report abuse