Chapitre 21: Rêves et adieux.

Chapitre 21: Rêves et adieux.


Madoka: Yuki!


Moi: Oui?


Madoka lève sa main en l'air, elle contient un téléphone, mon téléphone. Je me traite d'imbécile d'avoir faillit l'oublier ici et remercie Madoka. 
C'est enfin aujourd'hui que le grand départ a sonné, et je pense que ça va faire vraiment bizarre de quitter ces lieux.

Tout le monde semble triste. La bonne humeur a laissé place à une ambiance mélancolique qui affiche sur chaque personne une expression de tristesse, comme si quelqu'un allait se mettre à pleurer à tout moment. Je déplace ma valise jursqu'au seuil de la porte, qui dispose d'un miroir contre le mur d'à côté, aujourd'hui l'envie de porter une robe m'a fleurit dans la tête sans vraiment savoir pourquoi, alors quand je me regarde dans cette glace je ne me reconnais pas toute suite. Même Utau m'a demandé si je n'étais pas malade aujourd'hui tellement c'est inhabituel.
Cela peut paraître stupide de porter une robe le jour du départ où nous allons rester dans la voiture une bonne partie de la journée, mais dans ma tête, c'est une forme d'adieu à ces si jolies vacances que nous avons eu le plaisir d'avoir. Je suis une grande chanceuse. Quand je regarde mon visage ensuite, je découvre la même expression de mélancolie que les autres affichent, finalement, personne ne s'en rend peut-être compte.


-: Tu comptes rester longtemps devant la porte d'entrée à te regarder?


Je sursaute. Je n'avais pas entendu Utau arriver, je me fais donc surprendre encore une fois.


Moi: Mais non, c'est bon...


Utau: En même temps je comprend. Quand on rentre, il faut directement aller prendre rendez vous chez le médecin.


Moi: Utau, t'es lourde.


Utau: Mais regarde toi! Si seulement tu t'habillais comme ça plus souvent.


Ellle en tout cas, elle se moque bien de sa tenue aujourd'hui. Mon amie est vêtue d'un jogging gris et d'un large t-shirt... Que je n'ai jamais vu...


Moi: C'est quoi ça?


Je désigne du doigt son haut, et à la couleur cramoisie qui eveloppe ses joues je devine immédiatement à qui il est avant même qu'elle réponde.


Moi: Qu'il est gentil alors, ce Tsubasa..


Utau: La ferme... (Sourit)


Comme d'habitude, même si mon amie peut être bouleversée un soir comme elle l'était hier, le lendemain toute trace de faiblesse a disparu et son image de fille forte reprend surface, je croix que j'envie beaucoup ce don. 
Dashan et les Wang uh zong sont déjà partis. Sans doute ne voulaient-ils pas assumer les conséquences de la soirée d'hier qui méritait de grandes explications aux autres, car ce matin nous avons trouvé un mot de remerciement sur la petite table du salon, en précisant qu'ils devaient absolument repartir pour une affaire urgente en Chine. Utau et Tsubasa n'ont pas fais de commentaire, mais si j'ai bien vu que Tsubasa était énervé de ceci, mon amie était elle rassurée que ces deux là ne se confrontent pas, sans doute. 
Je ne sais pas vraiment si ces deux-là se sont rapprochés cette nuit, car même si Tsubasa l'a raccompagné dans sa chambre, il aurait très bien pu en rester là et retourner dans la sienne, il faudra que j'interroge Utau à ce sujet plus tard.


Tout le monde est pratiquement près, nous sommes tous devant l'entrée de la maison en attendant Madoka qui fait un dernier tour pour vérifier que personne n'a rien oublié.


Gingka: C'est dingue comme c'est passé vite!


Il me sourit, d'un visage complètement remit de son chagrin d'amour que je lui avais malgrès moi infligé.


Moi: (lui sourit en retour): Oui. C'est un peu comme ma deuxième maison maintenant. 


Gingka: On est d'accord! Même si les humburgers ne valent pas ceux de chez nous...


Moi: Tu ne pense donc qu'à ça?


Gingka: Quoi donc?


Moi: *ris* Manger!


Gingka: Non, seulement des humburgers!


Je me moque de lui et il m'accompagne dans mes rires, peut-être un jour nous pourrons nous comporter comme ceci à longueur de temps.


Je repense à un détail quand ma conversation avec Gingka se termine. Cela concerne lorsque je me suis réveillée dans mon lit ce matin, alors que je n'avais pas quitté la terrasse la veille après avoir discuté avec Kyoya..
Forcément, j'avais premièrement pensé à lui, mais je ne pense pas vraiment qu'il aurait, et puis je ne l'imagine pas, fait quelque chose d'aussi gentil que ça, cela briserai un peu son image de lion solitaire qu'il se donne à coeur joie de montrer.
Ca aussi, c'est quelque chose qui m'a beaucoup surprise de la part de ces vacances. Qui aurait cru que je deviendrais presque amie avec un asociable comme lui? La vie est pleine de mystères.. même si c'est toujours un imbécile. Je ricane intérieurement en me disant ça, en me remémorant rapidement tous les hasards qui nous ont fait passé du temps ensembles. 
Je décide de reporter au long trajet en voiture mes interrogations à propos de ma téléportation et observe maintenant deux petits duos devant moi. 
Wales et Sophie se tiennent la main, les yeux dans les yeux. Ces vacances auront été bénéfiques aussi pour eux, ainsi que pour Utau et Tsubasa, qui même s'il se cherchent des noises ne se lâchent pas une seconde du regard. L'histoire de Dashan et elle est enfin terminée, et elle peut tranquillement continuer son histoire avec Tsubasa et vivre sur un petit nuage. 


Je ne vais pas énumérer tous les évennements de ces dernières semaines, il y en a beaucoup trop, mais ce seront en tous cas de jolis souvenirs dans ma tête. 

Madoka sort enfin de la demeure et nous faisons un espèce d'au revoir collectif à la maison lorsqu'elle passe les clés dans la serrure en nous adressant à elle comme si c'était une personne. Madoka nous traite de gamins, et nous partons vers les voitures où son père et ses frères nous attendent pour nous ramener. 
Je jette un tout dernier coup d'oeil à notre deuxième maison, et la perspective des évennements à venir après tout ceci me remplie d'un frisson d'excitation.


Chapitre 21: Rêves et adieux.


 

 
Le trajet en voiture se passe normalement, je suis avec Madoka qui est devant à côté de son père, Wales et Sophie. Nous nous arrêtons au bout de quelques temps déjà dans un aéroport où ils nous quittent tous les deux, devant retourner en Europe rejoindre leurs proches. Le fait de ne plus revoir Wales pendant un moment ne fait qu'ajouter à ma tristesse. Je fais la bise à Sophie, apparemment c'est un moyen de se dire bonjour et au revoir en France, mais Wales, lui, me tend les bras pour que je vienne m'y réfugier quelques instants. Je repousse ma phobie et m'y blottie.


Wales: T'inquiète, on revient bientôt.


Moi: Faites vite alors.


Wales: "moqueur" Je vais tant te manquer que ça?


Moi: (ris sur son épaule) Rêve, c'est Sophie la plus gentille.


Wales: Ah ouais?


Moi: Ouais. Mais tu vas me manquer quand même.


Il se dégage et me frotte la tête comme une gamine. J'ai les cheveux tout emmêlés et Sophie fait un peu la tête, mais je suis sûre qu'il saura lui expliquer que notre relation n'est rien de plus que la limite du fraternel, ce n'est que de l'affection. Jamais je n'aurais pensé qu'en si peu de temps il était possible de s'attacher autant à quelqu'un, c'était improbable et effrayant, mais surtout très réconfortant.


Ils partent enfin bras dessus bras dessous en nous faisant de grands gestes d'au revoir que nous leur rendons, avec Gingka qui crie, comme d'habitude.


Gingka: ENVOYEZ MOI UNE CARTE POSTALE!


Tsubasa: Ils ne partent pas encore en vacances, Gingka. Ils rentrent juste chez eux...


Gingka: Et alors? J'veux une carte postale de l'Europe moi!


Tsubasa: Un vrai enfant.

Nous rions et nous redirigeons vers les voitures, cette fois-ci c'est Gingka, Kyoya et Yu qui sont mes compagnons de route, avec Yu devant et Gingka au milieu.


Kyoya: Yu, t'es pas un peu petit pour monter devant?


Yu: Mais nooooooon.


Le trajet se fait tranquillement, et personne ne dispose d'un seul moment de silence avec Gingka qui semble motivé pour faire la conversation pour trois derrière, il faut dire que Kyoya et moi ne sommes pas de grands bavards, mais tant mieux, ça comble le vide.
Kyoya et Gingka commencent à se bagarer et à se lancer encore et encore des défis qu'ils feront lorsque nous seront rentrés, et une idée me vient à l'esprit. Je sais que je devrais davantage m'occuper de ma mission et de mes visages, mais je ne peux pas vraiment y faire quelque chose pour le moment (Bon j'avoue c'est un peu de la mauvaise foie). Alors plutôt que de passer le reste des vacances d'été à me tourner les pouces, je pourrais peut-être me chercher un petit boulot? Utau, elle, travaille déjà avec Madoka pour les réparations de toupies, et je me sens un peu inutile au fonctionnement de cette ville. Je ne tiens pas forcément à travailler dans le milieu du Beyblade, mais au moins me donner une raison de me lever le matin. 


Gingka: A quoi tu penses, Yuki?


Moi: Hein?


Kyoya: Tu fronces horriblement les sourcils quand tu réfléchis. C'est pas difficile à savoir.



Moi: N'importe quoi.


Je regarde Gingka pour qu'il me soutienne, mais il détourne les yeux et ricane.


Gingka: Désolé!


Je rougis de honte et me promet de faire attention la prochaine fois que je me perd dans mes pensées.


Moi: Je me disais que je devrais chercher un petit boulot.


Tous les deux semblent étonnés vu leur tête, mais Gingka me prend les mains et les agite de haut en bas. J'ai un haut le coeur.


Gingka: C'est génial Yukiii!


Moi: Merci, mais je viens d'y penser à l'instant..


Je dégage délicatement mes mains pour ne pas être trop brusque, je suis plus sensible depuis l'étreinte avec Wales de toute à l'heure... je ne touche plus personne aujourd'hui, c'est promis!


Kyoya: Ouais bah tu devrais pas trop t'enjailler.


Nouveau pique de Kyoya. Je demande:


Moi: Et pourquoi?


Kyoya: Empôtée comme t'es? Pas besoin de faire un schéma.


Je suis sûre qu'il fait référence à la fois où je me suis renversée un verre de jus d'orange dessus et qu'il avait dû me prêter son t-shirt. Je rougis.


Gingka: Et pourquoi pas serveuse?


Kyoya se marre à sa proposition qui tombe à pic et je lui jette ma couverture que j'ai prise tout à l'heure à la figure.


Kyoya: T'as osé?


Finalement, la couverture s'est ouverte et a emballée Gingka et Kyoya ensemble, ce qui fait que Gingka est totalement tombé sur lui. Je me moque d'eux et la bataille de couverture commence. Yu nous regarde en riant et Gingka finit la tête dans la couverture tout seul plus d'une fois. Je n'aurais jamais pensé jouer à la bagarre avec Kyoya, finalement il est pas aussi mature qu'il le prétend, ou au moins pas plus que nous. J'aime bien ce côté-là de lui. Est-ce que ça pourrait vraiment être lui qui m'a ramené dans mon lit hier soir? Je découvre des parties de lui que je n'aurais jamais soupçonné de jour en jour, alors pourquoi pas?
Un détail me fait m'arrêter quelques instants. Si la personne qui m'a ramené a dû me porter, le contact physique aurait dû me réveiller, non? Je sais par experience que même quand je dors, cette phobie me réveille si jamais on me touche, alors si la personne m'a porté trois étages dans ses bras, je l'aurais sûrement sentit. Finalement, c'est peut-être juste moi qui ne me souvient pas avoir quitté la pièce, ou bien je suis somnanbule?


Kyoya Gingka : Tu fronces les sourcils!


Moi: (Je ris) Taisez-vous!


Le reste du trajet se passe ainsi, chamailleries sur chamailleries (même si Kyoya s'endort les dernières heures du trajet sans se réveiller une seule fois). Quand nous arrivons enfin dans notre petite ville, je profite à tavers la vitre de tous ce que je n'ai pas vu depuis trop longtemps. Le frère de Madoka nous dépose dans le centre ville, et je suis bien contente de retrouver tous ces petits endroits qui m'ont tant manqué. 
Le soleil se couche déjà et le ciel est teinté d'une jolie couleur orange, les rues sont plutôt calme à cette heure-ci, alors que là-bas la foule faisait rage quelque soit le moment de la journée. Nous ne sommes pas très loin de l'hôpital, mais je ne veux pas paraître pour quelqu'un de bizarre qui choisit cet endroit en guise d'arrivée. Je ravale donc cette envie et je propose aux garçons d'aller boire un café ou un chocolat chaud dans le petit bar d'à côté. Malheureusement, Gingka a du mal à rester debout tant il est fatigué et évidemment, Kyoya m'envoie paître. Je leur dis donc au revoir, et Gingka me fait un grand sourire pour s'excuser de ne pas venir et me promet qu'on ira bientôt manger un humburger ensemble.




Chapitre 21: Rêves et adieux.





J'accepte avec joie en riant et il court rejoindre Kyoya, qui est déjà loin. 


Même si l'envie est très prenante, je me retient d'aller le voir. Je pourrais appeler Utau, je n'ai aucune idée de l'endroit où elle a été déposée, mais je pense qu'elle a bien besoin de repos elle aussi. Suis-je la seule à ne pas être fatiguée? Je veille jusqu'à trois heure du matin chaque soir tant je ne dors pas, j'envie ceux qui y parviennent dès qu'ils mettent leur tête sur l'oreiller.
Je ne sais pas vraiment l'heure qu'il est, mais je décide de me promener un peu. Utau m'a souvent dit que cette ville regorgeait d'endroits que personne ne connaît ou ne va. Gingka et elle ont le même, ce qui ne leur fait pas vraiment un petit coin personnel au final, même si cette pente d'herbe auprès du lac est très sympathique. Je vagabonde tout d'abord dans de grandes rues populaires où j'ai l'habitude d'aller depuis presque 6 mois, j'observe les magasins qui sont en train de fermer et les restaurants qui commencent eux à s'alarmer et à se bouger. J'aime beaucoup observer les gens, je m'en suis rendue compte, et je m'amuse beaucoup à essayer de deviner leur vie, leurs émotions, où à leur en créer. 


La nuit commence à tomber alors je décide de ne finalement pas m'aventurer plus loin dans des endroits où il n'y aurait pas un chat, j'ai assez donné dans les rues de ce genre. Je reçois un message d'Utau qui me demande où je suis, mais après avoir passé ces vacances en communauté, être seule me fait du bien.
J'éteins donc mon telephone et continue ma promenade tout en observant les gens autour de moi.
Il y a beaucoup de couples, la plupart se tiennent par la main, sourient, bref, ils ont l'air heureux. C'est donc ça, aimer quelqu'un? Être heureux à longueur de temps? 
Est-ce que ceux qui s'aiment ressentent les battements respectifs de leurs coeurs? Est-ce que leurs mouvements ne font plus qu'un? Quand je regarde ces personnes, j'ai l'impression que rien ni personne ne peut les séparer quand ils se regardent et rient ensembles. L'amour, c'est braver tous les obstacles, gravir toutes les montagnes, combattre le mal qui approche, ensemble, quitte à faire abtraction du monde qui nous entoure? 
C'est beau, tout ça. Mais j'ai des doutes lorsque je vois cette fille aux joues baignées de larmes noires à cause de son maquillage quand un homme la laisse seule doucement. Je suis tellement innocente à ce genre d'experience que ça me fait presque peur. 


Il doit être 21 heures quand je me décide enfin, après avoir résisté une bonne partie de la soirée à aller à l'hôpital. Les visites ferment dans une demie heure, alors je n'ai pas beaucoup de temps, et autant que ce soit ma dernière activité de la journée.
J'y arrive en quelques minutes, étant proche, et parcours le même chemin habituel pour aller vers sa chambre, l'éternelle 67eme chambre du couloir. Sans savoir vraiment pourquoi, je suis stressée, alors que je sais très bien que même si il y a une personne à l'intérieur de cette chambre, personne ne m'attend vraiment, puisque Ryuga est encore et toujours dans le coma. J'ouvre tout doucement la porte, comme si je craignais de le réveiller et traverse le tout petit couloir qui sert d'entrée pour aller directement au centre de la pièce. 
Il n'a évidemment pas bougé d'un milimètre depuis la dernière fois, ou en tout cas c'est l'impression que j'ai car des infirmiers ont bien dû le déplacer plus d'une fois, enfin je pense. Je ne connais pas grand chose dans ce domaine là non plus en fait. 


Je me rappelle de la photographie de ses yeux que j'avais découverte en vacance. Des yeux jaunes perçants qui me traversent l'âme même s'il n'est pas vraiment là. Je suis rassurée qu'ils ne soient pas rouges, ça me pousse à arrêter de me faire une certaine image de lui et d'éviter d'être déçu si un jour il se réveille. Il se réveillera. J'en suis sûre, il est obligé de se réveiller. Je veux découvrir quel genre de personne il est au lieu de lui inventer une voix, un caractère, un rire, car je me sens beaucoup trop stupide. 
Pour une fois je ne lui parle pas. Je me contente juste de le regarder, ça faisait bien longtemps que je ne l'avais pas vu, et j'ai envie d'enregistrer chaque parcelle de son visage dans ma tête. Le temps joue son rôle dans une décision, il faut être patient, savoir attendre, souffrir, et donc faire preuve de courage. Ce sont de jolies paroles, ne trouvez-vous pas? 


Une infirmière vient me voir pour me prévenir que les visites seront bientôt terminées et je lui répond avec politesse que je vais bientôt partir. Je lui adresse un dernier regard et m'autorise à toucher tout doucement la pointe de ses cheveux qui sont peut-être un peu trop longs maintenant. Ils sont doux, mais sûrement pas aussi épais que ceux de Kyoya. 
Non mais quel est le rapport, déjà? 
Je retire ma main et sort une bonne fois pour toute de l'hôpital. L'air est beaucoup plus frais que tout à l'heure et je regrette instantanément d'avoir mis cette satané robe beaucoup trop légère, à croire que Utau a une mauvaise influence sur moi. 


Il fait totalement nuit, une nuit assez claire et le ciel est très joli, digne d'un ciel d'été d'ailleurs. Les étoiles sont toutes plus brillantes les unes que les autres et je dois me tenir à un poteau pour les observer car sinon j'ai l'impression de me perdre dans cet espace plein de vide.
Je me force à baisser la tête pour ne pas finir par tomber et décide de rallumer mon téléphone, il doit être plein de messages d'insultes de mon amie pour ne pas lui avoir répondu tout à l'heure mais je suis prête à assumer, pensais-je en riant doucement. 


-: Tu as vu quelque chose de drôle?


Je m'arrête d'un seul coup avant de risquer de me cogner contre celui qui vient de me parler. Je relève les yeux de mon écran et cherche du regard celui qui m'a dit ça, et j'ai soudain comme une sensation étrange qui me parcourt jusqu'au bout de mes doigts, comme si elle me remplissait. 
Je continue à me tourner dans tous les sens pour tenter de le voir, mais c'est peine perdue, personne n'est aux alentours. C'est peut-être mieux comme ça après tout, non?.. Car la dernière fois que je me suis fait arrêtée dans une rue près de celle-ci, on sait comment cela s'est terminé. J'ai beau encore chercher, j'ai juste l'impression de devenir folle au fur et à mesure. Ce devait être une voix beaucoup trop bruyante dans ma tête qui me jouait des tours, une voix plutôt masculine dans tous les cas. J'arrête enfin ma paranoïa et lis attentivement les messages d'Utau qui sont tous suivits de plusieurs points d'exclamations et presque tous de majuscules, oulà...


de: Utau
à: 19h34
T'es où?


Jusque là, rien d'anormal, mais j'attend de lire la suite...


de: Utau
à: 20h
T'ES OU?!


de: Utau
à: 20h13
GROUILLE TOI DE REPONDRE! 


Bon.. Sois elle est énervé à cause du fait que je lui ai mit un petit vent, soit il y a autre chose, je continue.


de: Utau
à: 20h17
T'as intérêt d'avoir une bonne raison de ne pas décrocher!!


de: Utau
à: 20h20
Bon j'en ai assez d'attendre!! Appelle moi quand mademoiselle aura le temps. 


Je ne sais pas vraiment si l'appeler est une bonne idée lorsqu'elle est dans cet état d'esprit, mais je ne peux m'empêcher de le faire, que voulez-vous, je suis une grande curieuse. Qu'as-t-elle à m'annoncer de si important? Au fond de moi et pour mon amie, j'espère que cela concerne Tsubasa et elle, peut-être ont-ils enfin mis les choses au clair et Utau veut absolument m'annoncer et me raconter la bonne nouvelle. Je tape donc son numéro et colle le téléphone contre mon oreille quand j'entend des bruits de pas. La sonnerie résonne dans mon oreille et je tourne sur moi-même pour m'assurer que je ne suis pas suivie, ou quelque chose dans le genre, car la sensation bizarre de tout à l'heure est revenue brusquamment.


Utau: Eh bien enfin! C'est pas trop tôt, depuis quand tu éteins ton téléphone tout une soirée?


Les bruits ont enfin disparus, mais pas l'impression bizarre, une impression si familière.. mais en même temps complètement étrangère...


Utau: Allooo? Yuki, je t'entend respirer!


J'accélère le pas, j'ai peur. Je me retrouve seule dans une rue publique en pleine nuit et j'ai peur, je suis une vrai gamine.


Utau: JE VOUDRAIS S'IL EST POSSIBLE D'AVOIR YUKI CHERRY AU TELEPHONE, C'EST TROP DEMANDE? 
 
La voix d'Utau me ramène d'un seul coup à la réalité, je prend une grande respiration et répond:


Moi: Oui. J'ai l'impression qu'on me suit.


Elle se tait un instant comme si elle réflechissait, puis reprend:


Utau: Tu es sûre?


Moi: je n'entend plus de pas mais.. Je me sens bizarre..


Utau: Bizarre comment?


Moi: Il y a différente sorte de bizarreries?


Utau: Arrête de jouer la niaise! Bizarre comme quand t'as vu Sophie ou Dashan? 


Je suis trop bête, je n'y avais même pas pensé. 


Moi: Oui, bizarre pareil, avec un soupçon de sensation d'être suivie.


Utau: Tu vois quand tu refléchis! Rentre vite chez toi.


Moi: Oui oui.. Alors, comment ça s'est passé?


Utau: De quoi tu parles?


Je la taquine en prenant une voix sérieuse.


Moi: La demande en mariage de Tsubasa!


Mon téléphone fait un drôle de bruit, et je ne sais pas si elle a fait tombé le téléphone ou si le bruit vient d'elle, en tout cas je ris beaucoup en imaginant sa mine toute rouge et gênée.
Mais visiblement, ce n'est pas de ça dont elle veut me parler. Après m'avoir informée que depuis leur arrivée c'était le silence complet du côté de Tsubasa, elle reprend son ton sérieux. Quand j'entend le mot Dashan, j'ai envie de m'arracher les oreilles, mais je ne dis rien.


Utau: J'ai trouvé une lettre quand je suis arrivée chez moi. Tout d'abord, quand j'ai vu son nom sur l'enveloppe, je me suis dit "Comment il a fait pour la poster en si peu de temps alors qu'il est sensé être en Chine?" Bref je n'ai pas cherché à comprendre plus loin avec leurs réseaux de communication qui doit avoir 4000 ans lui aussi. Au début, je ne voulais pas la lire..


Moi: Tu n'aurais pas dû.


C'était sensé rester dans ma tête, je l'ai peut-être pensé trop fort.


Utau: Si, tu vas comprendre pourquoi.


Elle parle d'une voix toute exitée maintenant. 


Moi: Je t'écoute attentivement.


Chapitre 21: Rêves et adieux.



Utau: "Cher Utau,


Je te remercie en avance car si tu lis ces lignes, c'est que, d'une rage et d'un dégoût ardent contre moi tu n'as pas déchiré cette lettre en mille morceaux que je suis en train de t'écrire dans cet avion, alors c'est déjà un grand pas que nous avons traversé, tu ne trouve pas? Bref, ce n'est pas mon genre de faire de l'humour. Comme tu l'as vu, je suis plutôt doué pour manier les gens selon mes envies, selon ce dont j'ai absolument besoin. Je déteste ne pas tous contrôler, ce qui doit être là n'a rien à faire ailleurs, ceux qui doivent m'aimer n'ont pas leur mot à dire. Jusqu'à présent, j'étais assez fier de cette capacité, à faire en sorte que rien ne dépasse, à calculer tout ce qui pourrait arriver si jamais mes plans ne se déroulent pas comme prévu. Rassure-toi, tu n'as jamais été un plan. Enfin, peut-être que si à certains moments, mais je ne m'en suis jamais rendu compte jusqu'à maintenant, croix-moi. 


Je voudrais tout recommencer depuis le début, si tu le veux bien. Je ne vais pas te raconter toute ma vie, mais seulement certains passages où tu en fais partie, je n'ai rien préparé à l'avance, croix moi que l'encre défile toute seule et que j'écris tout ce dont j'ai tant voulu t'exprimer ces deux derniers mois. 
Quand ma mère à rencontré ton père, j'étais déjà le meilleur élève de l'académie de Beyblade où je travaillais depuis mon enfance en Chine. C'était une fierté, je l'avoue totalement, mais aussi une énorme responsabilité, car j'étais en quelque sorte son avenir, son atout. Il faut que tu saches une chose Utau, je te dois bien cela, même si cette vérité va sûrement te faire du mal. Ma mère, cette si belle femme sur qui je suis encore sous la responsabilité, cette femme que j'ai longtemps cru d'une honnêté et d'une loyauté sans faille pour les autres, n'a jamais aimé ton père. En fait, nous n'avions plus rien. Plus d'argent, plus les moyens de continuer à payer mon académie encore très longtemps, plus les moyens pour vivre une vie convenable. Et c'est à ce moment là qu'elle a rencontré ton père Utau. Il était charmant, riche et talentueux, il avait toutes les qualités pour combler ma mère, pourtant je le voyais dans ses yeux, je voyais sa haine Utau, sa haine quand elle le regardait, quand elle l'embrassait devant nous. En vérité, je pense que maintenant, les personnes trop gentilles et trop nobles écoeurent ma mère depuis l'abandon de mon géniteur, et c'est exactement comme ça qu'était ton père. Le pire, c'était le froid. Jamais je ne l'avais connu si glaciale avec quelqu'un, pourtant ton père n'a rien remarqué, où alors il faisait semblant de ne rien voir car sa présence le rendait tout simplement heureux après le divorce avec ta mère. Alors oui, deux ans plus tard, j'ai surpris ma mère un soir, farfouillant dans son ordinateur et ses papiers privés, sûrement étaient-ce tout ce qui concernait sa grande fortune qui avait tant attiré ma mère. J'aurais pu réagir Utau, et je ne l'ai pas fais. Mais laisse moi t'expliquer pourquoi ensuite.


Contrairement à ma mère avec ton père, à la seconde où je t'ai vu Utau, je t'ai admiré. Tu étais belle, je me souviens encore de tes cheveux blonds touts bouclés et courts à l'époque où je t'ai rencontré qui me donnaient l'impression chaque fois de parler à un ange qui était beaucoup trop gentil et innocent. Même si au début je ne voulais pas l'admettre, je me suis mis à vouloir te protéger, t'avoir toujours dans mon champ de vision, même si ce n'était pas possible car je devais continuer mes entraînements à l'académie. Mais merde Utau, j'avais l'impression que plus les mois défilaients, plus tu étais belle, et j'avais la nette sensation que à mes côtés tu devenais quelqu'un de non plus seulement gentil, mais de fort. Et j'aimais cette sensation Utau.Tu ne peux pas savoir combien de fois je me suis retenu quand je te voyais avec d'autres garçons à ton collège, quand je venais te chercher, combien de fois je t'ai défendu auprès de ma mère qui ne te voyais que comme une enquiquineuse sans intérêt. J'espère aujourd'hui que tu en riras, mais à l'époque ça me mettais dans une colère noire. Ah Utau.. Si tu savais à quel point j'ai pu me repasser notre premier baiser en boucle dans ma tête, ainsi que de ta difficulté à me dire ces simples mots que sont "je t'aime". Si j'avais pu, je serais toujours resté à tes côtés Utau, je ne t'aurais jamais lâché, et les "je t'aime" seraient sortis beaucoup plus aisément, par habitude de nous l'entendre dire. Alors quand j'ai vu ma mère faire ça, je me suis énervé, elle m'avait expliqué le plan depuis le début, mais je ne voulais plus en faire partis, je voulais rester. Mais elle a gardé la tête haute et m'a attaqué sur mes compétences qui avaient beaucoup baissées à l'académie. C'était mon seul autre point faible à part toi, et elle le savait, mais elle n'avait pas non plus tort Utau. Depuis que tu étais mienne, les entraînements n'étaient plus ma priorité, c'était même la première fois que j'en ratais, et ça a rendu tout le monde fou. Ma mère m'a donc posé un ultimatum: soit je partais avec elle et je continuais mon ascension au sein de l'académie pour enfin la représenter tel qu'il se doit, soit je restais avec vous, en ayant conscience de la pauvreté dans laqulle j'allais vivre vu les circonstances dans lesquelles ma mère vous avais mis en quelques arrangements, elle était bien plus forte que moi dans la manipulation, d'ailleurs tu dois bien te douter que c'est elle qui m'a tout apprit. La suite tu l'as connais Utau, même trop bien. Nous sommes partits. Et je t'ai laissé derrière moi sans un numéro, sans une adresse, sans un mot, sans rien du tout. Je ne peux imaginer ce qui s'est ensuite passé chez vous, même si tu m'a fait part d'une partie avec le décès de ton père. J'ai repris le cours normal de ma vie, et même si j'ai voulu, bordel Utau, je l'ai tant voulu, je n'ai jamais pleuré ta perte. On ne me l'a pas permit. Ma mère était un monstre de glace désormais, et ceux qui m'enseignais tout ce dont je suis le plus fort aujourd'hui m'ont forgé à la dur. Je pense que je n'ai pas de souvenir de plus horrible que cette période là, sauf peut-être quand mon père nous a abandonné de la même façon que nous l'avons fait avec vous. J'ai connu d'autres filles, j'ai connu les plaisirs de relations sans aucun sentiments, et je croix bien qu'à force, je suis devenu le pire des salopards, comme mon père. Même si je veillais à garder une image sympathique de moi aux yeux des autres, ceux qui m'ont réellements connus savent que je ne suis pas comme ça. Les seuls aujourd'hui qui me préviennent quand je déborde, quand je fais n'importe quoi, ce sont les Wang uh Zong. Ils sont comme ma famille, et je croix que je serais une personne sans âme si je ne les avais pas tous rencontrés. Croix moi Utau, ils m'ont sauvés. J'ai fait tant de mal tu sais, bien plus qu'on ne peut l'imaginer, et pourtant ils ont toujours étés là, même si je croix que j'influence certains un peu trop. Je veux redevenir la personne que j'étais à l'époque où je t'ai rencontré Utau, et c'est en partie pour ça que j'ai cherché à te retrouver. Je connaissais du monde au Japon, et j'ai donc prit l'excuse de leur rendre visite pour te voir. Ces vacances sont tombés à pic, mais je me suis comporté comme un bel idiot, encore une fois. Je voulais tout obtenir sans te fournir d'explications dont je ne voulais plus entendre parler, je te voulais, mais c'était uniquement pour moi. Je ne t'aime plus Utau, tu as raison. Je ne peux juste pas me passer de toi, parce que tu fais partie de deux ans de ma vie, et je suppose que ce que tu m'as dit l'autre soir, c'était aussi facile que de te briser les os, car c'est ce que j'ai ressentis quand je t'ai tourné le dos, et que je t'ai laissé, avec Tsubasa et Yuki à tes côtés. C'est quand tu m'as dis tout cela que j'ai vu la réalité en face, je ne peux pas remonter en arrière, je ne peux pas vivre heureux comme je l'étais avec toi et ton père. Merci de m'avoir ouvert les yeux Utau, même si ça me tue de l'admettre. 


J'ai vécu comme un voleur Utau, alors toi, je veux que tu bénisses d'une vie heureuse. J'espère qu'un jour tu achèteras chaque jolie robe que tu as toujours voulu. J'espère que tu les porteras et que tu danseras pieds nus en été en riant. J'espère que tu sourireras à toutes les petites choses comme des fleurs et le rire des enfants. J'espère que tu obtiendras ce tatouage que tu as toujours voulu, j'espère que tu apprendra à parler couramment l'Espagnol. J'espère que tu iras dans chaque état des States. 
J'espère que tu ne cesseras jamais de chanter même quand les gens te diront que c'est impossible, en particulier là, voilà quand j'espère que tu chanteras le plus fort. J'espère que tu achèteras un bracelet partout où tu iras jusqu'à ce que ton bras entier soit rempli avec eux. J'espère que tu auras le courage de parler quand quelque chose est important pour toi. J'espère que tu tomberas follement amoureuse avec quelqu'un d'inattendu, et enfin j'espère que tu oublieras les cicatrices inférieures et extérieures et que tu apprendras à être heureuse Utau. C'est tout ce que je te souhaite.


Ps: Je ne sais pas si tu t'en doute, mais notre réseau de recherche a plus de 4000 ans, alors dans le petit papier d'à côté, tu as toutes les données concernant l'adresse, le pays, la nouvelle famille de ta MERE Utau. Tu es courant que tu as un beau-frère? Je t'en pris, ne me remplace pas! C'est de l'humour. Retrouve ce qui te reste comme famille Utau. Je t'embrasse.


                                            Dashan."
 

Tags : #Manga#beyblade - Love Youu. ♥ - #Chapitre 21 ♥ ~

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Comments :

  • Fan-FictionBeyblade

    30/10/2017

    Cameby wrote: "Ooh trop chou la fin!
    J ai pensais que la voix serait Ryuga.....
    "

    Ouiiii :)
    Mh c'est une supposition ^^

  • Cameby

    30/10/2017

    Ooh trop chou la fin!
    J ai pensais que la voix serait Ryuga.....

  • Fan-FictionBeyblade

    31/07/2017

    Visiteur wrote: "C'est touchant. j'ai beaucoup aimé la lettre."

    Merci beaucoup, j'ai beaucoup aimé l'écrire :)

  • Visiteur

    29/07/2017

    C'est touchant. j'ai beaucoup aimé la lettre.

  • musa-et-master-creations

    09/05/2017

    De rien :)

  • Fan-FictionBeyblade

    29/04/2017

    musa-et-master-creations wrote: "Super :)"

    Merci:)

  • musa-et-master-creations

    28/04/2017

    Super :)

  • Fan-FictionBeyblade

    22/04/2017

    Yuki-chan03 wrote: "La lettre de Dashan m'a brisé le coeur... ToT
    C'était vraiment bien... le seul truc, c'est que j'étais vraiment stressée quand Yuki se sentait suivie. J'ai hâte de lire la suite. ^^
    "

    Moh ^^^
    Merci beaucoup! Ha, ça c'est à suivre au prochain chapitre, c'est pour bientôt ;)

  • Yuki-chan03

    22/04/2017

    La lettre de Dashan m'a brisé le coeur... ToT
    C'était vraiment bien... le seul truc, c'est que j'étais vraiment stressée quand Yuki se sentait suivie. J'ai hâte de lire la suite. ^^

  • Arianna-demonica

    21/04/2017

    ^^ ok j hâte de voir la suite alors

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