Chapitre 18: Manipulation de l'esprit.

Chapitre 18: Manipulation de l'esprit.


- : Hého? Yuki? 


Mon esprit sombre agréablement dans les désordres du sommeil. Mes paupières sont si lourdes que l'envie de retourner dans mon lit semble très douce, jusqu'à ce que ma tête s'échappe de ma main et que je manque de tomber, ce qui me fait retourner à la réalité et à Madoka qui m'observe avec curiosité.


Madoka: J'aimerais parler à Yuki Cherry, est-elle disponnible?


Je bredouille un grognement qui ressemble à un oui. Les traces de sommeil manquant dû à cette nuit intriguante et douloureuse se font ressentir de plus en plus et je peine à me concentrer sur ce qu'on me dit depuis le début de la matinée. 


Madoka penche la tête, comme à chaque fois qu'elle le fait quand elle est soucieuse ou qu'elle réfléchit à quelque chose. 


Madoka: On dirait que quelqu'un a mal dormit. La chambre n'est pas confortable?


Moi: Si, ne t'inquiète pas. Juste un mauvais rêve.


Je n'ai pas tenu à parler de cette drôle de vision qui me vient chaque nuit mais qui cette fois à été violente physiquement parlant. Quand Utau m'a demandé des détails sur tout ça beaucoup plus tôt dans la matiné, j'ai simplement raconté les images habituelles qui m'avaient fait un peu mal à la tête et m'ont poussé à aller boire un verre d'eau fraîche (ou un café, je ne sais plus vraiment) pour me changer les idées. J'ignore si elle y a cru, mais avec les problèmes quotidients qu'elle rencontre je ne pense pas qu'en ajouter des miens soit une très bonne idée. Et puis même si je sais que ce n'est pas avec une mauvaise intention qu'il a prononcé ces paroles, le discours de Kyoya sur le fait que je prenais trop de place avec mes histoires m'a un peu refroidie, alors je tâche de m'effacer un peu.


Madoka: Tant mieux alors! (Elle sourit) J'ai des nouvelles te concernant.


Moi: Vraiment? Et de quoi s'agit-il?


Moi qui voulait qu'on cesse de se faire du soucis pour moi il y a à peine quelques secondes.


Madoka: Tu te souviens, tu m'as affirmée être née dans un cratère, comme si une météorite avait percuté l'endroit?


Moi: Oui.


Je me souviens tout à fait de ce jour où je m'étais éveillée, mal en point et dévêtue, et je ne sais pourquoi mais l'idée d'être née à l'endroit où une météorite aurait percuté le sol m'avait toujours traversé l'esprit, jusqu'à ce que Madoka me le confirme pour de bon.


Madoka: En réalité, la météorite est tombée quelques jours plus tôt avant la date que tu m'as fournie. 


Moi: Je me suis peut-être trompée de jour..


Madoka: Je ne pense pas. Mais ce qui est intéressant en revanche, c'est cette photo satellite qui a été prise la jour même où elle a atterit.


Elle fait défiler les images sur sa petite tablette qu'elle ne quitte jamais des yeux et la met face à moi, de sorte à ce que je puisse voir parfaitement les images qu'elle me montre. Le lieu de la photo est exactement l'endroit où ma mémoire a commencé, il y a quelques mois déjà. Je n'y suis pas retourné depuis cette époque là et une petite nostalgie me parcourt le ventre. Ca fait déjà tellement longtemps. Je me souviens comme je me sentais seule à cette époque là et comme je ne comprenais pas pourquoi j'avais sans cesse des voix qui m'indiquaient quoi faire et ou aller en premier pour survivre dans ce monde. Maintenant, c'est à peine s'il est possible de se retrouver seul avec toutes les personnes qui vont et viennent dans cette maison.


Moi: C'est bien ici. Mais qu'est-ce que je suis censée comprendre?


Madoka: Regarde mieux.


Elle fait des zooms sur la photo de ses doigts fins, l'image est de très bonne qualité même autant rapprochée, tellement que dorénavant un petit détail à peine visible attire mon attention, et plus c'est proche plus l'objet en question se distingue. 


Moi: C'est.. Qu'est-ce que c'est ça?


C'est rond, noir, et a l'air horriblement visqueux. 
Un oeuf?


Madoka: On dirait une sorte de coquille. Et elle est là chaque jours qui passe...


Moi: C'est sûrement de la terre mélangée à de la boue qui...


Madoka: ...Jusqu'à le jour de ta naissance. La photo est prise une fois le matin, une fois le soir, car on a tenu à ce que cette zone soit surveillée, mais si le matin de la date que tu m'a fournis, la coquille est toujours là, le soir, plus une seule trace d'elle.


Dans mon esprit, j'avais toujours espéré que mon arrivée dans cette endroit n'était qu'un hasard, et que l'on m'aurait abandonné ici. Mais si cette histoire s'avère vraie, mon existence est un peu plus surnaturelle que prévue. 


Moi: J'ai quand même du mal à le croire. C'est peut-être juste un hasard, même une petite boule de terre que j'aurais écrasé en marchant ce jour là.


Madoka: Il est vrai que cette idée semble plus réaliste, mais tu ne croix pas que si tu avais marché sur quelque chose d'aussi visqueux qu'il en a l'air, tu n'en aurais gardé aucun souvenir?


Moi: Admettons. Tu pense que j'ai éclos de cette... chose?


Non mais quand même, je n'ai pas les gênes d'un papillon, ni d'une chenille. 


Madoka: Ce n'est qu'une hypothèse Yuki, mais de toute manière nous ne sommes sûr de rien, il faudrait aller sur les lieux pour voir si il existe des restes de cette coquille.


Malgré les preuves évidentes que cette coquille, comme dit Madoka, a peut-être quelque chose à voir avec moi, mon esprit refuse cette idée et décide de ne pas croire à cette histoire, sans même que j'y réfléchisse une seconde de plus, comme mécaniquement. 


Madoka: Voilà, c'est tout ce que j'ai pour le moment.


Moi: Tu n'es vraiment pas obligée de t'occuper de tout ça pendant tes vacances...


Madoka: En effet, mais je trouve que nous avons suffisemment attendu pour nous concentrer un peu plus sur les détails de ce qui concerne ta mission et tout le reste. L'arrivée de Wales m'en a fait prendre conscience. 


Je suis un peu mal à l'aise, mais je remercie tout de même Madoka de faire ces efforts afin de m'aider. Elle me sourit en rétorquant que ça lui fait plaisir puis me laisse pour se diriger vers un des transats de la terrasse, toujours les yeux rivés sur cette petite tablette tactile. 


- : Née dans une coquille? Tu es vraiment quelqu'un d'étrange.


Je souris en reconnaissant l'accent. Je me retourne et découvre Wales, toujours aussi beau et beaucoup plus rayonnant que le jour de son arrivée, et je me demande si ce sont ses vacances qui lui font du bien ou alors le fait que ses sentiments se sont avérés véritablement réciproques avec Sophie et qu'ils ne se lâchent plus d'une semelle.


Moi: Bah voyons! Je n'y croix pas vraiment. Et depuis quand tu espionnes mes conversations?


Il ricane et m'avoue:


Wales: Je suis juste curieux en ce qui te concerne, après tout c'est pas vraiment tous les jours que je croise quelqu'un qui a un tel mystère sur les épaules.


Je lève les yeux au ciel.


Moi: Tu dis ça comme si c'était une bonne chose, ou une qualité.


Wales: Je n'ai pas dit ça, mais au moins tu as un but à suivre dans ta vie. Tu ne sais même pas qui tu es en réalité.


Moi: Découvrir qui je suis.. Mh, c'est vrai que ça pourrait être intéressant! *Souris* Ca se trouve, je suis une enfant star !


Il me jette un chiffon à la figure pour mon sarcasme et nous rions en coeur, je ne peux pas m'empêcher de jouer l'enfant avec lui, et ça me fait du bien. 


L'arrivée d'une grande fille aux cheveux bleux turquoises nous interrompts, et le visage de Wales se fend d'un grand sourire, tout comme celui de Sophie. Les deux amants s'embrassent tendrement devant moi et je ne peux que les envier pour leur petit couple si adorable. Eux au moins n'ont sûrement pas de doute sur leurs sentiments, contrairement à... euh Utau, bien sûr. Qu'est-ce que j'allais dire?


Wales: Tout va bien Yuki?


Je reprend mes esprit et aquiesce.


Sophie: Ah, tant que j'y pense! J'ai découvert un endroit sympas qu'on pourrait visiter près de la plage, ça vous dit d'y aller?


L'idée de tenir la chandelle ne me tente vraiment pas trop, alors je préfère ne pas m'y risquer.


Moi: Ce sera sans moi, désolée. *Je souris* Allez-y tous les deux. 


Ils me redemandent encore quelques fois mais je ne lâchent pas prise. Quand ils lâchent enfin l'affaire, Wales dépose un baiser sur la joue de Sophie avant de lui prendre la main pour l'emmener dehors. Avant de partir, elle m'adresse un grand sourire, sûrement en signe de remerciement. Je ne sais pas si Wales lui a expliqé le rôle que j'avais joué là-dedans, mais elle est radieuse et je suis heureuse pour elle.


Chapitre 18: Manipulation de l'esprit.





Décidemment, c'est la journée de la bonne humeur pour ces deux-là. 


Les heures passent tranquillement, c'est une journée paisible que je n'échangerait contre rien au monde, malgré la fatigue et la peur de retrouver mes souffrance de la nuit dernière quand j'irais dans mon lit ce soir. Mes pensées divaguant trop au sujet de mon rêve, je pique une feuille trouvée dans le salon et m'empare d'un crayon de papier. Je ne sais pas le moins du monde si dessiner ce que j'ai vu pourra m'être utile, mais j'ai besoin de mettre tout ça sur du papier.


Les traits défilent et remplissent la feuille autrefois blanche, et mon esprit s'évapore dans une sensation de bien-être. C'est presque aussi agréable que de lire. Je ne regarde pas vraiment l'intégralité de ce que je fais, tout ce que je dessine, ce sont des parties regroupées de l'intégralité de mon rêve. Je n'ai plus le contrôle de ma main qui bouge, et le crayon ne semble pas m'obéir, les traits se font de plus en plus vite et une douleur se répend dans mon poignet qui demande du repos, pourtant je ne parviens pas à m'arrêter.  Finis le dessin, finis le.


Mon action se termine quand quelqu'un m'arrache le crayon des mains. Je ne sais pas qui a fait ceci, mais je n'ai qu'une seule envie, là tout de suite, c'est de le reprendre pour finir. 
Je me retourne violemment et m'apprête à le récupérer, et c'est Utau que je découvre. 
Mon subconscient revient peu à peu.
Je viens de faire quoi là?
Mon amie me regarde avec une légère trace de peur dans les yeux.


Utau: Tu m'explique, s'il te plaît?


Je suis dans une position qui donne l'impression que je vais me jeter sur elle, alors je me réinstalle normalement sur ma chaise et récapitule ce qui vient de se passer pour donner une réponse claire à mon amie. Je voulais dessiner pour mettre une image sur mon rêve, si au début tout se passait normalement, mon esprit a commencé à prendre le contrôle de ma fibre artistique sans aucune raison, tellement que je sens encore la douleur dans mon poignet. J'avais mal et je voulais m'arrêter, mais ma tête ne me laissait pas faire. 


Moi: Ce n'est pas moi qui ait fait ça.


Utau: Ah oui vraiment? J'ai du mal à croire que tu ai un clone maléfique qui t'as remplacé pendant que tu dessinais. 


Moi: Je ne contrôlais pas ce que je faisais, Utau.


Voyant que je ne plaisante pas, elle s'avance tout doucement vers moi, avant de s'assoir à mes côtés. Elle repose le crayon et me fixe dans les yeux, pendant que je lui raconte tout ce qui vient de se passer. 


Moi: Il y a aussi un truc que je ne t'ai pas dit. Hier soir, ou plutôt ce matin, je suis descendue dans la cuisine certe à cause de mon mauvais rêve, mais aussi parce que celui-ci n'était pas comme d'habitude. Cette fois-ci, j'ai ressentis de la douleur physique, j'avais l'impression que mon corps entier me brûlait et que mes poumons n'arrivaient plus à faire circuler l'air.


Elle soupire d'énervement.


Utau: Ce n'est que maintenant que tu m'en parles? Ca peut être grave, les trucs comme ça! Il faut absolument en parler à Madoka.


Mon esprit me crie encore de ne surtout pas faire ça, de ne le dire à personne, mais je repousse ces voix et aquiesce à la proposition d'Utau.


Utau: J'ai vraiment cru que t'allait me tuer, quand tu t'es retournée, et ce n'est pas une blague. T'avais une drôle de tête, et on aurait dit que tu étais l'ombre de toi-même. 


Tout ça me fait froid dans le dos. Rien que l'idée d'avoir pu faire du mal à ma meilleure amie me répugne de moi même. Je ne sais pas si je fais ça à cause de la fatigue, ou tout simplement parce que je suis folle. La journée était pourtant bien partie. 


Nous nous taisons pendant quelques minutes, et le vent fait bouger nos cheveux dans la même direction. Je tourne la tête vers celle-ci et découvre kyoya, qui nous observe. Je ne l'avais même pas entendu arriver, et le fait que ce soit le vent qui m'ait fait rendre compte de sa présence est plutôt ironique. 


Moi: Tout va bien, Kyoya?


Utau tourne elle aussi la tête vers lui et lui adresse un regard de menace, que Kyoya lui rend avec tout autant d'agressivité dans les yeux. Décidemment, soit ces deux-là ne peuvent pas se voir, soit ils ont une drôle de manière de communiquer.


Kyoya: Vous tirez une belle tête d'enterrement dites moi.


Utau: C'est à nous que tu dis ça? 


Kyoya: Qui d'autre? 


Utau: Je ne pense pas qu'on t'ait demandé de nous regarder, alors si nos têtes ne te conviennent pas, tu peux t'en aller.


Il ne répond pas à l'invitation de dégager d'Utau et me regarde dans les yeux. Notre dispute me revient en mémoire, et mon coeur se serre un peu, j'avais en quelque sorte oublié que nous étions "fâchés", si l'on peut dire.


Kyoya: Je peux te parler, Yuki?


Je suis assez surprise de sa démarche mais je ne me réjouis pas trop. Qui sait, peut-être qu'il va encore se montrer blessant et me dire d'arrêter de l'enquiquiner avec mes histoires? C'est sa spécialité, après tout.


J'aquiesce de la tête et me lève pour le suivre. Avant de quitter la table, je jette un coup d'oeil à mon dessin terminé, si on met à part la couleur rouge qu'il manque.


Chapitre 18: Manipulation de l'esprit.



 Il est effrayant, mais c'est bien un récapitulatif des images qui me parcourent la tête de nuit en nuit. 
Kyoya seble avoir remarqué mon dessin, car il me lance:


Kyoya: Je ne savais pas que tu dessinais.


Moi: Moi non plus, jusqu'à cet après-midi.


Kyoya: Ca sort d'où, cet oeil flippant? Du cauchemar qui t'a réveillé cette nuit?


Moi: Je rêve ou tu t'inquiète pour moi?


Kyoya: Tu rêves. *Sourit presque* Alors?


Moi: Oui, en quelque sorte. C'est si évident?


Je n'en revient pas qu'il ait deviné.


Kyoya: En général, quand quelqu'un dessine, c'est à partir d'un modèle, ou de quelque chose qu'ils ont vus dans le passé, bref, c'est toujours tiré de quelque chose, et que je sache tu es une véritable trouillarde donc je ne te vois pas regarder des films d'horreur.


Moi: Euh.. comment ça je suis une trouillarde?


Kyoya: Ce qui me ramène donc au fait que vu l'était dans lequel t'étais hier soir, tu as dû voir des trucs pas très jolis qui t'ont fait peur. D'où ma conclusion que c'est de là qu'il vient.


Il est perspicace, et même si ce n'était pas franchement gentil, sa petite enquête est juste. Enfin, presque.


Moi: Il n'y a que pour te moquer de moi que tu es aussi bavard.


Kyoya: Toujours. 


Moi: Et c'est pour me faire part de ton raisonnement que tu m'as ammené ici?


Pendant que nous parlions de mon dessin, je le suivais jusqu'à l'endroit où il semblait vouloir aller, c'est à dire la plage. Visiblement, il voulait s'éloigner de tout le monde, plus personne n'y va à cette heure-ci, le soleil est presque couché. La mer est encore calme malgré la légère brise qui me fait frissonner. 
Je l'observe. Ses cheveux sont encore plus en bataille que d'habitude et il ne porte qu'un jean noir et un débardeur vert qui est légèrement déchiré sur le bas. C'est à ce moment que je me rend compte que je suis en short de pyjama un peu court et en débardeur blanc, les deux achetés la dernière fois que je suis allée en ville. Le souvenir de cette journée me fait sourire. 


Il se décide enfin à me regarder pour me répondre, ayant été devant moi pendant notre conversation.


Kyoya: Non, pas vraiment. 


L'eau chatouille mes pieds nus, nous sommes face à face juste au bon endroit pour ne pas que la mer envahisse de trop notre espace.


Il semble gêné, alors je l'aide à continuer.


Moi: Je t'écoute.


Sans savoir pourquoi, je suis stressée. Nous sommes seuls, ce n'est pas la première fois et pourtant ce n'est pas comme d'habitude. Peut-être parce que cette fois-ci nous ne nous sommes pas retrouvés là par un hasard ou parce que j'avais besoin d'aide.


Il détourne le regard et tourne la tête vers la mer. S'il m'a emmené jusqu'ici pour me faire des reproches comme je l'avais imaginé au début, je ne sais pas si je lui met une baffe ou si je vais me mettre à pleurer.


Kyoya: Je voulais m'excuser, pour mon comportement d'hier soir. *Il baissse la tête et regarde le sol* Tu me parlais sérieusement, et j'ai réagis comme un abruti.


On peut me faire un replay de ce que je viens d'entendre s'il vous plaît? Kyoya me fait des excuses? Impossible. Il doit avoir un clone qui lui est gentil, lui aussi.


Kyoya: Jt'e demande pas de me pardonner mais voilà, ta vie n'est pas un cadeau alors mes remarques blessantes, tu les mérites pas. 


Moi: Excuses acceptées. C'est déjà oublié. *Je souris*


Kyoya: Par contre commence pas à croire qu'on est amis à faire tes sourires de gamines.


Moi: Je ne croix rien du tout, chaton des forêts va.


Kyoya: Redis ça et tu finis à l'eau.


Je ris et son rire se join au mien. Je le prend au mot et ne répète pas le fameux surnom qu'Utau lui a donné, tant je suis surprise de le voir comme ça avec moi. S'il pouvait être comme ça à longueur de temps, ce serait nettement plus agréable, et son visage est infiniment plus doux lorsqu'il sourit. 


Nous finissons par rentrer à la résidence où Utau est en train de parler à Madoka sur la terrasse, sûrement de tout ce qui se passe en ce moment. Je n'ai pas envie de retourner dans ces discutions là et monte discrètement dans ma chambre pour ne pas y assister, tandis que Kyoya reste dans la cuisine. Cet après-midi, j'ai eu l'impression d'être un monstre pendant quelques instant, et cette petite entrevue avec Kyoya m'a redonnée un peu de bonne humeur. Mais je ne peux pas ignorer tout ce qui s'est passé, sans compter que les vacances se terminent dans trois jours. Si le retour aux sources peut peut-être me faire du bien, l'idée de quitter cette enveloppe que nous avons créés tous ensemble me peine un peu, et l'idée de retourner à notre petite vie normale à tous me semble bien fade. Wales et Sophie vont retourner chez eux vivrent leur petit bonheur, et j'avoue qu'ils vont bien me manquer, surtout Wales, qui s'est avéré être un super ami. 


La seule pensée positive à ce retour, c'est peut-être finalement que je vais enfin revoir Ryuga. J'ai envie de le voir, de lui parler, de lui raconter tout ce qui s'est passé ici parce qu'il n'a pas pu être des nôtres. Maintenant que je connais la couleur de ses yeux, j'ai l'impression de l'avoir un peu plus découvert, même si c'est un peu stupide vu que ce n'est qu'un détail physique. 


La soirée se passe calmement, tout comme ma nuit, qui pour la première fois depuis longtemps est sans couleur rouge, sans cette voix inconnue, sans cette main qui tient la mienne. Pour la première fois, c'est une vie saine et heureuse dont je rêve. Le beau temps après la tempête.


Chapitre 18: Manipulation de l'esprit.




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Comments :

  • Fan-FictionBeyblade

    30/10/2017

    Cameby wrote: "Haazn! Kyoya qui s excusr!!!!!!!
    Terifiant cet oeil......oo'

    "

    C'est rare :D

  • Cameby

    30/10/2017

    Haazn! Kyoya qui s excusr!!!!!!!
    Terifiant cet oeil......oo'

  • Fan-FictionBeyblade

    23/03/2017

    Neko-NekoChan wrote: "*prend la télécommande et remet le passage où Kyoya s'excuse* Il est mignon ^^ *replay* *replay* replay* *replay* *replay* *replay* *replay*

    Kyoya : *prend la télécommande et la jette à la mer*

    Moi : NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOON TT_TT
    "

    Haha je pense que c'est axactement ce qu'il ferait :D Le chapitre suivant est disponible si tu désire la lire ^^

  • Neko-NekoChan

    22/03/2017

    *prend la télécommande et remet le passage où Kyoya s'excuse* Il est mignon ^^ *replay* *replay* replay* *replay* *replay* *replay* *replay*

    Kyoya : *prend la télécommande et la jette à la mer*

    Moi : NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOON TT_TT

  • Fan-FictionBeyblade

    11/03/2017

    Nicori wrote: "La suite!!!!!!!!!"

    Pour bientôt ;)

  • Nicori

    07/03/2017

    La suite!!!!!!!!!

  • musa-et-master-creations

    05/03/2017

    De rien :)

  • Fan-FictionBeyblade

    04/03/2017

    sarah683 wrote: "Raaaaaa!!!! La suiteeeee!!!"

    Bientoooooot ^^ Haha !

  • Fan-FictionBeyblade

    04/03/2017

    jesuismoiiiiii wrote: "j'ai vraiment bien aimé. Le dessin il est bien fait, et j'avoue qu'il me fait flipper.
    C pour quand le prochain chapitre?
    "

    Je suis heureuse que tu ai apprécié :) Oui c'est vrai qu'il est plutôt effrayant. Pour bientôt, c'est en cours !

  • sarah683

    04/03/2017

    Raaaaaa!!!! La suiteeeee!!!

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